‹ Grammaire des grammairesChapitre 111 sur 203 · BU .VERBE · texte numérisé non relu

BU .VERBE

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Ml l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux.

(U Fontaine, PhUemon et BaueU,)

pwir rare un sens toUI : L'àme du sage est toujours constant,, eUe tm, Le m

DU VBKBE. 441

qualité que nous assurons convenir à la vertu , que nous afilnnons appartenir à la vertu; est est le verbe, le mot par lequel nous déclarons cette convenance y cette attribution de qualité, cette affirmation. Le verbe est donc le mot par excellence; il entre dans toutes les phrases pour être le lien de nos pensées ; lui seul a la propriété, non seulement d'en manifester Texistence , mais encore d'exprimer le rapport qu'elles ont au prêserU, au passé et au fuiur.

Remarquez que, quoiqu'il y ait des jugements négatifs, le verbe renferme et exprime toujours l'affirmation*. Ainsi quand nous disons : La vertu n'est pas inutile^ le verbe est marque aussi bien l'affirmation, que s'il n'était pas accompagné d'une négation; en effet, si cette négation n'y était pas, j'affirmerais que l'inutilité se trouve avec la vertu ; mais en joignant la négation au verbe, j'affirme qu'elle ne s'y trouve pas.

Remarquez encore que les verbes négatifs renferment et expriment aussi l'affirmation. — Nier^ par exemple, c'est affirmer ou qu'une chose n'est pas, ou qu'elle ne convient pas à une autre. Donc le principal emploi du verbe est l'affirmation, c'est là sa qualité essentielle.

Cependant cette définition du verbe ne marque pas tout l'usage des verbes, et il n'y a réellement que le verbe être dont elle rende

courage égal contre le malheur et contre la prospérité. La seconde proposition, elle lutte, etc., est une proposiUon relative. Ainsi, qaand il y a plusieurs propositions principales, la première est absolue et les autres sont relatives.

La proposition incidente est celle qui est ajoutée à une proposiUon précédente pour la déterminer ou pour l'expliquer. D'où il suit qu'il y a deux sortes de propositions incidentes : la proposition incidente déterminative , et la proposition tnctdente explicative.

La proposiUon incidente déterminative détermine une proposition précédente , à laquelle elle est jointe d'une manière indivisible : La gloire qui vient delà vertu a un éclat immortel ; les mots qui vient de la vertu forment une proposition incidente liée au si^^et gloire, dont elle est un supplément déterminaUf, parce qu'elle sert à restreindre la signiflcation trop générale du mot gloire, par l'idée de la cause parliculière qui la procure. Cette proposition est indispensable an sens de la proposition qui précède ; on ne saurait la retrancher.

La proposition incidente explicative explique la proposition précédente, k laqoeUe elle est jointe d'une manière indivisible : Les savants, qui sont plus instruits que le commun des hommes, devraient aussi les surpasser en sagesse. . . . Qui sont plus instruits que le commun des hommes, voilà la pto^AWofk incidente explicative; elle est le supplément exp^tcafi/ de la proposition qui précède, parce qa'elle sert à en développer l'idée. Cette proposition peut se retrancher sans nuire à riotégrité du sens de la proposition précédente. (M. Chapsal.)

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