VOUTE ANNULAIRE
précédé et suivi dans sa miirche par le mystère. Si la voûte est im^liocrement éclairée, ce mystère peut devenir redoutable; si nm^ lumièi-c plus abondante y pénètre par des lunettes ou par des arcades, cette lumière n'étant bruscpiement interrompue sur aucun ])oh\t par aucun angle, le jeu du clair-obscur r(ipond à un sentiment de tranquillité et de douceur. L'œil passe, par une insensible gradation, de la lumière à l'ombre, sans apercevoir où l'une finit, où l'autre commence, de sorte f[ue le genre d'expression qui appartient déjà aux lignes courbes se trouve concorder naturellement avec le mariage continuel du jour et de la nuit.
Mais le plus souvent la voûte annulaire, au lieu d'être soutenue par des murs, s'appuie sur des supports isolés, pieds-droits, ou colonnes, comme celle qui sert pour ainsi dire de bas-côté à la magnifique rotonde «le la Halle aux Blés, à Paris. Cette voûte, ou plutôt ces voûtes, car elle
est double, représentent un l)erceau annulaire pénétré par une suite (le voûtes perpendiculaires à sa direction. Jj intersection du berceau par ces Aoûtes donne, pour chacun des entre-colonnements, des voûtes d'arète plus étroites à une extrémité qu'à l'autre. On les noniine en architecture ^ oûles d'arète en tour ronde. Celles de la Halle aux JMés, éclairi'.es par la lumière qui tombe de la coupole, reçoivent un jour abondant, mais calme, un jour de reflet qui atténue l'aspérité des arêtes, émousse les contours et met de l'harmonie entre l'ellet des nefs circulaires et le cal'actère imposant, tranquille, j'allais dire silencieux, de cette grande coupole, presque aussi vaste que le Panthéon de Rome.
Etudiée dans ses rapports avec le sentiment, la voûte sphérique exercera sur l'esprit une action analogue à celle que nous venons d'indiquer. Parlons d'abord de la voûte sphérique simple, celle qui porte de fond, comme disent les architectes, c'est-à-dire sur un mur circulaire plus ou moins subdivisé. L'effet d'une voûte sphérique tient avant tout au rap])ort établi entre sa ha\iteur et son diamètre. Dans le Pantlu'on de Rome, ces deux dimensions sont exactement semblables, c'est-à-dire que la hauteur de la salle, depuis le pavé jusqu'au sommet de la voûte, est égale au diamètre intérieur. Quant à la hauteur particulière du dôme, à partir du |)()inl où il se détache du mur, elle est égale au demi-diamètre, de manière que la voûte décrit un cintre parfait. C'est là surtout que nous avons pu ap])récier l'ellet des lignes courbes dans l'architecture monnmentab^ La douceur des contours qu'engendrent la courbure du dôme et ccîlle du tambour qui le soutient, la sécurité qu'inspire la vigueur massive des supports, le volume d'air enfin qui circule et se d(''gag(^ sous h; globe de pierre, tout procure à l'âme un sentiment de majesté calme qui, peu à peu, se cbange en adniii-ation quand rt's[)rit est parvenu à mesurer l'étendue de l'espace fermé par le mur, couvert par le dôme. Ici encore le regard n'est excité \n\v aucun angle, par aucune transition brusque de la lumière à l'ombre. Au lieu des contrastes qui, dans les monuments rectilignes, heurtent l'esprit, nous n'avons ([ue des modulations qui le nu'^uagent, des gradations f|ui l'apaisent, comme ferait un(^ ni('ïlodie religieuse et lenle. Mais nulle; pari on ne sent mieux (pi au Panlbé'on de PidUie la V(''i-il('' du |)i-incipe ijuc nous a\ons dem(inli'(' au commencemeid de ce livre, toucbant la prédominance des pleins sur les vides. Le monument est éclairé [)ar une seule ouverture ronde, pratiquée au sommet de la voûte et qui ne laisse voir que le ciel. Le jour plongeant qui pénètre pai' cet d'il unif[m', dont le diamètre n'a pas moins de neuf mètres, projellc sur le pav(' un cercle tremblant de lumière, ou, se dessinant en o\ales (b'foi'més et perdus sur la concavité de la voûte, y tourne selon les mouvcincnis du soleil. « Le g(''nie romain apparaît là tout eidier, dit l'aideur des Entretiens; sur r Architecture : l'élévation de l'u'il au-dessus du sol int(';rieur est telle, que son ouverture immense u'inilue pas d'une
AUCEUTECTURE. ' 24!)
