‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 190 sur 399 · DE L'APOSTROPHE · texte numérisé non relu

DE L'APOSTROPHE

578. Un mot est mis en apostrophe quand il ssrt à r-oTOitiar la personne on U chose à laquelle on adresse la parole :

ftois que faiincy adieu, je succombe.

y^une SOLDAT, où vas-tu?

Hé! bonjour, monsieur du corbeau.

Les mots bois, soldat, monsieur, sont mii en apoitrofttie.

S79. Nota. — Les mots en itaJiqoe sont ceux auxquels les élères dolrent assigner une fonction : sujet, complément, attribut, etc.

Un mauvais accommodement vaut mieux qu'un bon procès. Un peintre qui avait été ruiné par un malheui-euj procès eut a représenter deux plaideurs, dont run venait de gagner sa cause et l'autre /'avait perdue : il représenta le premier en chemise, el l'autre tout nu.

£771 adj. indéf., masc. sing., dét. accommodement.

Mauvais adj. quai., masc. sing., quai, accommodement.

Accommodement, nom comm., masc. sing., sujet de vaut.

\aut verbe intr., ind., prés., 3c pers. du sing., se coaj.

Mieux adv., mod. vaut.

Que conj., unit vaut à ne vaut, s.-ent.

Un adj. indéf., masc. sing., dét. procès.

Bon adj. quai., masc. sing., quai, procès.

Procès nom comm., masc. sing., suj. de vaut, s.-ent.

Un adj. indéf., masc. sing., déi. peintre.

Peintre nom comm., masc. sing., suj. de eut.

Qui pron. rel., masc. sing., suj de avait été ruiné. U. repr.

peintre.

Avait été ruiné, v. pass., ind., plus-que-parf., 3* pers. du sing., u* conj.

Par prep., unit avait été ruiné à procès.

Un adj. indéf., masc. sing,, dét. procès.

Malheureux. . . adj. quai., masc. sing., quai, procès.

Procès nom comm., masc. smg.,compL ind.de avait été ruiné.

Eut Terbe trans., ind., passé déf., 3^ pers. du sing., 3e conj.

A prép., unit eut à représenter.

Représenter. . . . v. trans., inf., pr., ire conj., compl. dir. de eut.

Deux adj. num. card., masc. plur., dét. plaideurs.

Plaideurs nom comm,, masc, plur., compl. dir. de représenter.

Dont ■. . , pron, rel.^ masc. plur., compl. de l'un. Il repr. plaideurs.

L'un pron, indef., masc. sing., suj. de fenatf. Il repr, p/oî(iewr».

Venait verbe Lntr., ind., imparf., 3e pers, du sing., 2^ conj.

De prép., unit venait à gagner.

Gagner verbe trans., inân., prés., ire conj., compl. ind. de uenae<.

5a adj. poss., fém. sing., dét. cause.

Cause nom comm., fém. sing., compl. dJr. de gagner.

Et conj., unit venait à avait perdue.

L'autre pron. indéf., masc. sing,, suj, de avait perdue.

L' pron, pers,, fém. sing., compl. dir. de avait perdue. Il

repr, cau^e.

Avait perdue. . . v, trans,, ind., plus-que-parf,, 3« pers. du sing., 4e conj.

Il pron. pers., masc. sing., suj. de re/»rés«n/a. Il repr. p«t/ifre.

Représenta. , . . v, trans,, ind., passé déf,, 3e pers, du sing,, ire cocj.

Le art, sunpie, masc. sing., dét, premier.

Premier . , . , . adj. pris subs,, masc, sing., compl. dir. de représenta.

En prép., unit représenta a. chemise.

Chemise nom comm., fera, sing,, compl, cire, de représenta, cire

de manière.

Et conj., unit représenta à représenta, s.-ent.

L'autre pron,indéf.,iiiasc. sing., compl. dir. de rej5re'je?îfa, s.-ent.

Tout adv., mod. nu.

«Vu adj, quai,, masc. sing., quai, l'autre.

680. On distingue logiquement quatre sortes de sujets; en d'autres termes, le sujet logique peut être simple ou composé, complexe ou incomplexe.

581. Le sujet simple est exprimé par un seul mot : Ljb castob est industrieux. Les castors sont industrieux.

582. Le sujet composé est exprimé par plusieurs mots : Le commerce ET l'agriculture enrichissent une nation.

583. Le sujet incomplexe est formé d'un mot sans aucun comnlément : Paul est malade. Travailler est un devoir.

584. Le sujet complexe renferme un ou plusieurs compléments qui déterminent ou expliquent le sens du mot principal : Le jah- DiN DE MON PERE est grand. De mon père est le complément du mot jardin.

