‹ Grammaire des grammairesChapitre 158 sur 203 · DE LA TROTSIÈHE CONJUGAISON · texte numérisé non relu

DE LA TROTSIÈHE CONJUGAISON

•aire une chose. Aiosi Toa dit bien : Xai m vaincre et régner ^ parce que oe sont ieax choses très difSdles.

J'ai ftt, par une longue et pénible indusiiie. Des plus mortels yenins ^prévenir la fUrie.

(Racine, MUkidrate, aeteiv, se. 5.)

foi su lui préparer des craintes et des leilles. (Le m6me.)

Et là le mot savoir est bien placé : il indique là peine qa'on a prise. Mais, J'ai sM rencontrer un komme en chemin est ridicule; et beaucoup de mauvais poètes ont aussi mal employé le yerbe sat^oir.

Enfin, souvent on emploie en poésie, assez mal à propos, le verbe iavoir pour le verbe pouvoir : J*ai su le satie faire, Tài su lui plaire, pour /at pu le eatiefairet j'ai PU lui plaire.

Quand vous verrez Pauline, et que son désespoir Par ses pleurs et ses cris saura vous émouvoir.

(Corneille, Polyeuete, acte V, se. 4.)

Il ne faut se servir da verbe fatK>ir que quand il marque quelque dessein.

( VolUire, Rem, sur Polyeuete.)

Seoir (verbe neutre, défecUf et xrrégulier).

Dans la signification d'être assis, ce' verbe n'est plus en usage ; mais séant s'emploie quelquefois comme participe : La cour royale de Paris skast à Versailles , et quelquefois comme adjectif verbal, et alors il est susceptible de prendre le genre et le nombre : La cour royale séaktb à Paris.

— L'Académie remarque qu'il s'employait aussi autrefois avec le pronom personnel, se seoir. Mais il n'est plus resté de ce verbe que l'Impératif sieds-toi, dont on fait usage encore quelquefois en poésie et dans le langage familier. A. L.

Sis, sise, son participe passé, n'est également plus en usage; mais ce mot s'enn ploie comme adjectif et en style de pratique, et 11 signifie situé, située. Un héritage 818 d.'— Une maison sise à. (L'Académie.)

Seoir , dans la signification d'être convenable A la personne , A la condition , au Heu, au temps, etc., n'est plus en usage à l'infinitif ; Il ne s'emploie que dans certains temps, et toujours à la troisième personne du singulier ou du pluriel : il sied, ils siéent; il seyait, il siérait, il siéra; il n'a point de temps composés. Au subionctif, on dit qu'il siée, qu'ils siéent, et au participe présent seyant.

(L'Académie, sur la 628» Rem. de Vaugelas. — Son Dicl. — Féraud, ResUut, Wailly, etc. )

Seoir, en ce sens, s'emploie aussi unipersonnellement.

11 vous sied bien d'avoir Flnpertinence

De refuser un mari de ma main ! (Voltaire, IXanine, acte I, se. 5.)

llBssioiK , verbe neutre qui signifie ne pas convenir, n'être pas séant , n'est pi» d'usage à l'Infinitif, et s'emploie aux mêmes temps que seoir , dans le sens d'être convenable. CL' Académie.)

^àO YERBES IRBÉGCLIEES BT DËFECTIFS

Surseoir {verbe acHf etdéfecHf).

Je ranolf, (a danois, Il sursoit; noas sursoyons^ tous sanoyes, Ils innoint. — Je lanoyais ; doqs sursoyions. — Je sursis ; nous sarslmes. — Je surseoirai; noas surseoirons. — Je surseoirais ; nous surseoirions. — Surseois ; sursoyons. — Que je sursoie; que nous sursoyions— Que je sursisse; que nous surtisiions.— Surseoir. — Sursoyant. — Sursis, sursise.

L'Académie, Lévizac, Demandre et Caminade écrirent Je itirioiâ sans e.

GaCtel, Wailly et M. Butet écrivent Je iurêois avec un e.

— L'Académie n'indique pas I1mpératir;e1le le regarde comme inusité. En tout eas^ nous pensons quMl faudrait récrire sans e, comme le présent de l'Indicatif doDl il dérive. L'Académie, par une raison analogue, met un e au futur et au conditionnel, a cause du temps primitif surseoir, A. L.

Surseoir, verbe actif, s\%n\ûe suspendre, remettre, différery et il ne se dit guère que des aifaires, des procédures : « On a sursis la déliliération, Texécutlon de cet « arrêt. » (L'Académie.) — En termes de palais, on dit : Suasvoia a la délibération^ siTftSEOia A l'exécution de cet arrêta et, en ce sens, ce verbe est neutre.

Le participe présent sursoyant est également usilé au palais ; mais, en général, ce verbe est moins d'tisage aux temps simples qu'aux temps composés.

(L'Académie, Trévoux, Wailly^ Roisle, ie Dict, gratnm. , Gattel, Féraud.)

SouLOiR (verbe neutre et défeclif).

Ce verbe, qui signifie avoir coutume^ a vieilli et ne s'est guère dit qu'à r\mpsrfait : Il ou elle soûlait. Il peut encore être employé dans le style marotique :

Sous co tombeau gtt Françoise de Foix

De qui tout bien un chacun sotdaii dire (llarot.)

Quant h son temps, bien le sut dispenser ;

Deux paris en flt, dont il soûlait passer

L'une à dormir, et l'autre à ne rien Taire.

(Ëpitaphe de La Fontaine, faite par lui-même.)

Valoir (verbe neutre, irréçulier et défecHf).

Te vaux, tu vaux, il vaut ; nous valons, vous valez, ils valent. — Je valais ; nous vallons. — Je valus; nous valûmes. — J'ai valu. — Je vaudrai; nous vaudrons.— Je vaudrais; nous vaudrions. — Point d'impératif,,-^ Que Je vaille; que nous valions, qu'ils vaillent. — Que Je valusse; que nous valussions. — Valoir; valant, vola.

— L'Académie donne aujourd'hui un impératif A ce verbe, et elle dit vaux, valez. A. L.

Il prend l'auxiliaire avoir dans ses temps composés.

Conjuguez de même les verbes équivaloir et revaloir.

Hais on observera que le verbe équivaloir est de peu d'usage i l'infinitif, et qu'il régit la préposition à : « Toute expression qui n'est pas nom, verbe ou madificatir. « est terme de supplément, et équivaut à plusieurs des parties d'onison » (le P. Buffier, Gramm. fr,) ; que le substantif peut régir la préposition de : « Cest féqui*

DE LÀ TROISliXE G0NJD6AI80M. 551

« vàXent de ce que vous m'avez donné; » enfin que ra^JécUf l'emploie avee la prépoiition à, et très souvent gans régime : « L'autorité d'an auteor grave eit ^i- « valante i une raison.» (MM. dePort-Royal.)-^« En grammaire, il 7 a des termes ^'iquitalents^ qui eipriment, aussi bien Tun que l'antre, la pensée. » (Trévoat.)

Quant i revaloir, il se dit plus ordinairement en mal, et toqloors avee le pro» nom le ou cela : Je li lui ai revalu, Je lui revaudrai cmlâ,

(Rcgnier-Desmarais, p. 421 . — Restant, page 42. — Wailly, page 88. — - St l'Académie.)

Faloif fait au subjonctif que je vaille, fue tu vaillee, qu'il vaille, ^, : Je ne croie pas que ce libelle tali la peine que*... a été rejeté par l'Académie.

Dés qu'l s'agit d'exprimer une valeur, on dit valant : Il a une bonne terre valant dix mille éeut ; et, dans ce sens, valant est le véritable participe da Terbe valoir.

Hais, pour exprimer qu'il les a en sa possession, on dit alors : Cet homme a diet mille écue vaillaht; et dans ce cas vaillant est un substantif mascolln employé adverbialement.

Yalou, dans le sens de procurer, faire obtenir, est verbe actif, et alors son participe passé valu prend l'accord.— Voyez, $ V, au cbapltredes Partldpesi oe que nous disons lur l'emploi du participe de ce verbe.

Voir (verbe actif).

