‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 234 sur 399 · DE LA PROSOPOPÉE · texte numérisé non relu

DE LA PROSOPOPÉE

684. La prosopopée, ou personnification, va plus loin encore que l'apostrophe ; elle fait agir et parler les absents, évoque les morts, anime les objets insensibles. Fléchier, dans l'exorde de l'oraison funèbre du duc de Montausier, si connu par sa noble franchise, fournit un bel exemple de la prosopopée : « Oserais-je, ditril, employer pour le louer la fiction et le mensonge? Ce tombeau s'ou- \Tirait, ses ossements se rejoindi-aient pour me dire : « Pourquoi M viens-tu mentir pour moi, qui ne mentis jamais pour per- » sonne? Ne me rends pas un honneur que je n'ai pas mérité, à » moi qui n'en voulus jamais rendre qu'au vrai mérite. Laisse- » moi reposer dans le sein de la vérité, et ne viens pas troubler s ma paix par la flatterie, que je hais. »

Tout le monde connaît la magnifique prosopopée dans laquelle Fabricius, rappelé à la vie par J.-J. Rousseau, reproche aux Romains leur luxe ei leur mollesse : a 0 Fabricius ! qu'eût dit votre grande âme... » /

SYNTAXE. — DtJ NOM. 177

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