ARCHITRAVES EN RESSAUT
(Arènes de Nimes.)
Mais ce n'est pas tout, hélas! ces Romains, dont l'art est devenu le nôtre, il y a trois siècles, nous ont inoculé bien d'autres erreurs. Ce sont eux qui, perdant la tradition des belles antes grecques, ont infesté notre architecture de ces pilastres si déplaisants, si froids, si maigres, qui.
aplatis conlrc le imii-, ne laissent pas d'y fleurir en acanthes, ou de s'y couronner de \ ointes, représentant par impossible un coussinet engagé dans la muraille !
Ce sont eux qui nous ont liabitués à placer des colonnes sur des piédestaux semblables, dit Thomas Hope, à de véritables échasses sur lesquelles on aurait hiss('' à la hauteur voulue un hors-d'œuvre, emprunté de (|uelqxu; édiric(î d'une uu:)indre écln^lle.
Ce sont eux qui ont corrompu la forme des frontons, (|ui les ont arrondis, brisés, enchevêtrés l un dansl autre.
Ce sont eux ([ui ont conservé l'usage de ces corniches (jue nous voyons régner dajis l'intérieur de tous nos édifices, comme si l'image d'un toit saillant n'(Uait pas déplacée et choquante là oii ne sauraient tomber les eaux du ciel.
Ce sont eux qui ont eu l'idée, dans les arcs de triomphe par exemple, et aux Arènes de Nîmes, de faire soutenir par d'inutiles (colonnes les saillies d'une architrave en ressauf, qui brise la ligne horizontale des entablements par une avance, de manière à former des angles rentrants et sortants ; nu'thode généralement vicieuse, dont les architectes de la Renaissance ont tant de fois abusé, et qui, sous prétexte de rompre la monotonie, produit un morcellement et une confusion contraires à tout sentiment de grandeur. Les Romains eux-mêmes le compj'irent, et souvent, pour motiver la |)résence de ces architraves en ressaut, ils les surmontèrent de statues, de sorte c{ue la colonne, si elle continua d'avoir mauvaise grâce, parut avoir du moins quelf[ue raison d'être.
Ce sont eux, enfin, qui nous ont donné l'exemple de superposer les ordres.
Im])rimer à un seul édifice trois caractères ditïérents, c'est une idée que l'art désavoue. Que penser d'un monument dont l'ordonnance est dorique au rez-de-chaussée, c'est-à-dire mâle et grave, ionique au premier étage, c'est-à-dire (hilicate et gracieuse, corinthienne au second, cest-â-dire magnifi(|ue et riche? N est-ce pas comme un discours (|ui commencerait par les fiers accents d'un liossuet pour continuer sur le ton b'ger d'un liernis ou dans le style Henri d'un Fbjchier? A la vue d'une telle bigarrure, un Grec d'Athènes demanderait si l'onabâli li-ois édifices l'un sur l'autre. Mais les Romains n'y regardaient pas de si près ; ils n'apercevaient ni l'inconvenance morale de la superposition des ordres, ni ce (ju'il y a dv. fâcheux à diviser la hauteur d'un monument par trois ordres entassés, dont chacun estsurmonté de sa corniche, comme si la corniche, qui représente, encore une fois, la saillie du comble, pouvait figurer décemment au premier et au second étage, aussi bien qu'à l'endroit où elle couronne tout l'édifice!
