I . Voyez page 366, note
ET LE GOUT EN FRANCE
savon noir, avec une brosse un peu rude, en soie de porc, jusqu'à ce qu'on obtienne de la mousse. Si cette friction ne suffit pas, on se sert d'eau de Javelle, après quoi on lave à grande eau et on laisse sécher.
Les morceaux à réparer se recollent au silicate de potasse ou à la colle forte, s'ils sont grands ; s'ils sont petits et fragiles, la gomme laque pure suffit. Dans le premier cas, soit qu'il s'agisse de fixer une aile, un bras, une main, il est bon de percer des trous et d'ajuster des tenons pour donner plus de solidité. Cette opération terminée, on rebouche à la pâte (blanc d'Espagne et eau gommée) et on use au papier de verre. On finit en vernissant par les deux couches d'usage.
Quant aux grés de Flandre et de Cologne, ils se réparent comme les faïences et les porcelaines '.
Le nettoyage du fer et de l'acier attaqué par la rouille s'opère y^f^ , orgé. promptement en frottant le métal avec de l'émeri en poudre arrosé acier i'oli. d'une composition de pétrole, de benzine, d'essence ou d'esprit de armes. vin. Les armes finement damasquinées, polies, ciselées ou niellées, sur lesquelles le frottement de l'émeri serait nuisible à la délicatesse du travail, doivent être trempées durant un mois au moins dans un bain de benzine et frottées après avec des chifTons de laine. Toute pièce nettoyée ainsi doit être séchée au feu et légèrement humectée d'huile.
Pour éviter le nettoyage répété d'une arme ou autre objet en fer ou en acier, on étend dessus une légère couche de vernis copal incolore et délayé dans de l'essence, sous laquelle toutes les finesses du travail restent visibles.
Enfin, pour rouiller promptement les pièces refaites et pour produire sur ces parties une apparence de vétusté, on se sert d'acide muriatique étendu d'eau. Le fer, humecté par ce liquide corrosif, est ensuite exposé à l'air un ou plusieurs jours, et on renouvelle l'opération jusqu'à ce qu'il ait atteint le degré d'oxydation voulu; lavé après avec de l'eau, il faut le graisser pour arrêter l'oxydation. Les concavités sont ensuite obtenues en aspergeant le fer avec de l'encre lithographique ; tous les endroits qu'elle couvre restent préservés de la rouille, tandis que l'acide creuse et ronge les parties laissées découvertes -.
I. Voyci: page 366, note. — 2. Auguste Demmin, Encyclopédie des Arts plastiques.
L ART IMTIME
CUIVRE FONDU Lorsqu'oii veut nettoyer de vieilles dinanderies, on les trempe ET REPOUSSÉ, d'abord dans une solution composée de trois quarts d'eau et d'un quart de vitriol. On lave ensuite à l'eau pure et l'on passe . au rouge. Si l'on veut oxyder le métal, c'est-à-dire obtenir des fonds noirs, on prépare un mélange d'huile grasse et de noir de fumée, et on noircit toute la pièce avec une brosse ronde ; puis avec une brosse sèche on enlève ce qu'il y a de trop. Jusqu'à ce que l'effet désiré soit obtenu '