DB LA SECONDE CONJUGAISON
Gouquéui n'est d'asage qa'à Y infinitifs à Vimparfait du subjonctif (370 bi$), wa prétérit défini, aui temps composée et au participe passé. Il se dit figurément des choses morales et spirituelles. Rsconqvbrib s'emploie le plus souvent au participe passé. S'BNQUÉsit s'emploie peu hors de l'iofinitif et des temps composés. — Ce verbe dit plus que s'informer. En demandant une chose à quelqu'un, on s'en informe ; en la demandant à plusieurs pour juger par leurs témoignages comparés, ou en pressant, on en poursuivant de questions une personne instruite, ou f'eftquiert : Le nouvelliste s'ehquibbt des affaires publiqties ; r homme oisif s'en in- FoiMB. — Ce verbe régit les personnes et les choses.
Voyez au régime nom une observation de d'Olivet sur le verbe informer, auqoil Racine a donné un régime autre que celui qui lui appartient.
ASSAILLIR (verbe ac^f et dèfectif).
J'assaille; nous assaillons. — J'assaillais; nous assaillions. —J'assaillis; noua aasaiUImes. — J'assaillirai. — J'assaillirais. — Assaille ; assaillons. — Que J'assaille: que nous assaillions. — Que j'assaillisse; que nous assaillissions. — Assail- ' Or. — Assaillant. — Assailli, assaillie.
(hé Dict. de VAccuiémie, Restant, page 366 ; Galtel, Lévizac, page 31, t. II;
Caroinadey page 21, et M. Butet.) Féraud est d'avis que ce verbe n'a au présent de l'indicatif que les trois personnes du pluriel.
Waiily pense que l'on peut dire j'assaillirai et j'assaillerai,' Trévonz ne met qne j'assaillerai. Mais l'autre est plus régulier.
Autrefois on disait an singulier : j'assaus, tu assaus, il assaut, Malherbe, parlant de l'Église, a dit :
Un juur, qui n'esl pas loio, elle verra tombée
La U-oupe qui l'assaut et la veut mciire à bas. (Les Larmes de saint Pierre,]
Aa futur, on disait autrefois j'assaudrai.
Présentement ce verbe n'est guère usité qu'aux temps composés et au présent de l'infinitif.
Conjuguez de même tressaillir y et dites au présent^ t7 tressaille, et non pas il tressaillit, comme Tout dit J.-J. Rousseau et quelques autres écrivains, par euphonie:
finée à cet aspect tressaille d'allégresse. (Deldle, trad. de VÉhtélde.)
Le fntur est régulier et fait copséquemment j« tressaillirai. Cependant Le Franc a dit : Je tressaillerai d'allégresse, et Féraud pense que je tressaillerai parait plus coDrorme à l'analogie des verbes de cette dernière terminaison : je cueillerai, je recueillerai, etc.
Mais il nous semble que cette opinion de Férand est très peu fondée, car si l'on dit je cueillerai, c'est parce que l'on a dit autrefois cueiller i l'hiflnitif (voyez
^70 Ms) « 11 semblait qu'ils ne conquissent que pour donner. »
(Montesquieu, Grand, et décad, des Rom, , chap. V.)
SS8 DES VERBES IRRÉGULIEBS ET DÉFECTIFS
page 580) ; je tressaillirat esl bieti préférable, paisqall est conforme à U rèfle sur la formation des temps, qui veut que le futur se forme du présent de l'infiniUr.
D'ailleurs Reslaut, Dcmandre, Lemare, Lévizac, Caminade, Catineaa a Gattd indiquent Je treMMaillirai.
Il est Trai que 1* Académie avait mis je tressaillerai dans l'édition de 1198 ; mais dans Téditlon reconnue de 1762 et dans celle de 1835, on lit je tressaillirai.
Autrefois on disait il tressant.
Avenir. Ce verbe se conjugue sur venir. Voyez plus bas.
BÉMIR (verbe actif).
Ce verbe se conjugue comme emplir y verbe' de la deuxième con^ jugaison.
Il n'est irrégulier qu'à son participe passé, qui fait bénit, Mnt'Ie.et Mai, Mnie.
Bénit, bénite se dit seulement en parlant de la bénédiction de l'église donnée par un évêque ou par un prêtre avec les cérémonies ordinaires. On dit tiit cierge BSHiT, du pain bénit, de Veau bknitb, des abbesses bénites. Les drapeaux ef^ étéviiiiTs, (L'Académie.) — « Dieu fait voira Eve son ennemi vaincu, et lui montre « cette semence bénite (J.-G.) par laquelle, etc. > (Bossuet, ffist. un<v.,II«part.) — - « Du temps de Moïse, on y montrait encore les tombeaux oà reposaient les een- « dres bénites d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. » TLe même ^Dise. sur Vtiisl, univ,, II« part.)
Béni^ bénie a toutes les autres signiflcaUons de son verbe ; il se dit en pariant de la l>énédictlon et de la protection particulière de Diea sur une personne, sur une famille, sur une ville, sur un royaume ou une nation ; ou bien encore pour désigner les louanges alTectueuses que l'on adresse à Dieu, aux hommes bienfaisants, et même aux Instruments d'un bienfait : c L'ange dit à la Sainte- Vierge : «Voqs êtes bénit « entre toutes les femmes. » — Les armes bénies de Dieu sont toi^ours heureuses. • (L'Académie, 1762, 1798.) — « Les princes qui ne se croient placés sur le trône « que pour faire du bien i l'humanité sont bénis de Dieu et des hommes. >
(Beauzée.) Ce régne, qui commeDoe k l'ombre des autels. Sera béni des dieux et chéri des mortels.
(Voltaire, Olympiade, acte I, scène i.) Enfin Beaoxée fait observer que béni a un sens moral et de louange , et Mnif . un sens légal et de consécration : c Des armes qui ont été bénites par l'église « ne sont pas toujours bénies do Ciel sur le champ de bataille. »
— M. Bonifaoe fait remarquer que dans la phrase citée de Bos6uet,«<m«ncff béniU n'est pas régulier, car il n'y a pas eu de consécration, et que dans oe cas le mot béni s'écrit sans t. Il ajoute que ce participe précédé du verbe awir s'écrit de la même manière : « L'eau que le prêtre a binie. > Ainsi on doit écrire béni à tous les temps composés de ce verbe actif. A. L.
BooiLLiR (verbe neutre et défecUf).
H nous, ta bous, il bout; nous bouillons^ vous bouillez, ils boollfeiil.— Jebooll-