Combien plus habiles furent les Grecs lorsqu'ils durent subir la nécessité de superposer des colonnes dans l'intérieur île leurs temples, comme
ils le firent à Paistiim, à Egine, et, selon tonte apparence, anParthénon et au temple mystique de Gérés, à Eleusis \ [Antiqiiit(hmédU.eiidcl' Attique.) Dans la petite cella des temples antiques, des supports assez hauts pour porter la couverture eussent été d'un(! grosseur (h'nicsurée et gênante, parce que leur diamètre étant pro[»ortionn(' à la hauteni' eût occupé trop de place. Les Grecs lirent deux étages de colonnes, mais de colonnes semhlables ; à l'ordi-e dorique ils superposèrent l'ordre dorique. Ge ne sont pas eux qui auraient imaginé d'élever les uns sur les autres des ordres différents sûreté de leur goût leur eût épargné cette faute. Lorsqu'on place l'ordre ionique, dont la colonne a une base, surla colonne dorique, dont le fût se rétrécit à nu'sure qu'il monte, la base de la colonne supérieure dépasse le nu de la colonne inférieure, et il en résulte pour l'œil une impression d('sagi'('able. iMielt'et, si les colonnes superposées ont une base commune, qui est le sol, et paraissent monter de fond; en d'autres termes, si le second support n'est que la continuation du premier (comme on le voit dansles savantes et l)elles restitutions de Pa^slum, d'Egineetdu l'arthénon, par MM. Labrouste, Charles Garnier et Paccard), les deux ordres n'en font qu'un : ils ne présentent, en quelque manière, qu'une seule colonne interrompue par l'architrave; mais si le second ordre possède une base distincte, l'édifice semble recommencer au secojid étage, et l'on se trouve avoir accusé maladroitement une division (ju'il fallait dissimuler, au contraire, dans l'intérêt de la grandeur. G'est ainsi que les Romains ont commis faute sur faute en superposant des ordres di\ ei"s — auxquels il a fallu donner le môme entre-colonnement, ce qui (Hait leur donner à tous pour expression une moyenne sans caiactère, — à l'inverse des Grecs, qui, par la répétition du même (u-dre, avaient respecté à la fois l'unité morale pour l'esprit, l'unité opti([ue pour les yeux.
On le voit, les ordres n'étaient à Rome (pi un 1 uxe d'emprunt, un liabillcmcut sans rapport avec la cliose liabilb'e. Gela est si vrai, que les membres de la construction grecque qui rappelaient la charpente sont reproduits par les Romains là où il n'y a que des voûtes.
Dans un monument circulaire et a'où'(', comme le théâtre de Marcellus, que signifient les entablements grecs? Que représentent les triglyphes, les gouttes, les denticules, là où il ne put jamais y avoir ni poutres, ni chevilles, ni solives? Pourquoi conserver les images commémoratives d'une construcliou en bois qui n"a jamais existé dans le système des arcs? Une chose pourtant recommande les artistes romaijis, c'est la nouveauté et le caractère ingénieux de leurs plans. Ils remplissent avec bonheur, avec aisance, les programmes les plus compliqués. Tln-àtres, ampliifh(''àtres, thermes, camps, prétoire, hippodromes, basiliques, ils savent disposer tous les bâtiments d'utilité publique avec une habileté rare. S'agit-il, par exemple, de construire desbains poni-une [lopulation nombreuse: tous les besoins sont prévus, étudiés et satisfaits : larges abords, facilités de la
la civciilation, transi lions hygiéniques ménagées entre l'air intérieur et la température du dehors, gymnases, jardins, promenoirs, salles de conversation, rien n'est ouhlié de ce que demandent le corps et l'esprit d'un liomme civilisé. Et l'architecte ne perd pas im pouce de son terrain; il ulilise tous les vides : pour la convenance, en y distribuant les petits services ; pour la solidité, en les couvrant par de petits arcs <|ui, adossés aux grandes voûtes, leur servent de contre-forts.
L'architecture romaine est essentiellement pratique et ponr ainsi dire administrative ; elle traduit en pierre les décrets du sénat, les cdits du
SUPERPOSITION DBS COLONNES DANS l' A II C II I T K C T U H H GIIECQUE. (Reslitutioii du temple d'Egine, par W. Charles Garnirr.)
