‹ Grammaire des arts du dessin: architecture, sculpture, peintureChapitre 170 sur 175 · PRÊTENT DE LA GRANDEUR, MÊA1E AUX PLUS PETITS OUVRAGES · texte numérisé non relu

PRÊTENT DE LA GRANDEUR, MÊA1E AUX PLUS PETITS OUVRAGES

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Ce n'est pa« au graveur, c'est au dessinateur sur bois que s'adresse le principe que nous venons d'énoncer.

Quel est, en effet, le rôle du xylographe? Il lui est enjoint de respecter scrupuleusement le dessin qu'on lui a tracé sur une planche de bois, et de creuser plus ou moins profondément tout ce qui n'est pas ce desmême. Autrefois la gravure en

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bois s'appelait gravure en taille d'épargne, et ce mot exprimait fort bien l'opération, qui consiste à épargner tous les traits dont se compose l'image qu'il s'agit de mettre en relief.

Il semble qu'une telle besogne ne laisse au graveur aucune liberté d'interprétation, et qu'il doive se résigner à une obéissance toute passive. Cependant sa tâche n'est point purement mécanique. Pour obéir au sentiment d'unautre, surtoutdans des ouvrages d'une ténuité souventexquisc, il faut avoir soi-même la faculté de sentir. Partout où l'homme met sa main, il est difficile qu'on ne reconnaisse pas la trace de son esprit. Cela est si vrai que le même dessin peut devenir onctueux ou sec, coloré ou pâle, selon que l'échoppe du graveur l'aura évidé discrètement ou rigoureusement, selon qu'il l'aura plus ou moins épargné. Je veux dire qu'en taillant le bois pour mettre chaque trait du dessinateur en saillie entre deux fossés, le graveur a pu entreprendre quelque peu sur les bords du trait, et, ne l'eût-il entamé que d'une épaisseur beaucoup moindre que celle d'un cheveu, cela suffirait pour donner un aspect triste, aride et froid au dessin le plus chaleureux et le plus nourri.

GRAVURB. 647

Il y a donc place pour une certaine part de sentiment dans le fait du graveur en bois, môme lorsqu'on lui a tout indiqué, tout précisé. A plus forte raison peut-il devenir artiste quand le dessinateur lui a laissé le choix des travaux, car il arrive quelquefois que le dessin livré au graveur est fait par un peintre qui, n'ayant pas su tracer taille par taille les formes de sa pensée, ou n'ayant pas voulu en prendre la peine, s'est borné à l'exprimer en masse, dans une composition estompée, mise à l'effet. La conduite du travail est alors abandonnée au graveur. C'est à lui de rendre le clair-obscur par telle coupe qui lui paraît plus expressive que telle autre; c'est à lui de calculer la largeur de ses tailles, de les tenir simples ou croisées, de leur faire suivre les évolutions indicatives de l'objet représenté, enfin d'amincir, de trembler, d'interrompre ses traits ou de les terminer par des points de plus en plus légers, à mesure qu'il s'éloigne du premier plan ou qu'il s'approche de la lumière. En pareil cas, le graveur en bois devient un artiste au môme titre que le graveur en taille-douce.

Si l'on jette un coup d'œil sur les plus anciennes estampes, on y voit que le dessin sur bois était encore grossier et barbare, mais, dans la rudesse de ses travaux sommaires, il était sur le chemin de la grandeur et du vrai style que demande la gravure en bois. Déjà dans les premiers livres xylographiqucs, tels que la Bible des pauvres et Y Histoire de la Vierge, on remarque une naïveté qui n'est pas sans attrait et un sentiment vif de la réalité, joint à un esprit subtil et mystique; on y reconnaît en un mot l'influence de Van Eyck. La pensée du maître se traduit par une simplicité de moyens qui, toute rudimentaire qu'elle est, n'arrive pas moins à un commencement d'expression. Ces livres pourtant furent imprimés avant l'année 4454, du moins suivant le dire d'un écrivain fort compétent, M. Firmin Didot [Essai sur l Histoire de la Gravure sur bois), et ce qui vient à l'appui de son opinion, c'est que ces ouvrages sont des livres dits proprement xylographiques. Ou entend par ce mot, dans son acception restreinte, des livres où les images et le texte étaient gravés souvent d'une seule pièce, sur la môme planche, et dont l'impression en tous cas se faisait à la brosse ; livres qui ont dû conséquemmenl précéder l'imprimerie à la presse, dont le premier monument (les Lettres d'indulgence) date de liai.

