SERBES IRRÉGUUERS ET DÉPECTMFS DE LA TROISIÈME CONJUGAISON
AVOIR (verbe actif et auoMiaire).
Ce verbe est un des plus irréguliers; nous en avons donné la conjugaisouy page 457.
Apparoir (verbe neutre et défectif).
Ce verbe tt*est d'usage qu'à finfiniUf avec le verbe faire, « 11 a fait apparoir de « son bon droit, » et i la troisième personne singulière de rindieatlf, ot il ne s'emploie qu'unlpersonnellement , et où il fait il appert,
( Le Diet, de F Académie, Féraud et GaUel.)
Apparoir ne se dit qu'au palais ; cependant La Bruyère ( cbap. VII ) a dit : ne ^aire qu'apparoir dttns sa maison. Apparaître éitAi le mot propre.
Asseoir (verbe actif).
Au propre, asseoir se conjugue le plus ordinairement avec deux pronoms personnels.
Je m'assieds, tu t'assieds, il s'assied; nous nous asseyons^ vous vous asseyez, ils s'asseient. — Je m'asseyais ; nous nous asseyions. — Je m'assis ; nous nous assîmes. — Je m'assiérai ou je m'asseierai ; nous nous assiérons ou nous nous asseicrons. — Je m'assiérais ou |e m'asseierais ; nous nous assiérions ou nous nous asseierîons.-— Assieda-toi; asseyons-nous.— Que je m'assele; que nous nous asseyions.*— Que le m'assisse ; que nous nous assissions . — S'asseoir. — > S'asseyent. « Assis, assise.
54S VBM» laiiaiiiMU r DÉncnps
Ua'f apoiiii4*ferbe fui lit 4|ira«vé 4Mii «• i BUff flBfia l'Aeidéiato (iHet , éiUt. 46 tlêt ti 4b I1M), W«By (pais Méen GrMWi.) , ResUot (Hi«> t48 el 2&3 ), GtIKl» UTfne(pt«s 14, t. Il), Sicvi (pafe 364, 1. 1), ta plapMl dei GrtfMMM«M«M4met, et a«hi I^Mct Midècidé qu'U se eMJiagveraU saiY«iit ta oiodèta qat nooi iadiqooM.
— Od conjagoe aosil qoelquefoii ce verbe de ta nmiAre Mifwle : ToMwai» , (• aisois , il assoit, nous assoyons, wms assoyex , Uê assoient. J'aêêoffmtâ. Xas-* soirai. J'assoirais, jissois^ assoyss. Que f assois. Assoyant,
XÀced.,édtt. deiatS.)
CoQjugaez de mâine le YoAe roiêemr
Gboir {verbe neuêre^ iméguUer M défeeUfi,
Tomber f êtreporU de haut en bas par son propre poids, ou par une ismpmieion qu'on a reçue. Ce verbe n'est pu beraeoup en «sage; od femptoie qnelipie foii i nntoitlf , et il pei* égataoMftt lire prit «a pvepre et m flgtfé; aiofs e^ea. sartont en poésto, on terme très expressif, aieis il tant qa*U soit bien «oené. CL'Académie, Féraod, Demandre, Wailly, etc.
Tout va dtalr en im anta, oa tondw od k vôtre.
(P. GonieiUe, Bodo^imc, aeie I, se. f.) Mail plusdasiHihaotraBgtabiveiir vwB anis, Plus la entale de dlolr vous doit rendre soumis.
(Th. Corneille, ie ComU dTEsses^ acte I, se. a.)
Ainsi qu'on voit« soMS osât auins ëiHiienles,
Ourir les épi^ des moissons Jaunissanies. (Voltaire.)
On tait usage aussi du participe cku, chue, nuis plolôt en vers qa'en prose , H plus dans te styte badin et famiiter que dans le styte sérieux et fievé.
▲n lieu du féminin cAiie, on disait anciennement chuts, ce qiri ne s'est eonservé que dans œs façons de parler proverbiales, chercher chape-chute , trouver ehapO' chute, qui veut dire cbercher on trouver «ne aventure avatagense» om quelquefois mauvaise. « Je lui dis qne ce n'est point ta ta vto d'un bonnète heswme, quH < trouvera quelque cAc^M-cAule » et qu'à force de a'expoaert il aura atn fait. >
(Madame de Sévigoé.)
On a dit autrefois ehaer, chair, chaoir, ensuita cAeotr. Roobaud est d'avis qa'i raison de l'élymologie, on devrait contiDuer d'écrire ce mot avec nn e; Trévoui el Caminade suivent cette orthographe ; mais l'Académie, Féraud^ Wailly, Girard, Uomergv^ ele., etc., écrivent choir sans s.
Comparoir {oerbe neuire et irrégulier).
Ce verbe a le même sens qne comparaître ; mais comparoir ne se dit qu'an ps- Isb et dans ces phrases : assignation à comparoir, ou être assigné à comparoir. Il n'a point d'autre temps.
\jt Gendre qui a dit : « Les Ptatéens i^oumèrent les Lacédémoniens  compa- « rotfr devant les Ampbiotyons, » aurait donc mieux observé le style derhUioire s'U «at dit, oMrvnl tes Laoédémoniens.
ME tA TROISlteB GOlViUGÀISOlt. 54S
GoifDOULOiR (SB) {t>erbe réciproque et irréguKer).
O verbe, qui fignlfie prendie part à U douleur de fueiqn'oo , ne le dK qu'à "InfiiriUr, et il ei t vieux. ( L'Académie, Yaugelai » Nnud et GaMel.)
DÉCHOIR {verbe neutre^ irrégulier et défeciif).
