Le complément marque-t-il une action momen- îi
tanée, une circonstance accidentelle ou passagère, deir^
lieu, de temps, de manière, etc., le mot est participe \
présent, par conséquent invariable. \
Au contraire, le complément se rapporte-t-il à une ^
conduite habituelle, à une situation dont la durée se .
prolonge; suppose-t-il une manière d'être durable, une:-
qualité distinctive, une action continue, qui, par cela,:
même, devient un état permanent, le mot est adjectif
verbal et variable. \
Voici deux colonnes d'exemples présentant l'un et i
l'autre cas:
ACTION — PARTICIPE — INYARIABLE.
Voyez-vous ces débris flottant
vers la côte ? (Fénelon.) Toutes ces idées, roclaSiT à tout
moment dans cette âme farour
che, lui inspiraient une haine
muette et cachée. (La Harpe.) Ses chevaux fougueux ne sentant plus sa main défaillante,
et les rênes flottant sur leur
cou, l'emportent çà et là.