Quand vient Albert Durer, la gravure en bois s'élève tout a coup dans les œuvres de ce grand homme et touche à la perfection, sans sortir toulefoisde ces conditions primilivesde simplicité. Tracés avec largeuret décision, les dessin de Durer nous enseignent la manière concise el mâle dont il faut s'exprimer dans ce genre de travail. Lui dont le burin était si précieux quand il coupait le cuivre, et qui se plaisait aux détails les plus délicats de la gravure en taille-douce, il savait se transformer quand il dessinait sur des planches de bois, et, renonçant alors aux demi-teintes

secondaires, aux menus détails, aux fines transitions, il composait et voyait en grand ; il distribuait de larges lumières, il visait à un effet débrouillé, imposant, conçu pour être saisi de loin, et pour s'imprimer fortement dans la mémoire.

Les estampes fantastiques et terribles de Y Apocalypse, les cent trentecinq planches où se déroule si magnifiquement la marche triomphante de l'empereur Maximilien ; les deux suites qui représentent la Passion de Jésus-Christ et cette Vie de la Vierge où la grâce des costumes, la douceur des visages et même leur délicatesse se concilient avec la sobriété du travail, enfin les grands bois qui furent commandés par l'empereur Maximilien à Burgmair et à Schauffelein, sont et resteront des spécimens de l'art magistral appliqué à la xylographie. — Mais ces estampes, d'une dimension extraordinaire, souvent colossale, ne pouvaient être que rarement employées, n'étant propres qu'à orner les parois d'un vestibule, les murs d'une galerie ou d'un palais. La gravure en bois paraissait convenir surtout à l'illustration des livres : ce fut un autre grand peintre, Holbein, qui en donna des modèles admirables, des modèles qu'on n'a pas encore dépassés.

Dans des cadres plus petits que la paume de la main, quelquefois même réduits à vingt-deux millimètres, il s'agissait d'introduire des tableaux, tantôt historiques, tantôt familiers, tantôt s'élevant à la hauteur d'un symbolisme tragique ou aimable ; je dis de véritables tableaux avec leurs architectures, leurs paysages, leurs fonds, leurs lointains, leurs accessoires. La même feuille de papier allait contenir les idées d'un esprit éminent et les œuvres d'un artiste supérieur. Les Dialogues de Lucien, les Adagia d'Érasme, Y Utopie de Thomas Morus, les Histoires de Polydore Virgile, les Traités de saint Augustin, les Êpitres de saint Paul, la Bible, sont décorés de frontispices magnifiques où figurent les personnages de l'antiquité païenne et ceux de l'Ecriture : les dieux, les sages, les héros, les femmes fortes, Hercule et Cerbère, Apollon poursuivant le laurier-rose, Salomon, Socrate, Pythagore, Curtiusse précipitant dans le gouffre, Scévola tenant sa main daus le brasier, Judith qui tue, Lucrèce qui se poignarde, Cléopâtre qui meurt. Des sphinx, des sirènes, des satyres, une troupe de tritons et d'enfants conduisant le triomphe de Neptune, une bande de paysans poursuivant un renard qui a pris une oie, un essaim d'Amours qui jouent avec des guirlandes ou avec des masques, encadrent ces frontispices qui préparent l'esprit à la lectureet l'y invitent en donnant déjà un corps à la pensée, en faisant voir l'invisible. Quelquefois l'encadrement du titre devient un arc triomphai sous lequel, par exemple, la figure en pied d'Erasme se dresse, eu effigie statuaire, comme une apothéose.

