‹ Grammaire des arts du dessin: architecture, sculpture, peintureChapitre 43 sur 175 · BASES GRECQUES DE L ORDRE IONIQUE · texte numérisé non relu

BASES GRECQUES DE L ORDRE IONIQUE

Temple de la Victoire Aptère. Temple d'Erechthée.

scotie. Au temple d'Erechthée, dans le portique du nord, le tore supérieur est orné d'une tresse qui rappelle les entrelacs des bas-reliefs persans; mais dans le portique oriental du même temple, comme dans celui de la Victoire Aptère, le tore supérieur est divisé en filets qui sont formés par une sorte de cannelure horizontale. En Asie Mineure, au temple d'Aizani, décrit par M. Charles Texier, dans son livre : Description de F Asie Mineure, la base ionique porte deux scoties séparées par un double filet, et un gros tore dont la courbure n'est pas en arc de cercle, mais rentrée beaucoup plus en bas qu'en haut, cette délicatesse étant motivée, sans doute, par l'effet de la perspective qui déforme les courbes engendrées dans un arc de cercle.

Quoi qu'il en soit, dans toutes les variantes de la base ionique, le poids de la colonne semble porter sur des matières compressibles qui ont débordé, mais dont le débordement a été retenu par une corde serrée qui a laissé la marque de son étreinte. Cela est si vrai, que la moulure creuse qui sépare les deux moulures saillantes s'appelait en grec xpoyJAiov (poulie), et s'appelle encore indifféremment trochile ou scotie. Ainsi peut se vérifier

«frMHMft««wiw»«««M»a««iy

Cymaise taillée en oves.

Larmier, avec son échancrure en dessous.

— Frise.

— Moulure de l'arctutrart»,

— Architrave à trois face*.

— Abaque.

— Volutes.

Gorgerin.

Astragale.

Tore supérieur. ) <•

Scolic. '/ "„

■■ Tore inférieur. \ »

Page 1