585. On distingue aussi des attributs simples ou composés, incomplexes ou complexes. Quand on dit : La chauve-souris est vivipare, l'attribut vivipare est simple; mais dans L'ours est carwivoRB et HERBIVORE, camivore et herbivore forment un attribut composé, parce qu'il y a plusieurs manières d'être attribuées au sujet. L'attribut /leur est incomplexe dans La rose est «ne fleur; mais si l'on disait est une belle fleur, l'attribut belle fleur serait complexe, parce que le qualificatif belle complète fieur. Enfin, dans la proposition L'homme surpasse tous tes animaux par son intelligence, qui se décompose ainsi L'homme est surpassant tous les animaux par son intelligence, l'attribat est évidemment complexe, puisque surpassant a pour complément direct tous les animaux, et pour complément indirect par son intelligence,

DIVISION DU DISCOURS EN PROPOSITIONS. — DIVERSES SORTES DE PROPOSITIONS.

586. Il y a dans un texte donné autant de propositions qu'on y compte de verbes à un mode personnel, exprimés ou sous-entendus.

Soit la phrase suivante :

Calypso se promenait souvent seule sur les gazons fleuris dont un printemps étemel bordait son île; mais ces beaux lieux, loin de modérer sa douleur, ne faisaient que lui rappeler le triste souvenir d'Ulysse, quelle y avait vu tant de fois auprès d'elle.

Il y a là quatre verbes à un mode personnel, par conséquent quatre propositions, distribuées ainsi qu'il suit :

Calypso se promenait souvent seule sur les gazons fleitrù

dont un printemps éternel bordait son île;

{mais) tes beaux lieux, loin de modérer sa douleur, ne faisaient que lui rappeler le triste souvenir d'Ulysse,

qu'elle y avait vu tant de fois auprès d'elle.

687. Quand on considère les propositions sous le rapport des pensées ou de l'enchainement des pensées, on en distingue trois sortes, savoir : la proposition absolue, la proposition principale ei la proposition complétive.

PROPOSITIOÎÎ ABSOLUE.

588. On appelle proposition absolue toute proposition qui forme un sens complet par elle-même, c'est-à-dire sans le secours d'aucune autre proposition :

La France est une nation puissante.

Les Arabes demeurent sous des tentes. • Le dévouement de Léonidas sauva la Grèce. Voilà trois propositions absolues.

PEOPOSITIOM PRINCIPALE. — PROPOSITION COMPLÉTIVE.

589. Quand plusieurs propositions entrent dans la formation d'une phrase, toutes n'ont pas la même importance. On les divise en principales et en complétives.

590. On appelle proposition principale celle qui régit les autres propositions, celle qui dans la construction directe occupe toujours le premier rang.

591. On appelle proposition complétive celle qui est placée sous la dépendance d'une autre proposition :

Promettez sur ce livre et devant ces témoins Que Dieu sera toujours le premier de vos soins. PROPOSITION PRINCIPALE ! Promettez sur ce livre et devant ces témoins.

PROPOSITION COMPLÉTIVE : {que) Dieu sera toujours le premier de vos soins,

— Les alouettes font leurs nids dans les blés, quand ils sont en herbe.

PROPOSITION PRINCIPALE : Les alouettes font leurs nids dans les blés. PROPOSITION COMPLÉTIVE : (quand) ils sont en herbe.

— L enfant qui se montre cruel envers les animaux ne sera jamais humain.

PROPOSITION principale: L'enfant... ne sera jamais humain.

PROPOSITION complétive : qui se montre cruel envers les animaux.

Les propositions complétives remplissent dans la phrase les mêmes fonctions que remplissent les mots compléments dans les propositions, et, de même qu'il y a cinq sortes de compléments de mots : complément détemiinatif, complément explicatif, complément direct, complément indirect, complément circonstanciel, il doit y avoir cinq sortes de propositions complétives : complétives déterminatives, complétives explicatives, complétives directes, complétives indirectes, complétives circonstancielles.

Nota. Noos appelons incises les propositions intercalées, qui b« se lient anconemeni au sens, comme dit-il. répondit-il, etc.

Le tableau suivant montrera clairement l'analogie frappante qui existe entre le rôle que jouent les mots dans les propositions ei celui des propositions dans les phrases :

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