FÉNELON
Il y a des personnes obligeant plutôt par vanité que par bienveillance.
Voyez la sueur ruisselant sur son visage.
Où courez-vous, mortels abusés, et pourquoi allez-vous errant de vanité en vanité ? (Bossdet.)
ÉTAT — adjectif — VARIABLE.
Calypso aperçut des cordage*
FLOTTANTS SUr la CÔtC. (FÉN.)
Ces étoiles sont autant de soleils dont chacun a des mondes ROULANTS autour de lui, (Voltaire.)
// ne songe qu'à conserver la délicatesse de son teint, qu'à peigner ses cheveux blonds flottants sitr ses épaules.
(Boniface.)
Les personnes désintéressées et obligeantes par caractère sont rares.
Voyez sa figure ruisselante de sueur.
Il pleurait de dépit, et alla trouver Calypso errante dans les sombres Jorêts. (Fénelon.)
Nous allons commenter d'après le principe que nous avons posé les deux phrases qui occupent la tête de chaque colonne^ et qui sont du même auteur.
. . . Débris FLOTTANT vers la côte. Les débris franchissent un espace et se dirigent vers un but, vers la côte. Il y a mouvement, changement de lieu : c'est une action qui aura pour terme le moment où le» débris seront jetés sur la cote.
, . . Cordages flottants sur la côte. Ces cordages sont représentés comme fixés dans un lieu; ils surnagent sans direction certaine; c'est un état, une situation dont la durée ne saurait être limitée.
Nota. — On dirait vraiment que Fénelon a construit ces deu3 phrases tout exprès pour les grammairiens ; mais les grammairiens, dans le Sahara syntaxique qu'ils traversent, rencontrent rarement de ces sources vives, et ce sera une raison pour que nous citions encore ces deux passages de Racine, qui offrent la même nuance d'idée.
Andromaque dit à Hermione :
Et n'est-ce point, madame, un spectacle assez doux Que la veuve d'Hector ■pleurant à vos genoux ?
Elle veut exprimer V action.
Dans la même tragédie, Hermione dit à Pyrrhus :
Pleurante après son char vous voulez qu'on me voie.
Elle veut exprimer Y état.
PARTICIPE PASSÉ
896. Ou le participe passé est employé sans auxiliaire, ou il est construit soit avec l'auxiliaire être, soit avec l'auxiliaire avoir. De là les trois règles générales suivantes :