A peine le lecteur a-t-il franchi le seuil de la première page, que son regard est arrêté par des images singulières, parfois chimériques. Les

ESTAMPE DE LA tVIE DE LA VIERGE •, GRAVURE EU BOIS PAR ALBERT BOASR.

froides lettres de l'alphabet qui doivent commencer les divers chapitres du livre s'embellissent d'arabesques, fleurissent en jardins, s'animent en ligures et se remuent. Sans sortir des dimensions microscopiques d'une lettre, Holbein a su représenter le drame de la mort, vingt-quatre fois répété.

« Dans les sujets infiniment petits de ses alphabets, dit M. Renouvier, il semble que rétrécissement du champ n'ait fait qu'aiguillonner l'artiste, tant il montre de mouvement et d'expression. Voyez, dans l'Y de l'Alphabet des Morts, ce squelette enjambant un berceau d'un mouvement superbe, soulevant des deux mains, et comme pour le faire jouer, l'enfant à côté de la mère terrifiée. La scène a vingt-deux millimètres carrés ; mais donnez un bloc de deux mètres à Michel-Ange, et il ne s'y montrera ni plus grand ni plus terrible.- »

Après avoir exercé sa verve sur ce thème funèbre qui avait alimenté es terreurs du moyen âge, Holbein l'a repris dans ses fameuses estampes de la Danse des morts qui sont avec les Figures de la Bible [Icônes VeterisTestamenti)\es chefs-d'œuvre de la gravure sur bois. Nous l'avons dit dans YHistoire des Peintres : rien de plus émouvant, de plus vivant que ces images toujours variées et toujours semblables, de la Mort triomphante. On pénètre avec elle d'abord dans le paradis terrestre, où elle débute par le péché originel, mort morale du genre humain, ensuite dans les intérieurs les plus divers : dans le laboratoire de l'alchimiste, dans le cabinet de l'astrologue, dans le réduit de l'avare, dans l'alcôve d'une duchesse que réveille, pour un autre sommeil, l'archet de la Mort. De cette manière, la tragédie se familiarise en tableau de ce genre et par cela môme s'empare mieux du lecteur, le serre de plus près. Chose remarquable, la plupart des figures que la Mort vient surprendre se résignent à leur sort, je dis la plupart. En effet, le capitaine se défend encore pied à pied par un reste d'habitude. On voit aussi résister le moine mendiant, le prince vôtu d'hermine, et l'abbesse et l'abbé. Celuici, repu et replet, Vilellius du cloître, repousse la Mort, qui, dansant et ricanant, s'est coiffée de la mitre abbatiale et porte sur l'épaule la crosse du moribond.

Un trait saillant dans cette suite de compositions gravées, c'est le caractère malin, ironique, souvent môme facétieux, imprimé à la Mort. Ici, elle frappe de ses baguettes sur le tambour de basque, précédant la marche de deux époux ; là, elle prend le rôle d'une chambrière et passe au cou d'une jolie comtesse un collier d'ossements. Plus loin, elle arrête le mercier chargé de sa hotte, ou elle fait l'espièglerie de retirer son chapeau à un cardinal qui vend les indulgences. Sinistre en ses déguisements carnavalesques, tantôt, elle revôtl'accoutrement de la Folie pour entraîner une reine; tantôt, convive inattendu, elle se travestit en échanson pour verser le breuvage mortel à un roi qui est François Ier.

