DU H ASPIRÉ
distinguer 1m mois où Ton aspire la lettre h de eaux où die est maette.
Yaugelas et Restaut pensent que, dans tous les mots qui commeiveent par un h, et qui sont dérivés du grec ou du latin, le h ne s'aspire point, et que c'est précisément le contraire dans tous les mots dont l'origine est barbare; mais, comme cette règle n'est riea moins qu'infidllible et générale (14); comme d'ailleurs il doit paraître singulier qu'il Mlle étudier à fond le grec ou le latin, pour savoir comment il ftiut prononcer un mot de notre langue, il sera plus court et plus sûr de donner une liste exacte des mots où l'on aspire la lettre h.
LISTE BB TOUS LES NOMS OU LA LETTRE H EST ASPIRiB.
No» maïqneroos d'an * lei roots qoe r Académie n'a pai veoMinwu
HAlUrtaj.
Hablh et Mi déilréf, perler beaucoup et ayec oelentation.
HACHB, HAOII», HAQHBm.
Hachis, hachoii.
Hacroii (t. degrav.; t. de MasoD)
Haoard.
Hil ni
HiBi (t. de ehasse).
Ha», ddHire.
HilK, cri des charretien.
Haillon.
HAiiii(16)etsesdériTéa.
Haui, chemisette de crin oa de poil de
dièvre.
'Haibiui, temps froM» humide.
(14) Haoaii» est dérifé du mot grée A^i^, sauvage : Rac. À-ypb^, ager, terre;— Halbbab (canard sauTage) est déliré de etXigp«vSo;: Rac. "axç^ dxo;, la mer, et ppt^cç, certain oiseau ; -- Halb, de i£xto$, selon fes Dorions, pour ^loç, soleil, ou de dxtbç, diaud, ardent : Rac. kxi%, chaleur» et proprement celle qui rient du soleil; — ^Hallb, de lx»çy areay aire à battre le grain ; — Hambau, de ô^a, simuï, ensemble; — Harchi, du vieux mot à^Ki, dont est encore demeuré à^Kctl, ulna, os ; — ^HAiDi, dejMf(^ia, lecœur;— Haihois, deâpvooùç, peau d'agneau: Rac. ipç, àpvèç, agneau; — Hiaos, de Èpu;, etc., etc.
Halxtib est dérivé du mot latin halitus ; HBNmB, de Atnnire ; HKBifissKUKiiT, de hinniiusj bardi, deAarcfeo, ou du grec xotf^îa, coeurs en changeant A en A; bbb- HiK, de hemia ; hallsbabdb, de kattai HABroBi de harpago; haitib, de hofpgiai HÉBissoB, de keru^ etc., etc.
Et malgré cette origine grecque on latine, le A de tous ces mots est asplié.
(15) Hacbubbs. Ce mot se dit non senleomit an pluriel, malf eneore an singulier, dans le blason, pour désigner les traits ou points qui marquent la diflSrenee des couleurs et des métaux : la hachure en pal, la hachure en fiuee,
(16) Haub. Le h s'aspire dans tous les temps du verbe ha\r.