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DB LÀ SECONDE CONJUGAISON

lais ; nous booilltoDS. -* Je bouillis ; nous bouUllmef . — Je bouillini ; noiu booliliroM.— Je bouillirais; nous bouillirions.— Boas.— Que je bouille, que ta bouilles, qu'il bouille; qoenoos bouillions, que vous bouilliez, qu'ils bouillent— Que Je bouil* lisse; que nous bouillissions. — Bouillir. — Bouillant. — Bouilli, bouillie, etc.

(L'Académie.) .

Ce verbe, fait observer Féraud, ne s'emploie au propre qu'à la troisième personne du singulier ou du pluriel ; mais, pour le rendre actif et l'employer à toutes les personnes, on se sert des temps du verbe faire^ joints & l'infinitif bouillir : Je fais bouillir, nous faiêons bouillir, etc.

Wailly dit je bouillirai ou je bouillerai} mais le premier est le seul qu'indiquent l'Académie, Restaut, Demandre, Féraud, Gaminade, Gattel, etc.

Courir (verbe neutre et irrégulier).

Je cours, tu cours, il court ; nous courons^ vous courez. Ils courent.— Je courais; nous courions. — Je courus; nous courûmes. — Je courrai; nous courrons. *- Je courrais; nous courrions. — Cours, courons. — Que je coure, que tu coures, qu'il coure ; que nous courions, que vous couriez, qu'ils courent. — Que je courusse; que noos courussions. — Courir. — Courant. — Couru, courue^ etc.

(Tb. Corneille, ntr la 250« Rem. de f^augelae, — Restaut , Wailly, Féraud , Demandre, Lévizae et l'Académie.)

Conjuguez de môme les verbes concourir, discourir, accourir, parcourir^ secourir.

DiscouBU. L'Académie et les écrivains ont donné pour régime i ce verbe la préposition de ou la préposition sur : « Socrate passa le dernier jour de sa vie i dis*. « courir de Timmortalilé deVàme, eur l'immortalité de l'âme. » (L'Académie.) — > « J'ai entendu ce philosophe discourir sur les propriétés de l'aimant, sur la pesan- « leur de l'air; il en parle fort savamment. » (Trévoux). — • Nous discourùmef de % ces choses. » (Racine, le Banquet de Platon.)

On croirait, à vous voir, Aam vos libres caprices.

Discourir en Calon des vertus et des vices. (Boileau, satire IX.)

LamoignoD, nous irons, libres d'inquiétude,

Dlseourir des vertus dont tu fais ton élude. (Le mènie, épitre VI.)

Sur parait préférable à Féraud ; mais M. Laveaux est d'avis que discourir sur quelque chose, c'est en parler ;ivec ordre, avec méthode, en parler i fond; et que discourir de quelque chose, c'est en parler sans approfondir la matière.

— L'Académie admet les deux prépositions dans le même sens. A. L.

Accourir se conjugue aussi comme courir; mais il reçok, selon l'occurrence^ tantdi avoir, tantôt être :j'Ai accouru, je suis accouru; au lieu que courir, lorsqu'il signifie se mouvoir avec vitesse^ ne reçoit que rauxiliaire at^otr.

(L'Académie^ Féraud, M. Laveaux.)

Toyex , pag. 464 , une remarque de d'Olivet sur une faute échappée k Radne dans l'emploi du verbe cotirt'r.

^oyez aussi, p.* 472, ce que nous disons sur l'emploi des temps composés de ce verbe accourir,

SSÙ YBRBB8 IRRAGULIBRS BT DÉPBCTIFS

Oovifti i nDflfillSr« le même mbi que courir^ mtte tl ne t'emploie qae dus emolnet façom de parier; par exempte, en termes de cbaiie et d'éqniUlkm : ecwrre Iff eerf, h daim, un itivre; couttb un ekeval. On dit ausl* en terme popiibire, wurrê U ffitUMou, on bien encore courre la poste, courre une bague. Aalrefob on employait souvent ce verbe i la place de courir. — Voiture a dit : « Les périb « que J'ai à courre en ce voyage ne m'étonnent pobit. » •— Et Malherbe :

De ces Jeunei guerriers la flotte vagabonde Allait eoarre fortune aux orages du moade.

Prisenlement, exeeplé les cas précités, on doit, comme le fait observer Trévoai, loqjours dire courir, et même , pour ne pas se tromper , il est bon de s'en smir partout où l'on a le moindre doute.

