‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 106 sur 399 · DES LOCUTIONS VICIEUSES · texte numérisé non relu

DES LOCUTIONS VICIEUSES

par une voyelle. Ainsi l'on dit : Le onze, la onzième, la ouate, te oui, le uhlan, le yacht, le yatagan, la yole, le yucca.

446. On écrit avec l'apostrophe va-t'en, procure-t'en, etc., parce que le t n'est autre chose que le pronom te dont l'e est supprimé. Mais ce serait une faute d'écrire viendra- fil, parle-t'on, parce que le t n'est pas ici pronom ; ce n'est qu'une lettre euphonique. Il faut viendra-t-il, parle-t-on.

447. Quelques personnes écrivent sans apostrophe aujourd'hui, prud'homme, prud'homie; mais l'Académie n'a pas encore sanctionné cette orthographe.

448. En général, l'élision n'a pas lieu devant le mot Henri; on trouve cet exemple dans le dictionnaire de l'Académie : « Ventresaint-gris était le juron de Henri IV. » Toutefois cette règle n'a rien d'absolu, et elle souffre quelques exceptions, surtout dans le langage familier. Ainsi une mère dira en parlant à son enfant : Mon Henri, mon petit Henri, en faisant sonner les consonnes n et ^ On peut donc conclure que, dans ces cas, l'élision peut être permise.

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