manière sensible sur la température intérieure. Les plus violents ouragans envoient à peine un souflle dair sur la tête de celui qui se place sous son orbite, et lorsqu'il survient une averse, on voit la pluie tomber verticalement sur le i)a\é de la rotonde et tracer un cercle liumide. ^JV, cylindre de gouttelettes tombant de cette élévatioji à travers le vide du monument l'ait sentir l'immensité de ce vide. C'est dans de pareilles conceptions que le Romain est vraiment grand... »
Si la décoration intérieure du Pantliéon n'était pas inutilement et sans raison divisée en deux étages, si elle n'était pas morcelée par des caissons quadrangulaires dont les renfoncements profonds rompent continuellement la belle courbe du cintre, l'édifice, conservant dans l'indivision de ses membres toute la grandeur de ses proportions, produirait à la plus liante puissance l'effet inliérent aux voûtes spliériques. Tel qu'il est, cependant, si l'on y entre à certaines lieures où le détail s'efface, où la décoration se tranquillise, on y éprouve encore ce sentiment d'orgueil et de sér('nité que donne le spectacle d'une grande difficulté vaincue par le g(^iiie de l'homme ; mais l'émotion que l'on y ressent est paisible, indéfinie, graduée, et ne devient que peu à peu solennelle. En suivant les contours de l'immense courbe, la pensée s'élève doucement et comme en spirale jusqu'à IVi^il de cette voûte de pierre par où on aperçoit la voûte des cieux.
L are et la voûte furent les traits dominants de l'arcliitecture romaine. Chez les Grecs, la colonne était le principal élément de construction, le support par excellence, et fe mur axnit la fonction de fermer plutôt que de soutenir. A Rome, il en fut autreiiKvnt : le mur (hnint essentiel ; il dut résister non seulement à une pression verticale, mais à la pression oblique des voûtes et des arcs. Le lourd pied-droit, qui est une sorte de mur isolé et façonné, remplaça la colonne grecque si élégante en sa vigueur, si majestueuse dans sa grâce robuste, si niàle et si ferme dans son apparente élasticité. Ln peuple artiste aurait trouvé dans ces conditions nouvelles de nouveaux motifs de beauté ; il y aurait clierclié un autre art : les Romains, peu fertiles en inventions, ])eu capables des analyses délicates, pressés d'ailleurs de s'assurer l empire du monde et ensuite de le régler et d'en jouir, se contentèrent d'adapter les formes de l'art grec à leurs conceptions; ils se servirent des trois ordres comme d'un simple revêtement.
A une époque ovi Rome naissante n'était encore qu'une A'ilh^ obscure, des constructions colossales y existaient déjà telles que le grand cloaque, bâti par Tarquin l'Ancien, et le grand cirque. On eût dit que, prédestinée à être le centre de l'univers, Rome se préparait à de\ eiiir une capitale immense, le séjour du peuple souverain. Tout ce (jiii, dans l'arl étrusque, n'était pas une imitation des ordres grecs, et tout ce qui, dans
l'art romain, provenait de l'Etrurie, portait un caractère d'énergie, d'austérité et d'archaïsme. Les rois d'origine étrusque avaient import(i à Rome une architecture rude, imposante par sa force et qui n'avait pour toute beaut(î que son aspect de solidité inaltérable, sa rudesse même.