Couvrir (verbe acHf).

Voyez la conjugaison da verbe ouvrir.

Cueillir {verbe actif et irrégulier). '

Je cueille» tu euelUes, U cueille , nous cueillons, vous cueillexi Us cueiUeat. — Je cueillais; nous cueillions. — Je cueillis; nous ouelillmes. — Je cuelUeral; noos cueillerons. — Je cueillerais; nous cueillerions. — Cueille; cueiUoBs. — Que je cueille; que nous cueillions. — Que je cueillisse ; que nous cueillissions.-* Cueillir, cueillant. — Cueilli, cueillie. (Restant, Wailly, les Granmi. mod. et r Académie.)

Il est certain que Ton a dit autrefois cueiller à l'infinitif, et c'est pour cela que 1*m dit je cueiiierai, au futur, et non pas j> cueilUrai;Je cueitleraie, au eoodilioonel, et non pas Je cueiliirait.

Remarquez qu'il faut dire ; Je cueillie, iwue cueilHmei, J'ai eueilh ; et non psi fe eueillai, ftoue cueilldmei. J'ai cueille.

(Th. Corneille et l'Académie, #iir la 488« Rem. de f^augeku, Reataul, Waffly et les Gramm. mod.)

Conjuguez de même recueillir, accueillir.

Dormir. Voyez sortir.

Faillir (verbe neutre et défeeUf).

Ce verbe n'est en usage qu*au prétérit défini^ je faillis, nmss /MlUnesi au prétérit indéfini, fai failli; aux temps composés tant de l'indicatif que du subjonctif, f aurais, j'avais failli , etc. ; et à l'inflnitify faillir, f aillant, failli, faillie.

(Wailly, page SS. — De Latoucbe, page iss, 1. 1.) Ce verbe s'emploie quelquefois dans le sens de se tromper, et La Fontaine a dit avec cette acception. Je faux.

L'Académie met dans son Dictionnaire :je faux, tu faux, il faut, nmu fail^ ions, vous faillex, Jls faillent; Je faillais',je faudrai-, mais elle prévient que ch i sont peu usiléf» et| en effet, l'on ne s'en sert que dans le style fàmiHer. Tour

tm LA SECONDE GOSUCeAISON. 531

le futur, les um wmét^iÊaiiefktidni, eemme VAeMlémie; d'aulm Je famimii U \ est inutile de s'étendre li-dessus, puisqu'on ne se sert pas de ees temps. I

FoiUani, fiirticipe présent, s'emploie dans cette phrase adverbiale, jmmr à coup faUlanti pour dire, joner à la place du premier des joueurs qui manque. — - FaiUi, faiUiê, participe passé, n'est d'usage que dans le sens de finir et dans celui de manquer A faire. A jour failli, c'est-i-dlre, à jour fini : Il fatU quê dam quaiqueê Jour» vous voyi9* cette affaire faite ou f'ailub, c'est-ÀHiire, que vous la vefiei faite on manquée. (L'Académie.)

DftFAiLLia , son dérivé , est IrréguUcr et défectif ; il n'est plus guère usité qu'A la première personne du pluriel du présent de l'Indicatif, nous défaillons, à l'imparfait ;>d^/h</toù, aux prétérits > défaillis J'ai défailli,^ à rinfinitif d<f/at7/tr. Bossuet cependant a dit : « La famille royale était dé faillie.»

(L'Académie, Féraud, Galtel, etc.)

Manquer est plus d'usage dans le sens de dépérir, s'affaiblir-, cependant on dit fort bien, ses forces difaillist fotts les jours; commencent à DiPAiixia.

(Mêmes autorités.)

FÉaiR (verbe actif et défecUf).

Ce verbe, qui signifie fréter, n'est plus d'usage que dans cette phrase, sans coup férir, sans se battre, sans en venir aux mains.

FérUf e, ne se dit qu'en ces phrases badines : il est féru de cette femme, p<Nir dire, il en est bien amoureux; je mis féru, j'en ai dans

l'aile. (L'Académie, Féraud et Trévoux.)

— Féru se dix au propre pour blessé : ce cheval a le tendon féru. (Acad.) A. U On trouve encore dans nos anciens écrivains il fiert pour il frappe. Voyez aux

substantifs composés le mot fler-à-bras.

Fleurir (vethe neutre et défectif).