Je vois, tu vois il volt; nous voyons, tous voyei,11s voient. — Je voyais ; nous voyions. — Je vis; nous vîmes. — Je verrai; nous verrons. — Je verrais ; nous verrions. — Vols, voyons. — Que Je voie ; que nous voyions. —Que Je vlss« • que nous vissions. — Voir. ^ Voyant. — Vu, vue, etc.

(L'Académie, Richelet, Wailly, page 342, et ResUut, même page.)

Conjuguez de même revoir, entrevoir et prévoir : en observant cependant, à Végard de ce dernier verbe, que Ton dit au futur de rindicatif prévoirai^ et, au conditionnel, jwétjotrats.

L'Académie donnait autrefois le choix d'écrire j> voie ou je voi, de même que poor quelques autres verbes ; teb que : prévoir, eavoir, devoir, etc. Trévoux, RIcbelet, Wailly ont adopté celte orthographe. D'Olivet se croit d'autant plus fondé à en faire autant, qu'il pense qu'autrefois, pour distinguer la première personne des verbes au singulier, de la seconde et de la troisième personne, on ne mettait pas deek cette première personne. Beaucoup de poètes anciens et de poètes modernes écrivent en effet, sans cette lettre, je voi, j'aperçoi, je privoi, etc.

Racine, dans Andromaque (act. V, se. &) t

Grâce Kïc\e\,j'enirevol. . . .

Dieux î quels ruisseaux de sang coulent autour de moi .'

Racine le fils, dans le poème de la Religion (chant III) :

Sans doute il est saeré, ce livre dont je voi Tant de prédictions s'accomplir devant moi.

J.-B. Rousseau, ÉpIgrammeXV:

Honni Barai, ainsi que je prûvoi^ Par cet écrit.

553 VERBBS IRRÉ6ULIKI18 ET DÉFBCTIF8

Boilesa, satire YIII-

Ce difcoun lo nirprend, docteur, J« VaperçoL L'homme de U nature e$t le chef et le roi.

Et saUre X :

Sa teience, Je eroi.

Aura pour s'occuper ce Jour plus d'un emploi.

VolUire, daiu Alxire (act. II, se. 2) i

La mort a respecté ces jours que Je te dof.

Pour me donner le temps de m'acquitter rers toi (ITS).

Mail qae dans l'origine on ait écrit sans $ la première pertonne des veriicf ao tingoller, od que ce soit par licence que les poètes retranchent cette letlM à la fin . des vers , noas dirons^ avec Chapelain, que ce qui a fait mettre le « à cette première personne, c'est qae la syllabe est longue, et qu'il y est placé pour en marquer la longueur; ensuite nous croyons que l'usage de mettre cette lettre est leHement adopté, que les prosateurs ne doivent Jamais écrire, je voi : et que œ n'est que très rarement et seulement lorsque la rime l'exige, qu'il est permis aux poêles de supprimer le s,

Limparfait de l'indicatif et le présent du subjonctif sont, comme les verbes terminés en oyer, tiyer, etc., distingués, dans la première et la seconde personne du pluriel, par un i ajouté à l't grec : nota voyions, vous voyiez; que nous voirions, que vous voyiez.

Vouloir (verbe neutre y actif et défectif).

Je veux, tu veux, il veut; nous voulons, vous voulez, ils veulent. — Je voulais ; nous voulions. — Je voulus ; nous voulûmes. — Je voudrai ; nous voudrons. — Je voudrais ; nous voudrions. — Que Je veuille ; que nous voulions. — Que je voulusse; que nous voulussions. — Vouloir. — Voulant. — Voulu, voulue.

(L'Académie, Wallly, Restaut, Lévizac et Demandre.)

— Ce verbe semble avoir deux Impératifs : l'un peu usité, veux, voulons, vouiez, que l'on emploie seulement, selon rAcadémie,, dans certaines occasions très rares, où l'on engage i s'armer d'une ferme volonté : l'autre qui n'est d'usage qu'à la seconde personne du pluriel', veuillez, expression très usitée, et qui signifie, d'après l'Académie : ayez la bonté, la complaisance de» Voyez plus bas. A. L.

La seconde personne du pluriel du conditionnel, vous voudriez, est de deux syllabes en prose, et de trois en vers.

Cent un état qu'en Tain yous voudriez combattre.

(Gresset, Sidney, act. H, se. 2.)

C'est peut être pour cela que quelques personnes disent improprement wmderiez' vous, comme s'il y avait un e après le d.

(875) S'ACQUITTER. Malhcrbc a dit, s'acquitter pour -, Th. Corneille {le Festin de Pierre) et Regnard (les Ménechmes) , s'acquitter vers ; mais ce verbe^r^t de pour les choses et envers pour les personnes : tout autre régime est une faute.

DE LA TROISliMB CONJUGAISON. 55S

F'ouloif ei les verbes pouvoir, valoir et prévaloir sont les seuls de cette oon-

Jugals«in qui aient on x aux deux premières personnes du présent de l'indicatir. MM. Lemare, Gapiinade» Bonlface {Man. des amaU ^ 2« année» p. 271),

Boinfilliers (page 475 de sa Granm.) , Batet (Cours thior.) , Jacquemard et

M. Anger indiquent veuillez pour deuxième personne du pluriel de Timpératlf, et

nombre d'écrivains en ont effectivement fait usage .*

Veulilez vous souvenir

Que tes évéoements régleront l'avenir. (Corneille, Pompes^ acL II, se. 4.)

Je vais Taire venir

Quelqu'un pour l'emporter ; veuillez la soutenir.

(Uolière, Sganarelle, se. 3.)

* VeidUex être discret,

Kt n'allés pas, de grâce, éventer mon secret.

(Le même, FÉcole des Femmes^ acte I, se, 6.) Ne veuillez pas vous perdre, et vous êtes sauvé.

(Corneille, Polyeucie, acte IT, se 3.) € F'euilles donc que votre Dlen soit Juste. » (Marraontel.) — « Veuilles aupa- « ravant examiner avec moi comment l'article hie, ille, le, s'est Introduit dans la « langue latine et dans la nôtre. » (Diderot). — « Veuilles du moins nous dire « qui nous devons suivre. » (Yolney). — « ^euilUx, monsieur, rendre hommage « ao mérite: » (Voltaire.)

Cqiendant Wailly et Restant n'en parlent point, et H. Mangard conclut de là qu'on ne doit pas s'en servir. Demandre va plus loin, H trouve ridicule de se commander à soi-même de vouloir, et absurde de le commander aux autres.

Mais puisque veuillez signifie je vous prie de vouloir, ce qu'a dit Demandte ne peut nous empêcher de nous servir de veuillez, lorsque tant de bons écrivains n'ont pas craint d'en faire usage.

On dit au présent du subjonctif que je veuille; mais au pluriel on dit que nous voulions, que vous vouliezt et non pas que nous veuillions, que vous veuilliez, comme quelques écrivains l'ont dit.

(L'Académie, Féraud, Gattel, Wailly, Lemare, etc.) f^oulair s'est employé autrefois comme substantif:

Contre toute ta* parenté

D'un malin vouloir est porté. (La Fontaine, liv. VI, fable s.)

Persuadés par mauvais vouloir et conseil (édit dé Henri II). Ce mot, dit La Mothe le Yayer, a enUérement vieilli, et l'on ne s'en sert plus ni en vers ni en prose. L'Académie ne le condanmait point : cependant elle dit (dans ses Observations sur les Rem» de J^augelas) qu'il est entièrement banni do la prose, et qu'il y a peu de personnes qui s'en servent en poésie. Dans la dernière édition de son Dictionnaire, elle le borne à quelques phrases : « C'est Dieu qui nous a donné le vouloir et le « faire, etc. » — Trévoux est d'avis que ce mot n'est fort bon ni en vers ni en prose; c'est pourquoi ii pense qu'il ne le faut employer que rarement et en de certaines occasions ; par exemple, il figure bien dans cette phrase de Nicole : « C'est Dieu qui « fait tout, et qui opère, par sa gr&ce, le vouloir et l'acllon. » Féraud croit que les poêles ont eu tort de ne pas s'en servir, et Piron Ta certainement employé avec succès dans Gustave îVasa (act. I, se. 6) <

é Le vouloir céleste

Par un songe aux mortels souvent se manifeste.