Tant que le peuple romain mit en œuvre l'arc et la voûte, il eut une architecture remarquable et qui devint sienne, bien qu'elle ne fût qu'une application développée de l'art étrusque. Lorsque, voulant prévenir les débordements du lac d'Albano, ils creusaient un de ces canaux d'écoulement qu'on appelle des émissaires, et le voûtaient sur une longueur de quinze cents mètres ; lorsqu'ils élevaient en pierres rustiquement taillées l'édifice qui servait d'entrée à la grotte du canal ; lorsqu'ils bâtissaient dans le même style ces grands aqueducs (jui enjambaient les ravins, franchissaient les vallées et, traversant de toutes parts la campagne romaine sur des suites déliantes arcades, souvent superposées, portaient d'une montagne à l'autre des torrents d'eau pure..., les Romains témoignaient d'un g(Miie propre, d'un génie fier, puissant et pratique. Ressortant sur le ciel ou sur le fond brun des montagnes, l'aqueduc romain, avec ses lignes droites et ses courbes r(''pétées, possédait une double expression : celle du mouvement dans l;i succession des arcades courantes, cellti du calme dans la longue horizontale qui les domine. Aujourd'hui, quand on en voit de loin les ruines, ces aqueducs prodigieux ressemblent à des colosses rangés en bataille. Toutes les l'ois qu'elle est simple, l'architecture romaine est grande parce qu'elle s'accuse avec franchise, avec ampleur, parce ([u'elle montre clairement le jeu de ses muscles et le mécanisme de sa puissante stucture. Or, l'apparence d'une solidité à toute épreuve peut être à elle seule une beauté imposante, dès qu'elle procure la notion d'une éternelle durée. En asseyant leurs voûtes sur des culées massives, en épaississant les trumeaux de leurs arcades, en élevant leurs coupoles sur des piliers énormes et en quelque sorte monolithes, puisque les matériaux en étaient liaisonnés par un mortier incomparable, les Romains pouvaient obtenir à la fois, et dans le même édifice, l'eiret qui rc'sulte cliez les Grecs de l'àpreté des entre-colonnements, et l'impression que produisent l'amplitude des courbes et l'étenilue des vides inférieurs.
Mais lorsfju'ils ^•oulurent faire œuvre d'art, les Romains, ne sachant ni inventer ni s'assimiler les inventions d'autrui, accumulèrent les fautes. Non seulement ils employèrent les ordres sans les comprendre et ne réussirent qu'à les corrompre, mais encore ils imaginèrent une fusion malencontreuse de l'architecture hellénique avec l'architecture étrusque, <• est-à-dire de la plate-liande avec l'arc.
Les ordres? Nous avons expliqué déjà comment ils furent dénaturés par les Romains, surtout les deux ordres grecs par excellence, le dorique
et l'ionique. Etraugx; contradiction 1 Les Romains, qui attachaient tant de prix aux apparences de la force et qui en imprimèrent les accents à leurs arcs et à leurs voûtes, firent disparaître ces accents dans l'ordre dorique! Ce l'ut en railaiblissaiit qu'ils le rendirent m(''connaissal)le ! Aux belles époques de l'art grec, aux siècles de Pisistrate et de Périclès, la colonne dorique avait ton jours eu en élévation moins de six l'ois son diamètre : les Romains l'atténuèrent jusqu'à lui donner sept diamètres de hauteur, et ils lui ôtèrent ainsi le caractère de la force. Elle était sans base et paraissait surgir des fondations, à l'image d'un chêne enraciné dans la forêt : ils y ajoutèrent un tore et une plinthe carrée, comme si, après avoir été allongée, (.'lie se trouvait encore trop courte pour aller du sol à l'architrave. Les Grecs lui avaient laissé la forme d'un cône, môme en lui donnant un renllement insensible : les Romains placèrent ce rendement vers le milieu de la colonne, de sorte ([u'amincie par le bas et par le haut, elle eut la figure d'un fuseau tronqué aux deux bouts. Le chapiteau était serre'' à la gorge par des rainures qui entraient dans le vif de la colonne: les Romains substituèrent à ces entailles énergiques un astragale mou, un anneau largo et lâche. L'échine présentait un prolîl superbe, exprimant la tension d'un muscle qui se raidit pour porter un fardeau; cette l'oi-me admirable fut remplacée à Rome par une moulure boudinée, insig iiiliante, et que l'on trace au compas, le quart de rond l Le tailloir (Uail uni et fort : les Romains en alTaiblirent l'aspect en le divisant. L'architrave était robuste et plus haute que la frise : les Romains prirent l'inverse de ces proportioiis... et pour tout dire en un mot, ils ne touchèrent pas à un seul memhre de l'architecture dorique sans en méconnaître la fonction, sans en altérer la physionomie.
