‹ Grammaire des arts du dessin: architecture, sculpture, peintureChapitre 56 sur 175 · ENTABLEMENT A FRISE BOMBÉE · texte numérisé non relu

ENTABLEMENT A FRISE BOMBÉE

leux, d'un Louis XIV, il était impossible d'imaginer un frontispice mieux approprié à sa demeure que ce péristyle magnifique, s'élevant au-dessus d'un rez-de-chaussée dont le plein formidable n'eut été interrompu que par des niches, et qui eût ressemblé ainsi à une forteresse protégeant la richesse ombrageuse d'un palais. Les colonnes y reposent, accouplées, sur un double piédestal, mais justifié cette fois par la nécessité d'une balustrade à hauteur d'appui. L'entablement y est suffisamment riche et tous les profils en sont fiers; mais la frise n'y est point sculptée, et elle forme par son repos une bande de lumière qui délache mieux la colonnade sur le fond obscur qu'elle a creusé. A l'effet du soleil, ou la nuit, au clair de lune, cette longue horizontale, rendue sensible par la surface lisse de la frise, produit une impression solennelle de calme et de grandeur. Une certaine sévérité se mêle ainsi à la magnificence du corinthien, et nous avons là une preuve que cet ordre, variable comme les deux autres, se prête à l'expression de bien des nuances, dans les idées de pompe, de richesse et de majesté.

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