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ONE DES TROIS PARQUES DU FRONTON ORIENTAL DU PARTHÉNON

peine sensibles d'une étoffe ouverte pour la première fois. De même qu'une veine serpentant sur un muscle en augmente la souplesse, ces plis délicats donnent à la draperie une apparence de vérité, une grâce naïve que l'art semble n'avoir pas cherchée. Ils annonceraient dans la nature la fraîcheur et la virginité du vêtement ; ils sont ici le symbole de la jeunesse et de la beauté toujours renaissantes du dieu du jour. »

La chlamyde d'Apollon, il est vrai, n'est pas ici un pur accessoire puisqu'on ne pourrait l'enlever sans avoir le spectacle mesquin d'un bras nu, étendu dans toute sa longueur, suivant une ligne horizontale qui ferait avec le corps un angle droit. Mais dans la Vénus du Capitole, la draperie, indépendante de la statue, peut être considérée comme un accessoire véritable. Posée, abandonnée avec un naturel exquis sur un vase allongé, orné de fines cannelures, cette draperie dont la déesse va s'envelopper au sortir du bain, et qui est ainsi motivée si clairement, est un morceau parfait d'invention et de travail. Ses plis nombreux et contrastés, les uns tombant le long de la jambe, les autres couchés en travers sur le vase, font valoir le nu par des reflets qui ajoutent à la rondeur, à la vie des chairs, et par l'opposition que présente la frange grenue du voile avec le pied lisse de Vénus.

Quelquefois, prenant la valeur d'un attribut, la draperie, plus ou moins accessoire, sert à caractériser un dieu ou un héros. C'est ainsi que la peau de lion désigne Hercule et Thésée, tandis que la peau de chevreuil, la nébride, négligemment jetée sur l'épaule ou accrochée à un tronc d'arbre, distingue les divinités du cycle de Bacchus, les satyres, les faunes, et Silène et Bacchus lui-même.

Viennent ensuite les attributs proprement dits, par lesquels il faut entendre certains objets symboliques, empruntés des usages de la vie, des mœurs, des cérémonies religieuses, etajoutant une signification précise à la figure humaine. Si le trident, par exemple, est l'attribut de Neptune et marque l'empire des mers, c'est comme une réminiscence du harpon dont se servaient les anciens Grecs dans la pêche du thon. Si le thyrse, léger bâton entouré de pampres et terminé en pomme de pin, était l'attribut de Bacchus, c'est que, dans la Grèce antique aussi bien que de nos jours, la pomme de pin servait à la fabrication du vin résineux que les Grecs ont toujours aimé. Le caducée, attribut de Mercure et signe de paix, était à l'origine une branche d'olivier entourée de bandelettes qui furent ensuite changées en deux serpents accolés, et si plus tard Hermès fut représenté avec un pétase ailé et avec des ailes au talon, des talonnières, c'est qu'il était le conducteur des âmes et des songes, le céleste émissaire, le dieu du commerce et des voyageurs. Une couronne d'épis, un pavot, une corbeille de fruits, caractérisent les statues de Cérès, la mère universelle, la terre-mère, comme l'appelèrent les Pélasges et les Grecs, Déméter. Pour exprimer que la lumière et la musique apaisent l'àme agitée et la rassérènent, les artistes avaient attribué la cithare au dieu du jour et de la poése, et ils rappelaient par l'image du trépied l'instrument qui, dans le temple de Delphes, était destiné à recevoir les viandes du sacrifice. Est-il besoin pe dire que le sceptre, symbole de la souveraineté, et Idipatère, emblème du culte, indiquent le maître des dieux; que sa toute-puissance est figurée

par la Victoire ailée qu'il porte dans sa main, par son messager qui esc l'aigle, par son arme qui est le foudre? A la fille vierge de Jupiter, à la sévère déesse de l'esprit lumineux, de

Trident Thyrse

Trépied.

Foudre.

Caducée

Patère.

Pétase ailé.

Lyre.

Syringe.

Talonnièrcs.

Tympanon.

la raison divine qui protège et combat, sont attribuées l'égide et la lance; dans l'ancien style, sa haute méditation était symbolisée par une lampe. A Vénus sont réservés le miroir et les fleurs ; à Diane, sœur d'Apollon, le flambeau et l'arc, emblèmes de vie et de lumière; auxMénades, l'épée et le tympanon — c'était le tambour qu'elles frappaient dans le délire des danses sacrées. — A la famille de Pan et des Panisques, personnifiant

le charme secret des solitudes et le mystère des bois, appartiennent la houlette pastorale et la flûte rustique, appelée syringe.

Mais les attributs ne sont pas seulement les accessoires des figures sculpturales : employés par l'architecture, ils servent encore à préciser la signification des édifices. Les métopes du temple de Délos étaient décorées de lyres. Les éperons et ces découpures qui ornaient la proue des

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