Dans l'ordre ionique, oh la grâce devait remidacer la force, les Romains, nous l'avons vu, ont apporté des altérations non moins choquantes. A la base ronde, souvent tressée, qui chaussait comme un cothurne élégant les colonnes grecques, ils ajoutèrent un socle carr('', disgracieux, inutile, et plus qu'inutile, gênant. La variété qu'offrait le chapiteau, par ses deux volutes et ses deux coussinets, disparut au temps des empereurs, pour faire place à quatre volutes semblables qui effacèrent la signification du chapiteau, l'idée charmante et foute symbolique d'un coussin intei'posé délicatement sous l'architrave pour en prévenir le froissement, pour en amortir le poids... Kt combien d'autres déviations déjà indiquées dans le cours de ce livre !
Mais la plus remarijiuxble, la plus malheureuse innovation introduit; par les Romains dans l'architecture, ce fut ce nnilange de deux principes qui n'étaient pas de nature à se combiner, l'arc et la plate-bande.
Toute construction se compose de supports et de parties supportées. Un peuple ([ui a sous la main d'énormes blocs de granit, de pierre ou de
marbre, peut adopter le sysiènie de la plate-liande et faire porter de grandes architraves dune seule pièce sur des colonnes suffisamment espacées pour la circulation. Un peuple chez qui la pierre n'est ni assez abondante ni d'un transport assez facile pour fournir matière à des travaux immenses et rapides adopte le système de l'arc et de la voûte, qui
COMBINAISON DE L ' A R C ROMAIN AVEC LA I' L A T F, - I! A N D E ET LES ORDRES GRECS. (TIléâtre de Marcellus, i Rome.)
[tcnuet de construire en peu de temps de vastes édifices avec de petits matériaux. Ce sont là deux systèmes parfaitement distincts, dont chacun peut et doit se suffire à lui-même. Les Romains, qui étaient des constructeurs excellents et d'habiles iugénieurs, mais de médiocres artistes, iiiiai^inèrent, disons-nous, de marier les deux principes. Pour les templ(is, il est vrai, ils employèrent, au moins à rext(h'ieur, les colonnes isolées, la plate-bande et les ordres grecs, sans doute parce que le respect des traditions religieuses les empêchait d'appliquer une architecture nouvelle à la demeure des anciens dieux ; mais il n'en fut pas de même pftur les autres monuments, tels que th(î;Ures, amphithéâtres, arcs de
ARCHITECTUI'.K. "2o3
li'iompho. Sur l ai'cade soutenue par ses pieds-droits, ils posèrent une pliite-bande composée de plusieurs morceaux, et comme la plate-bande semblait appeler la colonne, ils engagèrent mie colonne dans cbaque pied-droit. Ils employèrenl ainsi deux supports de nature ditTérente pour sovitenir le même fardeau, ilien n'était plus contraire au sentiment de l'art (|ue ce mélange adultère, car. en adossant des colonnes aux piedsdroits, on assigne un rôle de pure décoration à ce qui, par essence, est un support. On associe deux choses principales pour l'aire de l'une Vaccessoive de l'autre. Que penser, en etl'et, de cet accouplement des arcades avec les colonnes, sinon que l'tme des deux forces est venue suppléer à l'insuffisance de l'autre? Serait-ce ([ue, la plate-ljande s'étant brisée, on aurait construit une arcade après coup pour la soutenir? Serait-ce au contraire (jue, l'arcade étant trop faible pour porter l'entablement, on l'aurait consolid(''e par une colonne en guise de contre-fort? Voilà ce que le spectateur peut se demander. Evidemment, la conception manque d'unité; elle manque aussi de logique. La plate-bande et l'arc sont deux méthodes de construction engendrées par deux principes tout ditï'érents : or, un principe ne saurait être le complément d'un auti'e principe, pas plus qu'une pièce d'or ne peut être l'appoint d'une aufi-e pièce d'or. Les ordres grecs sont trop illustres pour n'être que l'accompagnement d'une architecture qui leur est étrangère.