prince, les ordres du coiisui, et sous ce rapport elle est un modèle... Mais, il importe de s'en souvenir, l'utile n'est pas le l)eau, et la convenance n'est qu'une partie de l'art. Ce n'est donc pas à l'école des Romains que nous devons apprendi'e l'architecture, si nous ne voulons pas nous borner à être des constructeurs, des ingénieurs. Les maîtres, les vrais maîtres de ce grand art, ce sont les Grecs. Ceux-là nous enseigneront, non seulement une architecture admirable, mais les principes en vertu des([uels on pourra la changer, la transformer, en inventer une autre. l*ar eux la convenance et la beauté ont été soudées si merv eilleusement qu'elles sont deveimes inséparables. De l'étude approfondie de leurs monuments se dégage cette vérité lumineuse, que l'architecture, dans sa plus haute acception, n'est pas tant une construction que l'on décore, qii'une décoration qui se construit.
SïVLE KYZAisTiA'. — A répo(]ue OÙ le christianisme sortit des catacombes pour célébrer ses mystères au grand jour, une évolution dut s'opérer dans l'architecture, car c'est le privilég<> de ce bel art de corres-
258 GRAMMAIRE DES ARTS DU DliSSlN.
pondre par une face nouvelle à tous les changements de croyances.
La conjoncture la plus l'avorable à l'invention d'un nouveau style fut la translation de l'empire romain à Byzance. Le triomphe du christianisme, monté sur le trône avec Constantin, se trouva de la sorte coïncider avec l'évi'nement qui transportait le siège de la souveraineté universelle dans une ville orientale et lielléni([ue et qui allait l'aire de l'empire romain un empire grec. Hien que dégénérés, les descendants des Ictinus, des Callicrate, des Mnésiclès, purent alors ressaisir le sceptre de l'architecture et montrer comment ils savaient développer un principe inconnu à leurs aïeux, en déduire des conséquences neuves, en tirer un avrtre art, ou du moins un art réformé, rajeuni.
Poser une plate-bande sur un arc, faire de la colonne un contre-fort surmonté d'un entablement, se servir des ordres comme d'une décoration d'emprunt, les superposer l un à l'autre en ri^-pétant à chac[ue étage des corniches, et entasser ainsi trois ou quati^e édifices différents dans un seul et même édifice... c'étaient là des hérésies qui devaient choquer le goût excellent des Grecs. Aussi, dès qu'ils eurent à manier le système de l'arc, ils brisèrent le carré dans lequel les Romains l'avaient inscrit, et la colonne, rendue à son véritable rôle, redevint un support. Au lieu de monter jusqu'à la hauteur d'un enta])lement déplacé, qui d'ailleurs était support(! par l'arc et par le pied-droit, la colonne prit la place du pied- droit, et son chapiteau fut une imposte qui reçut la retombée de l 'arc.
Déjà cette innovation s'était produite, sous le règne de Dioclétien, dans le palais que cet empereur avait bâti à Spalatro, en Dalmatie ; mais il y a toute ajtparence que ce furent des (irecs qui eurent l'idée de cette réforme, car les Romains, qui employaient toujours des artistes grecs à Rome, durent, à plus forte raison, les employer dans un pays aussi voisin de la Grèce que l'était la Dalmatie. Les Grecs de Byzance se souvinrent que leurs ancêtres avaient aussi engagé des colonnes dans le temple d'Érechtliée à Athènes, dans la basilique des Géants à Agrigente ; mais les architectes de la grande' époque avaient en pareil cas considin'é et traite le mur comme une clôture, et non pas comme un support. La colonne, chez eux, avait donc toujours rempli sa fonction principale, qui était de porter l'entablement. Les Byzantins comprirent à merveille combien il était inconvenant d'assigner à la colonne un rôle additionnel et accessoire: c'était changer un maître illustre en un serviteur obscur.