554 VER1IB8 IRRÉGtfLIBBS CT DÉFECTIPS

S -B. RçiusMaii a dit aussi dans ie Flatteur (aet. V, se. 7) :

Oh ! bien^ bien ; toat cela sera le mieux do monde. Mais rieo n'ira pourtant que selon mon vouloir,

FERBES IRRÉGUUERS ETDÉFECT1F.S DE LA QUATRIÈME CONJUGAISON,

Absoudive {verbe actif et défechf).

rabsous, tu absous, il absout; nous absolvons, vous absolvez, ils absoltea;. — J'absolvais ; nous absolvions. — Point de ftrétérit dé fini. — Tabsoodrai ; nous absoudrons. — J'absoudrais; nous absoudrions. — Absous; absolvons. — Qw J'absolve ; que nous absolvions. — Point d'imparfait du euèjonetif. — Absoudre. •— Absolvant. — Absous, absoute.

(Restant, Demandre, Férand^ Lévizac, M. Lstcwii.)

L'Académie indique pour participe au masculin absous. Absout seraii plas aialogue au féminin, que l'on écrit absoute ; mais l'usage et tes GiammairieBS aoat contraires à cette orthographe.

Abstraire (verbe actif et défeeUfj,

L'Académie se contente de dire que ce verbe se conjugue comme traire i na&i Féraud observe avec raison qu'abstraire est peu usité, et que l'on dit plus ordinairement faire abstraction de.,,.

Cependant abstraire se dit très bien aui temps composés.

Accroire (verbe neutre et dèfectif).

Ce verbe n'est d'usage qu'à l'infinitif, et ne s'emploie qu'avec le verbe faire^ qot lui sert d'auxiliaire; l'Académie et la plupart des lexicographes disent que faire accroire signifie faire croire à quelqu'un une chose fausse ; mais qndques-oiis sori d'avis que faire accroira signifie que celui qui dit une chose Ta dite à dessein df tromper.

ÂCCROiTRK (verbe actif et neutre).

Se conjugue sur croître.

Admettre (verbe actif et irrégulier).

Ce verbe se conjugue sur mettre^ voyez sa conjugaison.

Attraire (verbe actif et dèfectif.)

Attirer, faire venir par le moyen de quelque chose qui plaît. Mêlerai s'est servi de ce verbe au figuré, mais ii est vieux en ce sens. L'Aca-

DE hk QU ATRlillB GOMIIIGAIfON . 655

demie ie mei an propre : « Le sêl eil bon pour atênên tof plgioM. « Il n'est d'QBage qu'à rinflnlUf, et encore on peut dire qoe attirer aertit préttrable.

(L'Acftdémie, Féraod» Demandre, Gattel.)

Atteindre {verbe actif et netilre).

Voyez la conjugaison du verbe pftndre.

Battre {verhe actif et irrégulier).

Je baU, tu bats, \\ bat ; nous battons, vous battei, Ua battant. — Je battais nous battions. — Je battis; nous batUmes. — Je battrai; nous battrons. — Je battrais; nous battrions. — Bats ; battons. — Que je batte; que nous battions.— Qac je battisse ; que nous battissions. i— Battre. — Battant. — Battu, battue. ( Restant, page 363. — Le Dietionnam de l'Académie, — Lévizae» Féraud et

Demandre.) Conjuguez de même abattre^ combattre, débattre^ Aatlre et rebattre,

Féraud prétend qu'en prose il faut dire être combattu par : « Je iuie combattu « par des sentiments tout opposés. i( Il est certain que les podtei font usafo de la préposiUon de :

If un soin cruel ma joie est ici combattue, (Racioe, IphiginUf acte U, se. t.) Qaand du moindre intérêt le cceur est combattu^ ' Sa géoérosilé n'est plus une lertii. (CrébiUon, Pyrrhus, acte I, se. 5.)

[Dictionnaire critique de Féraud.) Combattre, dans le sens de faire cutaut, prend de pour régime. Nous dirons avec Montesquieu (Lettres persanes) : « Quand vous combattes gracieusemenl « avec vos compagnes, de charmes, de douceur et d'enjouement. »

Ébattsk ne se dit qu'avec le pronom personnel, et 11 est vieux. La Fontaine s'en est servi, en parlant de l'amour et des fautes qu'il traite de galanterie.

(Trévoui . ) Boire (verbe actif et irrégulier).

Je bois> tn bols, il boit ; nous buvons, vous buvez, ils boivent. — Je buvais -, nous buvions. — - Je bus; nous bûmes. — Je boirai ; nous boirons. — Je boirais ; nous boirions. — Bols ; buvons. — Que je boive ; que nous buvions. — Que je busse ; que nous bussions. — Boire. — Buvant. — Bu, bue. — Devant boire.

Les poètes emploient souvent ce verbe au figuré :

* Une riante troupe

Semble boire avec lui la joie A pleine coupe. (Radoe, e<lftei*, aet. U, se. a.) La célesie troupe Boit à pleine coupe

L'inunorulité. (J.-B. Rousseau.) Le germe des douleurs inrecte leurs repas, Et dans des coupes d'or Us boivent le trépas. (Thomas, £p. au Peuple.)

Quand pourrai-Je

Boire l'heureux oubli des soins Uimultueux •

rDellIle, CBomme des champi, cb. IV.;

556 VBBBBS IRBÉGULtBRft BT DÉPBGTIFS

Ils diseDt aam i hotre sa gvérUon, boire ta âantét Vbire un affront^ boin là ealic0 juif^à la lies ^i en style d'Éeritare sainte, boire Piniquité eonuM l'eau,

iMBoiRS. Nous n'avons oonserré de ce vleu mot que le participe imbu. Il ètaH cependant très expressif; il signifiait recevoir par goût des idées, des opinions, etc., et se les rendre propres par la force de l'iiabltade. On disût aussi s*itnboire,

Montaigne a dit : « Il faut qu'il imboive leors hameors, non qu'il apprenne « leors préceptes ; et qu'il oublie hardiment, s'il veult, d'où il les Uent, mais qall « se les sçache approprier. »

J.-J. Rousseau a fait renaître cette expression, et quelques écrivains l'ont Imité : « Celui qui vous parle est un solitaire qui, vivant peu avec les hommes, a moins « d'occasions de s'tm^ot're de leurs préjugés. »

Nous n'avons aucun mot qui exprime convenablement l'idée que présente ta»boire; pourquoi donc le rejeter?

DAaorai n'est usilé que comme substantif.

Braire (v^erbe neutre, irrégulier et défeciif).

Ce verbe ne s'emploie qu'au présent de rinfinilif, braire; aux troisièmes personnes du présent et du futur de l'indicatif, il brait, ils braient, U braira. Us brairont; el du conditionnel, il brairait, ils brairaient.

Les autres temps ne sont point en usage.

Telle est L'opinion de l'Académie, de Féraud, de Demandre, de Wailly, de Res- . tant et de Lévîzac.

Cependant, fait observer M. Lemare (p. 411 de sa Grammaire), de ce que quelques verbes n'ont encore été employés qu'en certains temps, en certaines personnes, qu'ils ne peuvent que rarement recevoir d'autres emplois, ce ne doit pas être une raison suffisante pour les mutiler. Si l'on peut dire d'un Ane qu't7 braU» pourquoi un âne, parlant dans une fable, ne dirait-il pas : je brais, je brairai; et portant la parole devant un ou plusieurs confrères quadrupèdes, ne pourraitpii pis dire : brais, nous brairons? Dans tous ces cas, comment s'exprimerait donc la bruyante société?

Bruire {verbe neutre et défectif)

Ce verbe n'est guère en usage qu'à l'infinitif et aux troisièmes personnes de l'imparfait de l'indicatif, ou l'on dit : il bruyait, ils bruyaient. Dans les autres temps on dit : faire du bruit, rendre un son eonfUs.

Bruire n'a point de participe passé, point de temps composés, ni de participe présent.

Dans ces phrases : Les flots bruyants ; — La foudre bruyants dans lanuo: bruyant n'est qu'un adjectif verbal qui exprime l'état :

On voyait l'assemblée agitée et bruyante par intervalle.

Quand Flore dans les plaines

Faisait taire des venu les bruyantes haleines. (Roileau, le Lutrin^ ch. I.) (L*Académie, Restant, Féraud, Lévizac.)