(le vice de l'art romain, vivement signalé de nos jours par les artistes éniinents qui ont remis en lionneur le moyen âge, avait été aperçu au xvm" siècle par Frézier [Disserlation sur les ordres) : <( Si les colonnes, dit-il, sont suffisantes pour porter les entablements et une voûte, pour- (|uoi les appuyer contre des pieds-droits d'arcades? Si elles ne sont pas suffisantes, il faut en multiplier le nombre dans la longueur et dans l'épaisseur de l'édifice en les serrant et en les accouplant dans les endroits oii il en est besoin. Si enfin ces augmentations de colonnes causejit ([uelques end)arras par leur multiplicité, il faut prendre le parti des arcades simples sans y ajouter des colonnes qui deviennent inutiles aussi bien que les architraves et les entablements. Ce mélange m' jircduit que de vicieux aréostyles, une occasion de dépense supertlue et une preuve du peu de jugement de l'architecte. »
Ce qu'on pourrait dire pour défendre, au moins par atténuation, le mode romain, c'est qu'il olîre une alternance parfois agréable de droites et de courbes, et que les surfaces com exes des colonnes y foi'iiicut un conlraste avec les surfaces plates du pn'd-droit.. Les restes du tlnsitre de Marcellus à Rome ne sont pas, au premier abord, dépourvus d'harmonie. 11 est vrai ([ue le prestige qui s'attache aux ruines antiques les fait souvent trouver belles. C'est d'ailleurs une puissance de l'habitude que de nous cacher les déviations du goût, et de nous amener insensiblement à tolérer les disgrâces de la forme, (juelquefois môme à les admirer.
254 GHAMMAIlîE DES ARTS DU DESSIN.
Un autre défaut des arcades romaines, quand elles s'ouvrent dans un entre-colonnement, c'est que la corniche des impostes qui reçoivent la retombée de l'arc se trouve coupée par la colonne engagée, tandis que la colonne est coupée à son tour par la saillie de l'imposte, ce qui présente l'image ridicule d un corps mou qui a pénétré dans un corps tranchant, et cela pour venir l'appuyer. Au théâtre de Marccllus, la saillie des impostes (aujourd'hui mutilées) .excède le demi-diamètre des colonnes : c'est le défaut dans toute sa difformité. Vignole, en donnant pour règle de ne point dépasser le demi-tliamètre, a diminué la grossièreté de ce défaut sans le faire disparaître... Que dis-jc! il l'a consacré par sa règle môme. Tout entiers à un sentiment d'aveugle respect pour les ruines de Rome, les architectes de la Renaissance, qui ne connaissaient point l'art grec, se plurent à imiter le théâtre de Marccllus. Scamozzi et Sansovino à Venise, Palladio à Vicence, Pierre Lescot à Paris, et bien d'autres encore ajoutèrent l'autorité de leurs noms ilhistres à ce mode vicieux qui eût offensé l'alticisme d'un Ictinus, d'un Périclès.