Cependant l'arcade sur colonne présentait un (b'faut : lorsque deux arcades sont porl(''es par un pilier cyl indriquc leur base commune est un V(W\-v (|ui rejiose sur un su[)[)ort rond; il en ri'sulte que les quatre angles (lu carr<'', faisant saillie sur le nu de la colonne, paraissent sans appui au-dessous du taiiloii', et forment, comme l'on dit en architecture, u]\ po/' //■-.'}'/'(/ /IX. Si le s[>e( (aleur est piac(' dans la diagonale, ce porte-
à faux devient choquant, parce qu"il est alovs de loute la diirérence qui existe entre le rayon tlu cercle inscrit dans le carré et la diagonale de ce carré. Pour corriger ce défaut, les Byzantins changèrent la l'orme du chapiteau, et ils lui en donnèrent inie qui semhlait reporter vers le centre la charge des sommiers. La corheille du chapiteau corinlliien fut éhranchée, et, au lieu de s'évaser comme le calice d'une lleur, elle aiTecta la forme cuhique d'une pyramide tronquée, renversée sur la pointe et reliée par une légère courhure à l'astragale de la colonne. An lieu de se creuser, les arêtes de cette pyramide se gonflèrent, de sorte qu'elle prit de
,\ Il CAD ES S U li COLONNES.
1 épaisseur et de la force justement là où elle se trouvait évid('e, a/famée par la sculpture des acanthes. Des feuillages d(''licats y furent ciselés, mais d'un relief discret f[ui n'ùtait rien au volume du chapiteau, et, de plus, le tailloir ne ht pas la moindre saillie sur les sommiers de l'arcade, comme on le voit dans les chapiteaux de Sainte-Sophie, à (îonstantinople. De celle manière, le porle-à-hiux devint iusensihle ; Téh-gance corinthienne lit [)lace à une licauté; moins gracieuse, mais dont la pesanteur était un calcul d'harmonie entre le support et la chose supportée. Quelquefois, par exemple à Saint-Vital de Ravenne. les Byzantins po-
sèrent sur le chapiteau un second tailloir diminué par en bas, et semblable à une auge de maçon, comme pour ménager une double transition entre la rondeur de la colonne et le carré que dessinait la naissance de deux arcs — sans parler de la forme apparemment symbolique de ce second tailloir.
Et maintenant, pour éviter que les archivoltes qui encadraient les deux arcs ne vinssent à se pénétrer et à se confondre au-dessous du tailloir,
U A s E E r C II A I' I T E A U B y Z A. ^ T 1 \ s .
• (Suiul-Vital lie I\a\eiiiu\)
on leur donna beaucoup moins de largeur que n'en avaient les archivoltes romaines retombant sur nu i)ilier quadrangulaire. La décoration se construisait ainsi d'elle-même, ou, si Ton veut, la construction engendrait cl prononçait elle-même sa décoration.
Mais le Irait dominant de rarcbitecture byzantine, c'est-à-dire du système des voûtes manié par les Grecs, fut \i\ coupole sur pendentifs, dont la structure >a être expliquée au lecteur.
Les religions qui commencent se plaisent aux symboles. Aussi voyonsnous le christianisme imprimer tout d'abord des formes symboliques à l'architecture qui allait exprinu'r ses mystères et ses croyances. Les premiers temjdes clirétiens en Orient sont polygones ou circulaires et couverts duii (bnne. Cette forme, employée à Jérusalem dans l'église de l'Ascension. Itritie par sainte Hélène, était regardée comme l'emblème du
iVRCHlTECTURE. 201
triomphe de Jésus-Christ s'élevant ilans hi voûte du ciel. Bientôt, pour réunir hi foule nombreuse des fidèk's, on lit de l'espace couvert par le dôme le centre d'une croix dont [es quatre branches sont égales, et qu'on appelle une croix grecque. Cette croix était formée par la combinaison de cjuatre gamma (F, yiiJ.iJ.a), et comme la troisième lettre de l'alphabet grec exprime le nombre trois, on donnait à la ligure ainsi composée le nom de <jammada (yaij-i^.aoa), (jiii signiliait la trinit('. Le dr)iue et la croix
grecque étaient donc les deux caractères symboliques de l'architecture chrétienne en Orient.