Ofi LA QUATElteB COKJUGAISOll. 557

Lt brayèn et Marmontel regreitalenl qae l'osage eût préCêié faire du bruit à bruire : on entend bauiik le veni, Ue vagues. — Les flots bbutaiint horrible^ ment, — Lesinsecies bruitsaient sous Vherbe, comme Ta dit Bernardin de Saint- Pierre, est une incorrection.

Ceindre {verbe actif).

Voyez la conjugaison du verbe /ceindre.

Circoncire (verbe actif, irrégulier etdéfeciif).

Je dreoncis, tu drconcis, Il circoncit, nous circoncisons, vous dreondaei, ils circondtent. — Je circoncis ; nous circoncîmes. — J'ai drconds. — Je drcondrai. «* Je circondrals. —> Circoncis ; circoncisons. — Que Je cireondse; que nous dr- Gondsions. — Circoncire. — Circonds, cireondse.

(L'Académie, Restant, Wailly, Férand, Demandre.)

D'autres Grammairiens donnent à ce verbe un imparfait à rindicaUf et au subjonctif de même qu'un participe présent ; mais, comme le fait observer Lévizae, le bon goût doit proscrire ces formes qui sont peu harmonieuses.

Clore (verbe actif, irrégulier et défectif).

Ce verbe n'a que quatre temps simples : l'indicatif présent, je clos^ tu closj il clôt ; point de pluriel. — Le futur, je clorai. -^ Le conditionnel présent^ ;e clorais, — Le participe passé, clos, close ^ et dès lors tous les temps composés.

(L'Actdémie, Restaut, Waill j, Féraud, Demandre.) Quoique ces autorilés n'Indiquent ni impératif ni subjonctif, Lévizac et M.tetcl sont d'avis qu'on pourrait très bien dire : clos ce jardin; je veux qu'il close ce jardin.

— Quelques Grammairiens veulent aussi qu'on dise Je closis; mais cette forme est inusitée et peu nécessaire, puisqu'on peut y suppléer par le verbe fermer. A. L.

Clore s'emploie très souvent avec le verbe faire.

Enclore s'écrit et se conjugue de même.

Conclure (verbe actif).

le conclus, tu conclus, il conclut ; nous concluons, vous concluez, ils concluent. — Je concluais, nous concluions. — Je conclus ; nous conclûmes. -7- Je conclurai ^ nous conclurons. — Je conclurais ; nous conclurions. — Conclus ; concluons. — Que je conclue; que nous concluions. — Que je conclusse; que nous conclussions. ^ Conclure. — Concluant. — Conclu, conclue.

(L'Académie, RIchelet, Wailly, page 92, Restaut, Féraud, etc.)

L'Académie met indistinctement un I ou un d à la troisième personne du pré^ sent de Tindicatif ; cependant l'emploi du t est préférable.

— L'Académie n'admet plus aojoucd'bui que eeUe dernière forme/ A. L.

55B VEBBBS IMÉGOLTttS ET DÉFGCTIFS

Aat deui pwmièrtt penonnet plarMIes de l'Imparfait de Plndlcatir a da prêtent du labJoneUr, on met on tréma lar Vi pour empêcher que l'on ne prononce nous conduirons, vous conelui^x

Ce verbe se dit ordinairement des personnes ; on le dit pourtant qodqoefols des passages, des preuves qu'on allègue : cet argument conclut bien; cette preime, ce texte ne coTUCLVT pas» Mais alors eonclure se dit seul et sans régime; conséquemment cette phrase de Bossuet n'a pas toute la correction qu'on a le droit d'attendre de cet écrivain : « Ces passages concluent seulement que nous recevrons u quelque chose. » (Féraud.)

Confire (verbe actif et irrégulier).

Je confis, tu confis, il confit; nous confisons, tous confisez, ils confisent. —Je conâsals; nous confisions — Je confis; nous confîmes. — Je confirai; nous confirons. — Je confirais ; nous confirions. — Confis ; confisons. — Que je confise; que nous confisions.— Confire. —-Confisant. — Confit, confite.

(L'Académie, Restant, page 346 ; Demandre, Féraad.) '

L'imparfait du subjonctif n'est point en usage ; cependant Wailly et Lévizac indiquent que je confisse ; mais quelques personnes aiment mieux dire i Jcvoudrais que vous Fissiiz cohfi» des coings , plutôt que je voudrais que vous confissiez des coings. — Confit, confite s'emploient figu'ément, mais dans le style familier et railleur eu parlant de ceux qui ont quelque bonne ou mauvaise qualité qui les pénètre, et qui se trouve chei eux au suprême degré :

Cet hymen de tout biens comblera *^is désirs ;

Il sera tout eonfii en douceurs et plaisirs. (Molière, Tartufe, acte II, se. 2.}

Bien est-il vrai qu'il parlait conome un livre.

Toujours d'un ton confit en savoir-vivre. (Gresset, Vert-Vert, ch. 11.)

Connaître (verbe actif, neutre et irrégulier). Voyez la conjugaison du y erhe paraître.

Contredire {verbe actif et irrégulier).

Voyez la conjugaison du verbe dire.

Coudre (verbe actif et irrégulier).

Je couds, tu couds, il coud ; nous cousons, vous cousez, ils cousent. — Je cousais ; nous cousions. — Je cousis ; nous cousîmes. — Je coudrai ; nous coudrous. — Je coudrais ; nous coudrions. — Couds ; cousons. -^ Que je couse ; que nous cousions. — Que je cousisse; que nous cousissions. — Coudre ; cousant ; cousu, cousue.

(L'Académie. — Richelet. — Restant, page 343. — Wailly. — LévlMC. — Féraud, etc.)

Conjuguez de même découdre et recoudre.

Remarque et décision de l'Académie sur les verbes coudre, recoudre, absoudre, moudre :

« Tous ces verbes terminét enotidra sont fort irréguUerSi mais Ils s'accorder, i

DE Là QUÀTRiiME CON^CGAISON '^dO

« looi ior le fafcor ; ainsi il faat dire il eoudra, et non pai il eauêera, eomme quel-

« ques-ims le disent ; t7 réioudra, il absoudra, il moudra . Mais le prétérit défini

« on aoriste de ces Terbes est différent presque dans chacun d'eux ; car, an verbe

« coudre, il faut dire il cousit ; au verbe résoudre, il faut dire il résolut ; le verbe

« absoudre n'a point ce temps, et il faut prendre le tour passif, {/ flti absous; et

m an verbe moudre, il faut dire il moulut. Il en est de même au prétérit indéfini :

« j'ai cousu, j'ai résolu, j'ai absous, j'ai moulu . On peut croire que la seconde

• personne du pluriel de l'indicatif sert de régie à ces prétérits ; car vous coussm

« est peut-être cause que l'on dit je cousis, et vous résolvez amène on peu je réso*

m lus, puisque le / s'y conserve; mais il vaut mieux alléguer l'nsage que de cher-

« cher des raisons; car on dit vous absolvez, et cependant le prétérit est plus or-

« dlnaireraent il fût absous ; et absolu n'est d'usage qu'en cette phrase : le jeudi

« absolu, qui est le jeudi saint* •

Le participe de ces quatre verbes est : cousu^ cousue; rêcausu, recousue, absous , f^souie i moulUf moulue,

' Craindre (verbe acH/), Voyez la coDjugaiflon du verbe peindre.

Croire (verbe actif ei irrégulier).

Je crois, ta crois, il croit ; nous croyons, vous croyez, ils croient. — Je croyais ; nous croyions. -> Je crus ; nous crûmes. — Je croirai ; nous croirons. — Je croirais; nous croirions. — Crois ; croyons. — Que je croie, qu'il croie ; que nous croyions.

— Que je crusse ; que nous crussions. — Croii'e ; croyant ; cru, crue ; devant croire.

(Restant, page 356 ; l'Académie, Richelet, Lévizac, Féraud, etc.) Autrefois on écrivait Je ereus, tu creiu, il creut, j'ai creu-, actuellement l'^n écrit et l'on prononce je crus, etc., j'ai cru ; quelques-uns y mettent un accent circonflexe, sous prétexte d'indiquer la suppression de Ve ; mais cet accent n'est plus employé ai^ourd'hui par ceux qui écrivent bien, que pour marquer les syllabes longues. (Féraud.)

