‹ Grammaire des grammairesChapitre 141 sur 203 · CONJUGAISON DES VERBES TERMINES RN YER · texte numérisé non relu

CONJUGAISON DES VERBES TERMINES RN YER

Je paie , fti bégaies, ils baient (364), tu aboies, je côtoie (385), U$ appuient, je déploie, je renvoie, que je voie, que tu voies. A la pr^ mière et à la seconde personne plurielle de l'imparfait de Tindi--

Il Teat les rappeler, et sa toii les effi^aU ; Ils coarenl : (oui son corps n'est bientôt qu'une plaie. Dans la nême pièce (aete 1, 8C. 5) :

Sur qui, dans son malheur, toulei-TOus qu'il ^appuU ? Ses larmes n'auront plus de main qui les tuiàt, ■

Et (acte II, 8C. ô) :

En tain tous espérez qu'un dieu vous le renvoie; • Bt FaTare Achéron ne Uehe point sa proie.

Dans Bolleau (Satire VII) :

Car le feu, dont la flamme en ondes se dépMe, Fait de notre quartier une seconde Troie.

Dans le même écrivain (Satire VI):

Je le poursuis partout, comme un chien sait sa proie, Et ne le sens jamais qu'aussitôt Je û*aboie. Et(ÉpltrelX) :

La louange agréable est l'âmo des beaux rers ;

Mais je tiens, comme toi, qu'il Taut qu'elle soit vraie.

Et que son tour adroit n'ait rien qui nous effraie

Dans La Fontaine (la Cigale et la Fourmi) :

Je vous patrai, lui dit-elle, Avant Tout, Toi d'animal.

▲assi la plupart des Grammairiens sont-ils d'accord sur ce changement, et l'usage actuel est conforme a lear opinion.

(364) Baykb, on prononce bé-ié, comme payer. Ce mot, dit Trévoux, tire son origine de l'italien badare, qui est aussi latin, selon les gloses attribuées k Jsidore, Autrefois on disait béer, dont on a conservé l'adjectif verbal, béant, béante.

D'autres veulent crier, et leurs voix déraillantes Expirent de frayeur sur leurs lèvres béantes.

(Demie, u-ad. de VÊnéide, liv. VI.) Et les rapides dards de leur langue brûlante S'agitent en sifllant dans leur gu^sule béante.

(Le môme, Ihr. II. Le poëte parle ici des serpents.)

Molière a dit dans le Tartufe (acte I, se. 1, édtt. pour la compagnie des libraires associés, 1788; :

Allons, vous, vous rêvez, et bûiUez aux corneilles.

Bâillez est bien cerUinement un barbarisme, ou plutôt un contre-sens.— Toutes les bonnes éditions portent bayez,

(365) GôTOTBx prend l'accent circonflexe à tous ses temps.

Voyez à la note suivante une règle sur la manière d'orthographier les mots terminés en mentj etc., etc.

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