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l'art intime

avec une éponge légèrement humide, on procède au rebouchage à l'aide d'une spatule et d'un mastic composé de blanc d'Espagne arrosé de quelques gouttes d'eau gommée (10 grammes de gomme arabique blanche pour i verre d'eau). Ce travail terminé, on laisse sécher, et il ne reste plus qu'à user les parties saillantes avec du papier de verre fin.

Si, par hasard, il manquait des morceaux, le plus simple serait de s'adresser à un réparateur d'objets d'art.

Quand la pièce est recollée et rebouchée, il s'agit de la repeindre. On prend alors les couleurs en poudre nécessaires, on les délaie avec du vernis copal sur une palette en verre, et, à l'aide de pinceaux de martre, on applique la couleur qui doit former le fond, c'est-à-dire l'émail. Si la pièce a un décor ou un semé de bouquets, une fois le fond terminé, on copie ceux qui sont restés intacts, en ayant soin d'en conserver le style et le ton. La peinture achevée, on laisse sécher entièrement la pièce en la plaçant près d'un feu doux. En continuant ce chauffage pendant deux ou trois jours, on obtient l'apparence d'une vitrification, et l'on peut toucher l'endroit réparé sans en ternir l'éclat. On ajoute alors une couche de bon vernis, en ayant soin de ne jamais revenir deux fois sur le même endroit; au bout d'une heure il séchera et la pièce sera terminée.

Lorsque la pièce à restaurer a des reliefs dorés, on emploie la mixtion dont se servent les doreurs sur bois pour fixer l'or en feuilles. Il est nécessaire de poser l'or avant que la mixtion soit sèche.

Les reflets métalliques s'obtiennent en posant le fond au moyen d'un pinceau en putois, qui donne des couches plus unies et plus régulières. Le lendemain, on prend de l'or en poudre et on en passe légèrement sur le fond avec un morceau de drap roulé en estompe et sans trop appuyer. La couleur prend alors une teinte dorée qui se rapproche du reflet métallique. Lorsque l'or est trop foncé, on y ajoute de l'argent.

Quant à la dorure sur porcelaine, celles de la Chine et du Japon sont un peu ternes : on se sert, pour les imiter, de bronze en poudre. Dans les porcelaines de Sèvres ou de Saxe, les dorures sont plus riches ; on n'en obtient le ton brillant qu'avec de l'or en poudre et au moyen d'une mixtion

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