Voyez au Régime des F'erbes nne observation sur la faute où l'on tombe en faisant suivre de la préposition de le verbe croire accompagné d'un infinitif.

Voyez aussi aux Iiemarqt»es détachées , lettre C, dans quel cas croire demande que le verbe de la proposition subordonnée soit mis au subjonctif, et une observation sur remploi de ce verbe.

Croître (verbe neutre et irrégulief).

Je crois, tu croîs, il croit ; nous croissons, vous croissez, ils croissent. — JeeiM»la« sais ; nous croissions. — J'ai crû. — Je crûs ; nous crûmes. — Je croîtrai ; nous croUrons — Je croîtrais ; nous croîtrions. — Crois ; croissez. — Que Je croisse ; que nous croissions. — Que je crusse ; que nous crussions. — Croître. — Croissant.

— Crû, crue

560 VEHBES IRRÉGULIfiRS ET DÉFECTIFS

Ce TCrbe demande avoir qand 11 exprime l'actfoa, et être quand il cxpilne fteft (Voyez page 473.)

Conjuguez de même accroître et décroître.

(L'Académie, Demaodre, Féraad, Wailly, GaUd, Le Teifier.) Aeetu, participe passé da verl>e accroître, s'écrit sans accent. Goneilie fait rimer croître avec renaître et avec maUre.

La TÎctoire aura droil de le Taire rewàire.

Si ma baioe est trop faible, elle la fera croUre . {SertorUUt acte Ul, le. 4.'

J'en Teox, à TOtre exemple, élre aujourd'hui le maître;

Et, malgré cet amour que j'ai Urop laissé crofire,

Vous dires à la reine (M6nie pièce, acte QT, te. S.)

Racine le fils, dans son poème de la Religion, le fait rimer avec reocmiMlirc.

La Toiz de l'univers à ce Dieu me rappelle ;

La terre le publie

A de moindres objets tu peux le reconnaître :

Contemple seulement Tarbre que je fais croUre. (Chant L)

Voyez une observation sur l'emploi de ce verbe, lettre C, Rem. dét.

Dire (verbe actif et irrégulier).

Je dis> ta dis, il dit ; nous disons, vous dites, ils disent. — Je disais ; noos fistons. — Je dis ; nous dîmes. — Je dirai ; nous dirons. — Je dirais ; nooa dirions. — Dis ; disons, dites, etc. — Que Je dise ; que nous disions. — Qae je disse; q<r nous dissions. — Dire ; disant, dit , dite.

De tous les composés de dire, il n'y a que le verbe redire qai se oo^Jogiie absolument de même; ainsi li fait à la seconde personne plurielle du présent de l'indicatif vous redites, et k l'impératif redites, etc.

A l'égard des verbes dédtrtf, contredire, interdire, médire, prédire, oo dit: 170111 dédisez, vous contredisez, vous interdisez, vous médisez, votts prédisesquant aui antres temps, ils se conjuguent de même que ie verbe dire.

C'est ainsi que s'expriment l'Académie, Féraud, Restant, Gattel et Wailly.

Cependant nous pensons avec H. Lemare (page 41 S de sa Gramm.), M. Laveaax et la plupart des Grammairiens modernes, que l'on dit de même à la seconde personne plurielle de llmpératif : dédisez, contredisez, interdisez, prédisez, tic

Dire régit quelquefois de devant un nom. On dit, dans ie style familier, on dirait n'un fou. Voyez aux Rem dét.^ lettre D, une observation sur cette expression. « On eût dit d'un démoniaque quand il récitait ses vers. » (Boileau.)

Quelle main, quand il s'agit de prendre !

Tous diriez d'un ressort qui vient A se détendre. (Molière.)

Voyez i l'emploi du subjonctif & quel temps il faut mettre le verbe de U pnh position subordonnée après on dirait, qui équivaut à il semble.

Autrefois on employait le verbe contredire neutralement et avec la préposi. tiond.

Les dieux ont prononcé. Loin de leur contredire.

C'est a vous (Racine, Briiannteut, acte II, se. t.;

t Elles ne contredisent point au témoignage extérieur des Écritures. »

(Boasuet.)

DB Là QUATRliHE GOlfJUGAISUlf . 561

r/Aeadémie a dit aoMl, dans ses Sêniifnmtê sur le Cid % « Ce dlMotii non « paraît contredire i celai que le poète lai fait tenir maintenant. »

Présentement on dirait : Loin de les contredire» ^Elles ne contredisent point le témoignage, ^Ce discours paraît contredire celui, etc.

Le ?erbe maudire fait je maudis , nous maudissonSy votu maudissez. Us maudissent, — Je maudissais ^eic. — Maudissons, maudissez, qu'il maudisse, etc. — Maudissant. — Dans les autres temps , maudire se conjugue conmie dire.

( LeZ)icl. crit. de Féraud; Domergue, Journal du 13 août 1787, page ôil, et sa Grammaire, page 103.)

Dissoudre {verbe actif et irrégulier).

Ce verbe se conjugue comme absoudre, qui n'a ni prétérit défini, ni imparfait da subjonctif. Quant i son participe passé, l'Académie, Trévoux , Restant, Wailly, Fé* raud, Léviuc et Gattel nindiquent que dissous au masculin et dissoute au féminin.

Quelques personnes donnent pour participe au verbe dûioudre Tadjectif dfMo/ti, qui ne se dit, dans le sens moral, que pour impudique, débauché. Cette méprise peut devenir quelquefois ridicule et odieuse ; en effet, une société dissolue et une société dissoute sont des choses bien différentes.

ÉCLORE (verbe neutf-e, irrégulier et défeciif).

Ce verbe se dit de quelques animaux qui naissent d'un œuf, comme des oiseaui, des insectes ; par extension, des fleurs, et figurément des choses morales et spirituelles. Il n'est d'usage qu'à l'infinitif éclore ; au participe passé éclos, éclose-, aux troisièmes personnes du présent ^e l'indicatif il éclat, ils éclosent-, au futur t7 écl&ra, ils écldront ; au conditionnel t7 éclôrait, ils éclôraient ; an présent du subjonclif gif'i/éc/oM, qu'ils éclosent; enfin aax temps composés qui se forment avec être, (L'Académie, Restaut, Féraud, Gattel et Lévizac.)

ÉCRIRE (verbe actif et irrégulier).

J'écris, tu écris, il écrit; nous écrivons, vous écrivez, ils écrivent. — J'écrivais; nous écrivions. — J'écrivis ; nous écrivîmes. — J'écrirai. — Écris ; écrivons. — Que j'écrivisse; que nous écrivissions. — Écrire ; écrivant ; écrit, écrite, etc.

(L'Académie, Féraud, Wailly, etc.)

Conjuguez de méiùe les verbes circonscrire^ décrire, inêcrirCf prescrire, proscrire^ récrire, souscrire^ transcrire.

Ensuivre (verbe pronominal).

Voyez la conjugaison du verbe suivre.

Exclure (verbe actif et irrégulier).

U se conjugue comme conclure; mais Régnier et Ménage n*ad-*

M2 VEftBBS IRRfiGULmve ET DÉFECTITS

mettent aa participe passé que exclUj exclue^ lorsque rAeadfimle, Wailly, Restaut, Demandre, Lévizac mettent exclu^ exclue^ et bxclus, exeluse. Et que Racine a dit :

Pourquoi de ce conseti moi seule sais-jc exeluse? (Bajax, , act. III« se. 3.)

Quoi qu'il en soit, ce dernier participe est peu usité. — L'Académie n'admet piiu aujourd'hui que le premier. A. L.

Faire (verbe actif ei irrëgulier).

Je fais, tu fais, il fait ; nous faisons, vous faites, ils font. — Je faisais ; nous fik sions. — Je fis ; nous fîmes. — Je ferai ; nous ferons. — Je ferais ; nous ferions. - Fils ; faisons ; faites. — Que je fasse; que nous fassions. — Que je fisse; que nous fissions. — Faire; faisant; fait, faite.

