‹ Grammaire des arts du dessin: architecture, sculpture, peintureChapitre 67 sur 175 · ARC SURBAISSÉ · texte numérisé non relu

ARC SURBAISSÉ

(Trois centres.)

passé, ou, comme l'on dit vulgairement, en fer à cheval ; si les deux côtés du demi-cercle se prolongent plus bas que le centre en deux lignes parallèles, l'arc est surhausse'. Quand la hauteur du cintre est moindre que le rayon, l'arc est surbaissé, et, suivant l'expression commune, en anse de panier. Il représente dans ce cas la moitié d'un ovale, et sa courbe, ayant trois centres, est formée par trois rayons. Lorsque l'arc surbaissé, n'ayant qu'un centre, est décrit par un seul rayon, on le dit bombé. Enfin, si l'arc est dessiné par deux portions de cercle qui se croisent et forment un angle plus ou moins aigu au sommet, il prend, en vertu de l'usage, le nom d'ogive, dont la signification primitive était nervure.

Telles sont les principales variétés de l'arc, qui elles-mêmes engendrent les principales variétés de la voûte, comme le cercle, en tournant sur son axe, engendre la sphère. Le géomètre, l'ingénieur, l'architecte, connaissent et emploient bien d'autres courbes, mais qui ne rentrent point dans la limite de nos études. Le plein cintre, l'arc outre-passé et l'ogivesontles seules variétés qui appartiennent à la science du beau, les seules que nous ayons à examiner dans leur rapport avec le sentiment de

l'art. Seules ces trois formes ont joué un rôle illustre dans l'histoire, en dehors de l'antiquité grecque ; seules elles ont enfanté des architectures distinctes et fameuses : celles des Romains, des Byzantins, des Arabes

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