Tantôt elle a mis l'étole du diacre pour interrompre le sermon d'un frère prêcheur ; tantôt elle a pris le costume du sacristain, avec la sonnette et la lanterne, pour mener le convoi d'un prêtre qui allait lui-même porter le viatique à un mourant, ou bien elle a remplacé le chien de l'aveugle, et l'aveugle, qui marche à tâtons vers sa tombe, tremble encore de faire un faux pas! Cette fois, la Mort est sérieuse; elle n'a pas ce rictus qui fait horreur ; elle voudrait avoir pitié. Mais que dire de la tristesse résignée

*r A» TRAVAILLANT A LA ISIIBE. LE MERCIEll

(Estampes de la Danse aes morts, de llolbein.)

du pauvre laboureur qui, poussant devant lui un soc traîné par quatre chevaux, se voit assisté tout à coup par un garçon de charrue qui est la Mort? Comme elle est touchante, cette petite scène que la nature encadre de ses grâces naïves, et que le soleil éclaire en descendant à l'horizon, derrière le clocher du village!

Eh bien, tout cela est rendu par des traits qui ne sont jamais croisées ; tout cela est gravé d'un burin délicat qui est varié dans ses allures, maitoujours élémentaire dans ses moyens, toujours laconique. Les rides de l'œil, les commissures de la bouche, les plis qu'engendre la peur et ceux que la vie a creusés, le caractère des cheveux, l'embonpoint, la maigreur, sont indiqués par une taillejuste, décisive, et, bien que l'adoucissement des transitions soit incompatible avec la petitesse du cadre, l'expression ne va jamais jusqu'à la grimace. Quant au paysage, aux fonds d'architecture, aux accessoires, le sentiment de la perspective linéaire dans la conduite des hachures et l'indication des distances par l'atténuation des travaux, suffiront pour y jeter un intérêt optique, de sorte que le

burin de Holbein, ou plutôt du graveur à ses ordres, paraît tour à tour riche dans les scènes de Y Empereur et du Pape, étoffé dans l'estampe de la Comtesse, ondoyant dans celle du Paradis, pittoresque dans celles du Charretier et du Laboureur.

Une chose manque aux estampes xylographiques anciennes, c'est le perfectionnement qu'y ajouterait aujourd'hui l'imprimerie par les artifices de ce qu'on nomme le découpage. En découpant des papiers ou des cartons minces que l'on applique sur certaines parties du tympan qui doit transmettre la pression du rouleau sur la planche, on obtient cette pression plus ou moins forte à telle place voulue. S'agit-il de faire avancer le premier plan d'une gravure, on le charge d'encre au moyen d'une hausse, c'est-à-dire d'un surcroît d'épaisseur donné à l'endroit qui correspond au premier plan. Veut-on laisser du vague au lointain, on découpe un vide qui, éloignant le rouleau, rend sur ce point la pression plus douce, l'encre moins abondante et conséquemment le ton plus léger.

A l'aide de ces procédés nouveaux qui font de l'imprimeur un artiste auxiliaire, la gravure en bois est maintenant en mesure de produire des merveilles. La France est le pays du monde où ce genre de gravure a le plus servi les intérêts de la pensée par l'ornement des livres. La profession d'imprimeur et celle de libraire-éditeur, qui souvent se confondaient, furent exercées dès le xv* siècle à Lyon, à Paris et dans quelques autres villes, ïroyes, Nantes, Rouen, Abbeville, Toulouse, par des hommes de savoir et de goût dont les noms appartiennent maintenant à l'histoire de l'art. Dans le nombre, le lecteur doit connaître Simon Vostre, dont les livres d'heures ont des entourages si curieux; Antoine Yérard qui employa la xylographie comme un fond destiné à recevoir des miniatures coloriées ; Guyot Marchant, qui, avant Holbein, imprima des danses macabres, et Geoffroy Tory, qui fut si distingué par l'universalité de ses connaissances et de ses talents.