(L'Académie, Regnler-Desmarais, page 433. -- Reslaut, page 347. — TreTOux. — Girard, page 26, t. lï. — Lévizac, ctc )

La diphthongue ai, ainsi que nous l'avons fait observer dans la première partie de eeUe Grammaire, pages 18 et 26, lorsque nous avons parié des diphlbongott, ayant le son de l'e muet dans faisant, n<ms faisons , je faisais, ainsi que les défivés bienfaisant, bienfaisance, contrefaisant, etc., Voltaire, et, i sod exemple, plusieurs littérateurs n'ont pas manqué de substituer Ve muet à l'at. Malt Dumarsais, Condiliac, Girard. Beauzée, d'Oiivet et Domerguese sont constamoMit opposés à l'adoption de ce changement, et l'Académie, le véritable juge de cette matière, l'a formellement rejeté.

Cependant Wailly, Féraud, Demandre laissent le choix d'écrire nota fesons oa nous faisons, je fesais ouje faisais; et ils s'appuient de l'opinion deRoUin (ebap. l". Étude de la langue française) , qui pense qu'il serait conforme à la raison de préférer nous fesons, je fesais écrit avec un e, parce que cette orthographe sr trouve d'accord avec la prononciation.

Voyez aux Remarques détachées, lettre F, quelques observations sur l'emploi de ee verbe.

Les verbes contrefaire, défaire, refaire^ 8î»rfaire et saHsfaire se conjuguent de même.

FoBrAiii, faire quelque chose contre son devoir, est un vert)e neutre et défectif qui ne s'emploie qu'i l'infinitif et aux temps composés. On s'en sert en terme de palais, et en parlant de la prévarication d'un juge : si un juge vient à for faire, On dit aussi, dans le style familier, en parlant d'une fiHe ou d'une femme qui s'est laissé séduire : elle a forfait à son honneur,

(L'Académie, Wallly, ResUut et Fértod.)

Malfaire {verbe neutre et défectifj.

Il n'est usité qu'à Tinfinitif et au participe passé. Il pnmd l'auxiliaire avoir.

liiraui, Mre une mauvaise action, estégalement un vertie neutre peu usité, drot

m Là QCATRlillE GONJUGàTSOII. 563

on ne fiil usage qoe dans la conTenation familière : U ne faut ni mê faire, ni médire, (L'Académie et Féraud.)

Feindre (verbe actif et neutre).

Voyez la conjugaison du verbe peindre,

I Frire (verbe actif et défectif) .

Ce ferbe n'est damage qa'ao lingntter da présent de rindioatif: Je firie, tu fris, tl frit ; an fatur, j« frirai, ete. ; an eonditioniiel, j0 frirais ; i la seconde penonne singnliè^ de rimpératir, fris ; aux temps formés du parlicipe, fritf frite.

Poar suppléer aax temps qui manquent, on se sert du verbe faire que l'on Joint à rinlBnltif /Hra t nous faisons frire, w>us faites frire, ils font /¥ire, Je faisais frire, etc. (WaiUy^ page 91. — ResUat, page 3i7. — Féraud.)

Lire (verbe actif et irrégulier).

Je lis, ta Us, il Ut ; nous Usons, vous lisez, ils lisent. — Je lisais ; nous Usions. -^ Je las ; noas lûmes. — Je lirai ; nous lirons. — Je lirais ; nous Urions. — Lis ; lisoDB. — Que je Kse ; que nous lisions. — Que je lusse ; que nous lussions. — Lire : lisant ; lu, lue. (L'Académie, Restant, WaUly, Lévizac, ete.)

Conjuguez de même les verbes élirey réélire^ relire. Voyez aux Remarques délaehies, lettre L , des observations sur l'emploi du verbe lire.

Luire (verbe neutre, défectif et irréguKer).

Je lols^ tu luis, U luit ; nons luisons, vous taisez, ils îolsent. -^ Je luisais ; nous luisions. — Je luirai ; nous luirons. ^ Je luirais ; nous luirions. — Que je luise ; que nous luisions. — Luire ; luisant ; IuL

(L'Académie, ResUut, WaUly, Lévizae et Féraud.)

Ce verbe n'a ni prétérit défini, ni impératif, ni imparfait du subjonctif, et son participe passé n*a pas de féminin. Les temps composés se forment aivec Tauxiliaire avoir.

RBLUias se conjugue comme luire; mais, quoiqu'il fasse assez bien au figuré : « La vertu reluit davantage dans radvectité , » son participe présent n'a jamais été en osage qu'au propre.

Maudire (verbe actifi.

Voyez la conjugaison du verbe dire.

McTTRB (verbe actif et irrégulier).

Je mets, tu mets, il met j nous mettons, vous mettez, ils mettent. — Je mettais ; aous mettions. >- Je mis ; nous mimes. -— Je mettrai ; nous mettrons. — Je met-^

504 VERBES IRRÉGULIBRS ET DÉFBGTIFS

trato ; nouf mettrioiu. — MeU ; mettons. — Qae je mette ; que nou meuleu. ^ Que Je misse ; que nous missions. — MeUre ; mettant ; mis, mise.

(L*Âcadémle. — Wailly, page 04. — Restaut, page 848. — Férmd, elc)

AimeUre se conjugue de même.

Moudre (verhe actif et irrègulter).

Jemonds, tu mouds, il moud; nous moulons, yous moulez, ils moulent.— Je nottlaii; nous moulions. — Je moulus; nous moulûmes. — Je moudrai, nous moadroni. — Je moudrais ; nous moudrions. — Mouds ; moulons.— Que Je moule ; que nous moulions. — Que Je moulusse ; que nous moulussions. — Moudre; mon* lant; moulu, moulue.

(L'Académie. — Wallly, page 94. — Restant, page 348. — Fér«ad,elc)

Émaudre, rimoudre et remoudre se conjuguent de même.

NaItre (verbe neutre et irrégulier).

Je nais, tu nais, il naît ; nous naissons, vous naisseï. Ils naissent. — Je naissais ; nous naissions. — Je naquis; nous naquîmes. — Je naîtrai; nous nattrons. —le naîtrais ; nous naîtrions. — Nais ; naissons. — Que Je naisse ; que nous naissions. ^ Que je naquisse ; que nous naquissions. — Naître ; naissant; né, née.

Les temps composés se forment avec l'auxiliaire être.

(L'Académie, ResUul, Waillj, etc.) RihaItbi se conjugue de même ; mais on remarquera que ce if&be ne ae dit au propre que de la nature, des fleurs, des plantes, des tètes de l'hydre qui renaissaient à mesure qu'on les coupait, du phénix, oiseau fabuleux que les anciens font rentatrê de sa cendre, et de Prométhée. qui, suivant la fable, avait un (oie renaistant, pour servir de pâture perpétuelle au vautour qui le déchirait.

Au figuré renattre régit quelquefois la préposition da .* « Le monde , livré i de • ooDtinoels combats, meurt sans cesse, et sans cesse renaU de ses propres rabics. •

(Jiruiàlem délivrée. ) Revois Ion ehar Zamore échappé du U'épas, Qui du sein du tombera renaît pour la défendre.

(Voltaire, Alzire, acte U, se. 4.)

Nuire (verbe neutre^ défectifet irrégulier).

Je nuls, tu nuis, U nuit; nous nuisons, vous nuises, ils nuisent. — Je nuisais; nous nuisions. — Je nuisis ; nous nuisîmes. — Je nuirai ; nous nuirons. — Je nuirais , nous nuirions. — Nuis ; nuisons. — Que Je nuise ; que nous nuisions. — Que Je nuisisse; que nous nuisissions. —^ Nuire; nuisant; nui. Paint de fétiUnén. ha temps composés se forment avec l'auxiliaire avoir.

(ResUut, Waiily, Féraad et r Académie.)

Inanuiu se conjugue de même; mais on observera qu'au prétérit défini on dit fémtruUii , il itutruitit^ et non pas, comme on le disait autrefois /^^ulrtiCs , il imtruit.

0S LA QUATRIÈME GOMiUGAlSOH. 866

Oindre (verbe actif et irrégulier).

J*olDf, to olDf 9 il oint; nouB oignons.— J*oigDaif. — J*olgni«.— J'ai oint.~ J*oindral.— J'oindrais. — Oins; oignez.— Qae j'oigne, quenoos oignions. — Que J'oignisse.— Oignant. — Oint, ointe. ( L'Académie, Trévoux et Féraud.)