Mais comment réunir ces deux images, celle du triomphe et celle de la trinité? Comment élever un d(jme au centre d'une croix, c'est-à-dire sur un carré, eu laissant libres les quatre branches de la croix? C'était là un problème dont la seule pensée tint paraître hardie jusqu'à la témérité, d'autant plus hardie qu'on vouloit donner un immense développement à cette coupole centrale. Les Romains, dans leurs magnifiques rotondes, telles que le Panthéon d'Agrippa, avaient élevé des coupoles ])ortant de fond, ce qui veut dire s'élevant d'aplomb sur leurs fondements et appuyées directement sur le sol. Ces coupoles étaient tantôt soutenues par un gros mur cylindrique, tantôt assises sur huit oudixpiliers dessinant un polygone régulier (ju'il était facile de ramener au cercle ; ([uelquefois elles portaient sur une colonnade circulaire, comme la coupole de l'église du Saint- Sépulcre, à Jérusalem. Ladilticulté consistait à ouvrir largement le mur cylindrique qui fermait l'édilico ou à supprimer la colonnade qui encombrait l'intérieur, pour l'aii'e porter la coupole sur quatre piliers placés aux angles du carré. Les Byzantins trouvèrent la solution du problème. Les quatre piliers furent réunis par quatre grands arcs qui laissèrent libres les quatre branches de la croix, et chacun des piliers présenta la figure d'un panache triangulaire, c'est-à-dire qu'il se termina par une portion de voûte spliérique ayant pour but de boucher, vn haut, les quatre angles, et de ramener ainsi à la forme circulaire ce qui, en bas, dessinait un carré. Ces panaches ont reçu le nom énergique de pendentifs. Ils semblent, en effet, pendre sur le vide lorsqu'on les voit se projeter dans l'espace suivant une ligne concave, et, partis des quatre coins du carré, former un grand cercle horizontal, qui est la base de la coupole. La plus illustre des coupoles à ])endenlifs est celle de Sainte-
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Sophie, bâtie à Constantinople par Justinien et achevée en 537. Là, pour phi s de hardiesse, \a coupole fut surbaissée (elle a 15 mètres de hauteur sur un diamètre de 36). Formée par une courbe qui, au lieu d'être en plein cintre, ressemble cà une demi-ellipse, la calotte de Sainte- Sophie peut être vue dès l'entrée de l'église, avantage que n'ont point les coupoles surhaussées ou élevées sur des tambours, comme Saint- Pierre de Rome. EuRn, par une disposition inconnue de l'antiquité romaine, la coupole de Sainte-Sophie fut éclairée par un grand nom-
bre de fenêtres ouvertes à sa base, c'est-à-dire sur son grand cercle horizontal, et produisant un effet tout contraire à celui qu'on éprouve sous la voûte du Panthéon de Rome, percée, au sommet, d'un œil unique. « En multipliant à l'infini ces fenêtres dans la base de la grande coupole et des demi-coupoles qui l'accompagnent, les Grecs de Byzance, dit M. Albert Lenoir (Architecture monastique)^ obtinrent un effet nouveau. Ces ouvertures de forme allongée, séparées par des trumeaux étroits, produisent une ligne lumineuse vaguement interrompue dans l'espace par de minces parties, de sorte que la calotte sphérique semble s'isoler du reste de l'édifice. » Nous avons pu vérifier nous-môme, à Sainte-Sophie de Constantinople, l'effet magique de cette coupole, qui, par un tel jeu de lumière,
paraît vraiment suspendue dans les airs. Placé dans une tribune haute, nous mesurions du regard rimmensilé des espaces couverls el J'inimense volume d'ail' respirable laissé aux muKitudes, et les quatre lleuves de lumière qui remplissent les qualre bras de la croix, el le cercle lumineux qui couronne comme une auréole le lieu très saint de ce monument dédié à la Sagesse divine par l'intelligence humaine. A l'imposante gravité du dùme qui couvre le Panthéon romain, l'esprit grec a substitué ici une audace brilkmteet ce goût du mcrNcillcux (|iiia ioii jours ca]'act('ris('' le gi'iiic de l'Orient,