Je dédiois, tu déclioii, il déchoit ; nous déchoyons, vous déehoyei, ili déchoient. — Je déchoyaif ;. nous déchoyions. ~ Je déchus ; nous déchûmes. — Je décherrai ; nous décherrons. —Je décherrals*; nous décherrtons. ~ Déchois; déchoyons.— Que Je déchoie; que nous déchoyions. — Que Je déchusse ; Que nous déchussions. •^Déehoir. PoM de fmrtieipê présent, Déehn, déchue.
/>éeAo<r, dans aci4eBips composés, prend tantôt l'auxiifaire être, et tanlM rauiilialre a»oir, selon le acM qu'on y attache. — « Ils sont d4ekui de leon prf. . vUégea. > (L'Académie.)-- « Depuis ce moment U a déeku de Jour en Jour. • — Voyea page 47 1 . ( L'Académie. )
An rulur et an oonditiomiel, on dit : J§ diehmrai , je déekerraU, et non pas j> déchoirai. Je déekoiraU. ( L'Académie^ Wailly , Restant , etc.) etc. )
Ronband et Trévoux écrivent dée/neoir avec un e; mais les autorités qui écrivent cAoir sans e suivent la même orthographe pour déchoir.
Roiieaa aditet éerH(Épttre YI) :
Du riDg od notre esprit une fois l'est fait TOir, Sus UD rscheoz écUt nous ue saurions déchoir.
Et la FonUine ( ttv. VII, fab. 5 ; :
L'âge ta fit déckotF ; adieu tous les annu.
ÉCHOIR (verbe neu^e, défeciif et irrégulier).
Ce verbe, qui ne se dit que des choses, n'est guère d'usage, au présent de l'indieatif , qu*à la troisième personne du singulier : il échoit, qu'on prononce et qu'on écrit quelquefois, U échet ; au prétérit J'ëcAtts; au futur et au conditionnel J'tfeAerrai, yéeherrais; à l'imparfait du subjonctif que féchusee : au participe présent échéani ; et au participe passé échu, échue . ( L'Académie . )
Mais plusieurs Grammairiens sont d'avis qu'en général échoir n'est bien employé qu'i la troisième personne du singulier et i celle du pluriel : H échoit, ou U échet s il9 échoient, ou iU échéent, etc., et ils n'admettent point de premières personnes ; ainsi ils blkmeni f échus , fécherrai, quej'échuste^ nous échûmes, etc.
— Pourquoi donc ce mot ne pourrait-il pas se dire des personnes? Un esclave dira ije vous échus en partage. Et cette locution est correcte. A. L.
( Voy., p. 470, de quel auxiliaire est accompagné le participe de ce verbe. )
Falloir (verbe unipenonnelj défeciif et irrégulier).
Il faut. — n fallait. — Il fallut. — Il eut fallu. — Il avait fallu. — Il faudra. ^ n aura fallu. — Il faudrait. — Il aurait ou il eût fallu. — Point d'impératif. ^
544 VRRBBS IHRÉOULIERS CT DÉFEGTIPA
Qa'fl faine. — Qu'il fallût. — Qo'li ait fallo. — Qa'il eût falla — Falloir, -^kjm faUa.
Vojei m Obserrationi sur les adrerbes , et aa mot beauetn^, daaf quel c» Il fa«t dire» il s'en faut beaucoup, il s'en faut de beaucoup. Voyez anssî an nac fit daai quel eai II faat employer cette négative avec il s'en faut.
Hesseoir {verbe neuire).
Se conjugue sar seoir.
Mouvoir {verbe acHf).
Je roeos , tu meoi, il meut; nous mouvons, vont moovei, lia mcnvefBl Je
mouvais; nous mouvions.— Je mua; nous mûBMS. — J*moavrai; boos moavrons. ---Je mouvrais ; nous mouvrions. — Mens ; mouvons. — - Que Je menve ; qv nous mouvions. — Que Je musse; que nous mussions. — Mouvoir. — Mn« ane,.
Plusieurs de ces temps ne sont en usage que dans le style didacUqoe: « On ne « saurait expliquer comment Téme, étant purement spirituelle, pentmoimiA- le < corps«» Hors de l'infinlUf, on est si peu accoutumé aux modes et aui teaaps de ce verbe y que quand on les rencontre, on y trouve un air sauvage, comme dass cette phrase de Bossuet : « Les premières affaires qui se murent dans l'ÊgMse. • Avec le pronom personnel m, le présent de rindicatif fait assez bien i « Les carte- « siens , pour rendre raison du mouvement, disent qu'un corps qui se meut eo t pousse un autre, etc. » (Fénud.)
Émouvoir, s'émouvoir ei promouvoir se conjuguent sur mourotr. Émouvoir et s^émouvoir ne se disent guère qu'à rin&nitif, au présent de rindicatif, au subjonctif et aux temps composés, ei promouvoir à rinfinitif et aux temps composés. Régnant a dit, dans le Légataire universel (aa. II, se. 6) : Et je vais loi dicter une lettre, d'un style Qui de madame Argante émomera la bile (Sri).
Émouoera, comme le fait observer Wailly, est on barbarisme ; oa doit dire émouwa sans e après le v, comme on dit moutra.
Dbmouvoik, dont on fait usage en terme de palais, pour signiler faire que quelqu'un se déliste d'une prétenUon^ qu'il y renonce, n'est guère d'usage qu'a ï'infinlUf. (L'ilcadémie.)
Pleuvoir {verbe unipersonnel et défecHp,
11 pleut; H pleuvait; Il plut; Il pleuvra; il pleuvrait ; qu'il pleuve; qu'il plat. — Plu, pleuvant.
<U Dictionnaire de V Académie. — Regnier-Desmarals, page 481 . — WaiJIy, page 87. — Férand.) ,
(S7i : naos lei dernières éditions oo lit échanger