Suivant Régnier , on ne se sert de ce verbe qu'en pariant de l'extrême-onction et des cérémonies dans lesquelles l'usage des huiles est nécessaire. Quant à l'Académie, elle n'en borne pas l'emploi : « Autrefois on oignait les athlètes pour la m lutte. » — « Les anciens se faisaient oindre an sortir du bain. > — « On oini une « tumeur avec de l'onguent pour l'amollir. » — «On oitU le papier, le bois, le « corps des animaux. »

Féraud est d'avis que ce verbe est peu usité.

PaItre (verbe actif etdéfectif).

Je pais, tu pais, il pa!t ; nous paissons, vous paissez, ils paissent. — Je paissais ; nous paissions. —Je paîtrai ; nous paîtrons. — Je paîtrais ; nous paîtrions. — Paissons, paissez. — Que je paisse ; que nous paissions.— Paître ; paissant ; pu. Poê de féminin. (L'Académie. — Wailly, page 90. — Féraud, Trévoux et Demandre. )

Ce verbe n'a point de prétérit défini, point d'imparfait du subjonctif; et le participe passé n'est guère en usage qu'en terme de fauconnerie et avec le réduplicalif

repaître t II a pu et repu Paître se dit an propre des bestiaux qui broutent

l'herbe, qui la mangent sur la racine: Les tnoutons paisskiit lee prés.

La bique allant remplir sa traînante mamelle ,

Et patire l'berbe nouvelle. (La Fontaiae, liv. IV, f. is.)

s'emploie ao^i neutralement «

Le daim sur ^es roeben y pait en bondlssaDt.

(Roacber, poème des Mois, Décerna.)

m II y a des espèces d'oiseaux qui paissent, comme les grues, les poules, les oU « sons, etc. »

Paître signifie encore faire paître, donner la pâture; et en ce sens, 11 n'est, dit l'Académie, usité au propre qu'en terme de fauconnerie : on a oublié depaitre ces oiseaux, il faut les paître.

Cependant Voltaire a dit {Essai sur les Mœurs, I<r vol. des Juifs en Egypte) » « Les Samnites viennent paKre leurs troupeaux. »

DeHile (trad. des Géorgiques, liv. iy) :

Préeleose faveur da dieu puissanl des ondes.

Dont il pdA les troupeaux dans- les plaines profondes.

Et Domergne (trad. de la I" Églogue de Virgile; : Entants, paissez vos bceufs, et sillonnez vos plaines.

De sorte qu'il paraîtrait que l'emploi du verbe paître avec cette acception a plus d'élendue.

— Dans l'édition de 1885, l'Académie dit que le verbe patire, avec cette acception, ne s'emploie guère qu'en poésie et dans le style soutenu. C'est k l'imiutlon du latin pascere boves qu'on a dit en français paître les troupeaux, A. L.

SM TBKHS imnAGULIKRS BT DÉPBCrtFS

ObserTez qa'on fait usage de Taccent droonflexe aa présent de VinfiHiHf, à \k iroitiême personne du singulier du présent de rindicaiif, m futur et an emtfttionnel,

RepaItrk se coDjugae comme paître, et a de plas ua prétAriL défioi : je repms; et on participe passé, repu, repue, qui forme le prétérit indéani j*a» repu, il est neutre au propre, et l'Académie le dildes hommes et des chevaux . « Il a fait dti « lieues sans repaître, » Il est mieux de dire sans manger, ou sans boire ri manger.

AuOguré, repaiera est pronooiinal et actif: «Il se repaît de chimères, de Taines « espérances. » ^- « Elle ne se repaît que de ses maux, elle ne s'abreave que de t larmes.» (Traduction delà y^rtiia/«mdë/tt;rëe«}

— L'Académie emploie aussi le verbe pronominal au propre : « Cette eapèee d'animaux se repaît de chair. » On dit également, au (igoré, avec le sens actif : «ilepaître ses yeux d'un spectacle. • Eu fin, dans l'acception de nourrir, l'Académie admet t7/'ati< repaître ces animaux; mais c'est une expression peu usitée. A. L.

Paraître (verbt neutre^ irréguHer et dé/ecHf).

Je parais, tu parais. Il parait ; nous paraissons, vous paraissez, ils paralsscoL— Je paraissais j nous paraissIODS. — Je parus ; nous parûmes. — • Je paraîtrai. —Je paraîtrais» — Parais ; paraisses. — - Que je paraisse ; que nous paraissions. — Qae je parusse — Paraître. — Paraissant ; paru. Point de féminin,

(Waiiiy, Féraud, LévizK, elc)

Conjuguez de même compartUtre^ apparaître^ reparaître^ disparaUre^ etmnaitrey recennatlre; mais voyez pages 464 et 471, pour l'auxiliaire dont il faut faire usage dans les temps com-

ComnaItbs, dans le sens de avoir pouvoir , avoir autorité déjuger de queifue* matières, est neutre, et se construit toujours avec de ou un équivalent: « Ce juge « connaît des matières civiles et criminelles. » — « Il en eonnaît par appel.»

(L'Académie.) Si la justice vient à connaître du fait. Elle est un peu bruiale, et saisit au collci.

(Regnardj le Légaiinre, acte IV, se. 9.>

Peindre {verbe actif et irrégulier).

Je peins, tu peins, il peint; nous peignons, vous peignez, ils peignent. — Je peignais ; nous peignions. — Je peignis > nous peignîmes — Je peindrai; nous peindrons. —Je peindrais ; nous peindrions. — Peins ; peignons. —Que je peigne; que nous peignions. — Que je peignisse ; que nous peignissions. — Pefaidre ; peignant ; peint, peinte. (Restant, page 34&. — WalHy, page es.)

Conjuguez de même iraindre, astreindre, jwndre^ aUeinâre, cetndre, feindre^ plaindre, poindre^ et tous les verl)es ea aû^dre, einire et omdrc, *

BB LA QUATlUiBB CORIOGAlflOll. 089

A regard d$ poindre, emphyjé eoimM v«bt aoltf d dant le lent de laquer, U n'est goère d'orge que daos cette phrase et les semblables : Oignez vilain, il toue rowDiA ; poigmiz tilaim, il voue oindra: caressez un malhonnête homme* Il rous fera du mal; faites-lai du mal, il vous caressera.

Eo ce sens^ poindre ne s'emploie plus que dans le style marotique on danlk le burlesque :

Et moi chétiC, ('e yos suivants le moindre.

Combien de fois, las .' me suls-jo vu poindre

De traiu pareils ! (j.^. Rouiseatt , Epn^e à Morot. <

Rmployé neutralement, et en parlant des choses qui commencent à parattrf . comme le jour et l'herbe^ il ne se dit qu'à l'infinitif et au futur : « Lorsque les Irt- « bes commencent à poindre (ou sortir de terre), elles sont dans Icnr force. » — « Je partirai dès que le jour poindra (commencera & paraître). »

fienserade a dit au figuré :

De tous les maux on yii poindre reiigeanee.

IVAblancourt l'a employé au présent: Sorttme, voilà le Jour qui point. On dirait aujourd'hui : qui eommenee à foimdbb. (Le Dict, crii, de Féraud.)

Voyez aux Remarquée ditacMes une observation sur le rerbe plaindre, et me sur atteindre.

Voyez aussi au chapitre Régime dee F'erbee quel eat celui qu'on doit donner au ▼erbe craindre quand il est suivi d'un infinitif; et an chapitre de la Négative , dans quel cas on doit en mettre une an verbe de la proposition incidente ou subordonnée.

Prédire (verbe actif ei irrégulier) ; voyez dire.

Prendre (verbe actif et irrégulier).

Je prends, tu prends, il prend ; nous prenons, vous prenez, ils prennent. — Je prenais ; nous prenions. — Je pris ; nous prime». — Je prendrai; nous prendrons. ^ Je prendrais ; nous prendrions. — Prends ; prenons. — Que je prenne ; que nous prenions. — Que Je prisse ; que nous prissions. —Prendre ; prenant ; pris, prise.

(L'Académie. — Girard, page 103, t. U. — Restant, page 350. — Férand et Lévizac.)

Il faut doubler la lettre n toutes les fois que cette lettre doit être suivie d'un e muet. — Voyez page 512.

Conjuguez de même apprendre, désapprendrey comprendre, entreprendre, rapprendre, reprendre, surprendre.