Ce dernier importa le style italien delà Renaissance dans nos gravures en bois, où n'avaient paru jusqu'alors qu'un archaïsme gothique, ou bien l'esprit gaulois avec son tour familier, sa naïveté ironique et sa malice. Il faut se rappeler aussi les noms des Lyonnais Jean Dupré, Trechsel, Jean de Tournes, Bernard Salomon. Il faut savoir enfin que les marques de ces vieux imprimeurs sont aujourd'hui recherchées comme des œuvres d'art. Au surplus, des artistes français ou italiens de premier ordre, connus ou anonymes, n'ont pas dédaigné d'écrire sur le bois les inventions qui devaient mettre en relief leur science et celle des autres. De môme que Titien peignait à grands traits de plume les chefs-d'œuvre que devait tailler Boldrini, de même que Jean de Calcar avait dessiné à Venise de si magnifiques planches pour YAnatomie du célèbre Vésale, de même Jean Goujon illustrait le Vitruve traduit par Jean Martin, tandis que Philibert Delorme et Jean Cousin traçaient d'une main élégante les gra-

vures en bois qui décorent leurs livres d'architecture et de perspective.

Notre siècle a vu refleurir parmi nous la gravure sur bois, déjà réhabilitée en France par le Traité historique de Papillon, et déjà relevée en Angleterre au siècle dernier. Cette rénovation nous a valu, il y a vingt-cinq ans environ, les gracieuses et tendres vignettes de Tony Johannot, une très heureuse illustration de Paul et Virginie, et ces croquis spirituels de Gigoux qui ouvrent à chaque page du G il D las une fenêtre sur la vie espagnole, ou, pour dire mieux, surlavie humaine. Tous ces petits ouvrages, conçus et exécutés selon les lois de la xylographie, semblaient parler au lecteur un langage bref, inachevé, qu'il était chargé de finir. A l'heure où nous écrivons, il n'en est plus de même. Traitant sa planche comme une toile lavée et rehaussée de blanc, le dessinateur se plaît à couvrir le bois de teintes estompées, imitant les couches du lavis ouïes profondeurs de la manière noire. On' y voit souvent briller le clair au sein de la nuit, cucem in te?iebris. Mais, forcé de poursuivre le modelé des figures pour les mettre à l'unisson d'un paysage mystérieux ou d'un fond richement meublé et précieusement fini, le graveur est amené à sortir de son domaine et à tenter l'impossible imitation de la taille-douce. Toutefois ce hardi renversement de l'ancienne méthode a produit certains effets d'une beauté imprévue quand il a fallu interpréter XEnfer du Dante ou dérouler aux yeux du lecteur ces savanes, ces forêts vierges, qui, dans Atala , sontmêléesau drame jusqu'à y apparaître comme des personnages muets et passionnés. Trouvant sous leur burin une gamme inconnue de tons variés, d'insaisissables demi-teintes qui servent de transitions plus ou moins rapides entre le velouté d'un noir profond et le brillant pur du clair, les graveurs de Gustave Doré ont rendu à merveille les paysages de l'Amérique, les troupeaux de buffles traversant le Mcschacebé, les pins énormes dont les cadavres renversés servent de pont sur des abîmes, l'aurore se levant sur les Apalaches, et des ciels moirés, diaprés de nuages, qui semblent en changer, en remuer l'aspect, soit qu'ils accrochent au passage un rayon de soleil, soit que la lune les frange de sa lumière. Mais là où s'est trahie la faiblesse du système nouveau, c'est dans la représentation des scènes antiques, où l'homme tenait la première place, où l'idée dominait de toute sa hauteur le panthéisme du paysage. On a vu alors l'accessoire devenir le principal, l'encadrement de la pensée dévorer la pensée elle-même, et les acteurs demeurer vaincus par la magnificence du décor.

Mieux vaut donc, pour l'illustration des livres, reprondrelcs traditions de Ilolbcin, de Calcar, de Jean Goujon, et pour Iesgrandcs planches, en revenir aux coupes fières, concises, d'Albert Durer et de Titien, ou bien au style de ce Christophe Jegher, qui a été le Piranôse de la gravure en bois, et qui, enveloppant d'une taille superbe des formes qui palpitent sur le papier, y a fait vibrer et flambloyer le génie de Rubens.

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