‹ Grammaire des arts du dessinChapitre 29 sur 79 · ENTABLEMENT A FRISE 11 0 M B É B · texte numérisé non relu

ENTABLEMENT A FRISE 11 0 M B É B

leux, d'un Louis XIV, il était impossible d'imaginer un frontispice mieux approprié à sa demeure (jue ce péristyle magnifique, s élevant au-dessus d'iui rez-de-chaussée dont le plein formidable n'eût été interrompu que par des nicbes, et qui eût ressemblé ainsi à une forteresse protégeant la richesse omljrageuse d'un palais. Les colonnes y reposent, accouplées, sur vm double piédestal, mais justifié cette fois par la nécessité d'une balustrade à hauteur d'appui. L'entablement y est suffisamment riche el Ions les })rofils en sont fiers; mais la frise n'y est point sculptée, et elh; forme par son repos une bande de lumière qui détache mieux la colonnade sur le fond obscur (pi cMe a creusé. A l'effet du soleil, ou la nuit, au clair de lune, celle longue liorizontale, rendue sensible par la surface lisse de la frise, pi'oduit une impression solennelle de calme et de grandeur. Une certaine s('vérité se môle ainsi à la nuignilicence du corinthien, et nous avons là une preuve que cet ordre, variable connue les deux autres, se prête à l'expression de bien des nuances, dans les ich'^es de pompe, de richesse et de majesté.

AUX TROIS ORDRES SE RATTACHENT QUELQUIiS VARIETES QUI E\ SONT DÉRIVÉES ET QUE l'OiN A IMPROPREMENT APPELÉES DES ORDRES, EN LES DÉSIGNANT SOUS LES NOMS d'orDRE TOSCAN,

d'ordre composite et d'oiuire carvaitdk.

Les Grecs ne reconnaissaient que trois ordres, et la philosopliie n'en admet que trois; en effet, selon la judicieuse remar([ue de (îaliani. (( comme rien ne pent être pins sévère, plus élégant on plus i-iche que ce qui l'est an superlatif, et ne peut l'être moins que ce qui l est au jtositif. aucun ordre ne mérite ce nom quand il passe l'un on l'autre de ces deux termes, car si l'on faisait plus, on ferait trop, et si l'on faisait moins, on ne ferait pas assez. » Vitrnve a décrit un quatrième ordre, (pi'il appelle toscan, ratio tuscanica, mais l'ordre ainsi nommé n'est évidemment qu'une image oblitérée du doi'ique grec. L'Etrurie, qui avait été colonisée pai- les Pélasges, avait emprunté de la ('i\ ilisation hellénique son architecture primitive et les aris (jui tiennent à l'industrie; mais, sur un autre sol et sons l'empire d'autres idées, l'architecture dorienne [)imI un aspect tout différent. Les colonnes, devant porter une architrave de bois, purent èire très espacées, et déjà cette largeur dos entre-colonnements changeait la physionomie de rédificc L'ordre dorlipie grec n avait donné en hauteur à la colonne que six: diamètres au plus; les Etrusques l'allongèrent jusqu'à sejit, et ils y mirent une base composée d'un simple tore avec son congé et d'une plinthe inutile ; mais du moins la plinthe fut ronde, cette fois, comme le tore. Fortement diminuée par en haut, — le diamètre snp(''ri(Mii' csl d'un quart moins large ([ue le diamètre inférieur, — la colonne toscane a cela de commun avec la colonne dori(pic. La hautrur du clia[)il('au. selon VilriiNc, « sera di\isée en trois parties : une pour le tailloir, nue autri; pour l'échiné, la troisième pour la gorge avec le listel et le congé. » L'entablement est un mélange de maçonnerie et de cluicpente. La frise reste dénuée de triglyphes et porte desmutules saillantes sur lesquelles est clouée une corni(die de bois. Lorsque l'édilice était un temple, l'entablement (Hait sni'inon lé d'un fronton très élevé, qui, formant un angle très aigu sur des colonnes écartées, aclusvait d'imj)rimer à uiu'

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