Ce verbe est réguher dans le sens propre, c'est-à-dire , quand il signifie pousser des fleurs, être en fleur, et alors il se conjugue eomme emplir ; en ce sens on dit à l'imparfait, t / fleurissait; et au participe présent, fleurissant.

Dans le sens figuré, il signifie être en crédit, en honneur, en vogue, et il fait, le plus souvent, florissait à Timpariait de l'indicatif, et toujours florissant au participe présent

' C'est ainsi que s'expriment l'Académie, Trévoux, Féraud, Demandre, Wailly^ If. Lemare; et les écrivains les plus esUmés viennent foriifier celle décision. Cependant on trouve dans les Incas de Marmontei et dans d'autres ouvrages estimés des exemples de l'emploi de fleurissait dans le sens figuré; et il semble que cette expression présente une image plus bardie que florissait, qui, à force d'èlre employée, ne signifie plus que vigere, être en vigueur, dans sa force, en crédit, ^ans presque oCfrir à l'esprit d'idée métaoborioue. Quoi qu'il en &oil^ nous croyons qu'on

ai.

532 VBRBBS IRRteULIKRS ET DÉFECTIF8

doit dire d'an empira qu'il floritêait, et noa qu'il fUuriêtait, pidsqae efA tàoA qoe s'expriment la plupart des écrivains.

— Quand II s'agit d'an empire, d'an peaple, d'ane Tille, T Académie exige /loriftait ; mais elle dit : lei êeienees et hs arts florissaient on fleurissaient. A. l,

Toqjoan est-il certain que ee serait s'exprimer tiés mal que de dire : faire fmr les lois, parce que l'infinitif /lortr n'est pas en usage.

HirLiDiii se conjugue comme fleurir f et dans le sens figuré, on fera mieai aussi de dire A Pimparfait reflorissait, et au participe actif, reflorissant.

Fdir {verbe actif et neutre).

Fuir, verbe actif, signifie éviler^ fuir le danger.

Fuir, verbe neutre, signifie courir pour se sauver d'un péril.

Je fuis, tu fais^ Il fuit ; nous fuyons, vous fuyez, ils fuient. — Je fuyais ; nous fayfons. — Je fuis ; nous faimes. — Je foirai. — Je fuirais. —Fuis ; fuyons.— Que Je ftaie; que nous fuyions. — Que Je fuisse; que nous fuissions. — Fuir; foysol; foi. — Ce verbe prend rauiiliaire avoir.

(ResUut, pag. 533. — Wailly, pag. 82. — L'Académie, sur la 1S0« ilm. dt F'augelas, pag. 22 ; son Dictionn.-- Lévixac.;

Employé activement, c'est-à-dire, dans le sens d'éviter, ce verbe a pour parttdpe fui, fuie.

Conjuguez de même le verbe s'enfuir, et observez qu'à cause du pronom personnel, on dit à Timpératif enfuis-toi, et non enfuii^en, ni ftiis-fen.

Observez encore que en se détache du verbe s'en aller, mais que cette particule est réunie dans le verbe s'en/utr; et qu'alors ce serait une faute grossière de dire il s'en est fui, au lieu de il s* est enfui.

Th. Corneille, qui fait cette remarque, est d*avis qoe c'est également mal s'apnmer que de dire il s'en est enfui, parce que, fait-il observer, c'est employer den fois la particule en, que Ton Joint A fuirf mais il nous semble qu'il y a un css oi cette régie n'est pas exacte, car on dit absotament s'enfuir, et avec un régime iodircet, s'enfuir de quelque endroit. Or, dans le premier cas, il faut dire t7 s*esl enfkêi, et non pas il s'en est enfui; dans le second, 11 faut nécessairement répéter m, pour indiquer le régime indirect^ et alors dire^ il s'en est enfïiù

Nous avons d'autant plus de raison de penser ainsi, que l'Académie a dit : On /'a mis en prison, mais il s'en est enfui, c'est-A-dire, •/ s'estenflU de prison, ce Qa'il fallait exprimer, et ce qu'on ne pouvait faire qu'en employant la préposition en.

— L^ Académie, dans la dernière édiUon de son Dictionnaire, ne donne aucun exemple de ce genre ; et il faut reconnaître que cette locution est bien désagréable s l'oreille. Noos dirons donc t On Ta mis en prison, mais il s^est enfkêi, A. L.

GÉSIR (verbe neutre et défectif). Ce verbe y qui n'est plus en usage, signifiait être couché; on dit

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