RÉSOUDRE (verbe actif et irrégulier).

Je résons, tu résous, il résont ; nons résolvons, vous résolvez, ils résolvent. — Je résolvais ; nous résolvions. — Je résolus ; nous résolûmes. — Je résoudrai ; noas ré> soudrons. — Je résoudrais ; nous résoudrions. — Résous ; résolvons. — Que Je résolve; que nous résolvions. — Que je résolusse; que nons résolussions. — Résoudre; résolvant; résolu, résolue; ou résous.

(Vaugelas, 69« Rem. — L'Académie, sur cette Rem,, page 73 de ses Observ.'- Restant, page 353.— Waiily, page 94. — Demandre, Caminadeet Férand.)

SM VERBES IRftiGCLiSftB ET DfiFBCTIFS

AUoM. — Od donc, natane» et 91e ritolvesMfOMM?

(RaciM, Andromagiue^ acia III, ae. «», 11 faut partir» ieigneor. Sortons de ce palaia. Ou bien réêokfons-noitt de D'en sortir Jamais.

(Le même, même pièce, acte V, se S.) I>aD8 le Miu de décider, déterminer une chose, un cas douteux, oa se sert ds participe passé risolUf résolue; en parlant des choses qui se changent^ quitecon^ vertiuent m d'autres, on se sert du participe passé r^^oiM. Ainsi, dans le premier sens, on dira : « Ce jeune homme a résolu de changer de conduite » ; et dans le se* cond : « Le soleil a r^otia le brouillard en pluie. » Hésous n'a point de fémiiiin.

(L'Académie, WaUly, Léviiac, etc.) —On dit aussi résoudre quelqu'un, le déterminer ; et se résoudre à faire qudqne ::hose. A. L.

Rire (verbe actif et défectif).

Je ris, ta ris, il rit ; nous rions, yons riez, ils rient. — Je riais ; nous riions, yoos rilei, etc.— Je ris ; nous rimes. •— Je rirai ; nous rirons. —Je rirais ; nous ririons. — Ris; rions. — Que je rie, que tu ries, qu'il rie ; que nous riions, que tous rilex, qu'ils rient. — Que je risse ; que nous rissions . — Rire ; riant ; ri . Point de fé minin, (L'Académie — Restant, page 350. — Féraud, Trévoux, LaTeanx.elc.)

Rire se dit an figuré des choses et sans régimes « Tout ril dans cette maison, dans ces prés, dans ces bosquets.» (Académie.)

Je rit quand Je vous vois, si faible et si stérile , .

Prendre sur vous le soin de réformer la Tille. (Boileau.)

Il se dit aussi avec la préposition à en pariant de ce qui plaît, de ce qaî est agréable :«Gela rit k l'Imagination.» (Académie.)

Tout vous rit : la Fortune obéit* vos vœux.

(Racine, Britann., acte II, se. 2.} L'arbre qu'on a planté rit plus A notre vue Que le parc de Versaille et sa vaste étendue. (Voltaire , Épltres.)

DeliUe lui fait régir élégamment la préposition de :

Quand tout rit de bonheur, d'espérance et d'amour. (Les Jardins^ ch. I.)

Rire s'emploie aussi avec le pronom personnel dans le sens de se moquer :

Le monde cependant se rit de mes excuses. (1k>il., £ptt., vi.)

A votre nei,mon frère, elle se rit de vous. (Molière, Tartufe, acte I, se. s.)

Mais si je vais parler, tous troua riret de moi.

.(Destottches, le Gtorieux, acte II, se. 3.)

Et rire, substantif masculin, bien différent de la plupart des InflnitiCi pris substantivement, s'emploie au pluriel, et s'unit à des adjectifs : des rires forcés. (WalDy. 1

-— L'Académie cependant ne donne aucun exemple du pluriel ; elle dit un rire forcé; et dans ce sens, au pluriel^ des ris continuels, des ris éclatante. Ces deux mots synonymes tendent A se confondre ; mais peut-être est-il plus correct de s'abstenir de mettre rire au pluriel, parce que ce mot indique plutôt raction de rire, tandis que ris semble en indiquer l'effet. 11 en sera de même entre tin sourire el un sourie, A. L.

StmrirB se conjugue comme rire.

M LA OUÀTUiin OOIfICGÀiaOM. 009

Ce verbe^ dam le aeni démarquer de U eomptabanee, de PaifeelioD, os Meeen^ e4Nre de préseoter on aspect agréable^ dei idées riantes, fait bien au figuré : Je reçus et je Tola le jour que Je respire; Sans que père ol mère ait daigné me sùtiHre.

(Raetaie, ipMtfâiJe, aeia II, se i.) Le seul printemps êOwU au monde en son aurore.

(Delillc, trad. des Géorgiquêi, lÎT. II.)

SODDRE (verbe actif et défectif).

Terme diiiacUque : donner îa solution d'une difficulté» répondre à un argument. Ce verbe n'est en usage qu'à riDanlUf : $oudr0 un probltm$î à piénnt on dH mieux, résoudre un problème. (L'Académie.)

Sourdre (verbe neutre et défeetif).

Sortir, s'écouler par quelque fente de la terre. Ce verbe ne se dit que des eaux » des fontaines, des sources, des rivières ; et il n'est guère d'usage qu'à l'infinitif ei aui troisièmes personnes du présent de Tindicalif : — « Ce marais sera difficile é « dessécber, on 7 volt sourdre des eaux de tons côtés.»—* On dit que le Rhin, k « Rh6ne et le P6 sourdent an pied de la même montagne. » — « L'eau êowd de la • terre. • (Trévoux, i/Académie.)

Sourdre se dit aussi quelquefois au figuré, mais seulement A l'infinitif s « Pom- •( pée disait qu'en frappant du pied contre terre 11 en ferait sotirclrades légions qui « obéiraient A ses ordres. » (D'Ablancourt.

Ce verbe en ce sens est énergique, mais peu usité. (Mêmes autorités.}

Suffire (verbe neutre et défectif).

Je suffis, tu suffis, il suffit; nous suffisons, vous suffisez, ils sufllseot. — Je suffisais ; nous suffisions. — - Je suffis, nous sulflmei. — Je suffirai ; nous suffirons. — Je suffirais ; nous suffirions. — Suffis ; suffisons. — Que je sufllse; que nous suffisions. — • Suffire; suffisant; suffi. Point de féminin.

Trévoux, Richelet, Caminade et Demandre sont d'avis que ce verbe fait A l'imparfait du subjonctif 9ti« je suffise; Restaut, Wallly et Lévizac pensent qu'il faut dire que je suffisse; quant à l'Académie, elle se contente d'indiquer le présent que j e suffise, et alors il nous semble qu'il faut éviter de se servir de l'imparfait du subjonctif; mais si l'on voulait absolument en faire usage. Il serait mieux de dire que j e suffisse ^ qui est conforme à la formation des temps.

Suivre (veirbe actif et irrégulier).

Je suis, to suis. Il suit ; nous suivons, vous suivez, ils suivent. — Je suivais ; nous suivions — Je suivis ; nous suivîmes. — Je suivrai ; nous anlfrons. — Je suivrais ; nous suivrions. — Suis ; suivons. — Que je suive ; que nous suiviens.— Que Je suivisse ; que nous suivissions. -<- Suivre ; suivant ; suivi, suivie.

Ce verbe s'emploie avec succès an figuré : « L'envie suit la prospérité. » — « L'embarras suit les richesses, les dignités. » (L'Académie.)

990 VBBMt IRRiGtlLnSlW Vt ll*»BGTIF8

(Voluin^ fltfwlrttwu, aoie f , m. 4.) Li peine nd< le crime : elle arrive à pu tenu.

(Le méine» Ore<i«, ade I, ac il.)

CSonjuguez de m^epour$uivre et fn«utvre.

Ersuitbi, dériver, résulter, est un verbe qai ne s'emploie qu'avec le proooB ic, et Mulement à la troisième personne tant da singulier qoe du pluriel : « De tant « de maux un grand bien M'emuMt, » (L'Académie et Férand.) — « Toute langue • étant Imparfaite» il ne s'ensuit pu qu'on doive la changer. » (VolUireJ

nemarquei que dans les tempe composés de ce verbe, on met toujours le pronom relatif en devant Tauxillaire être, mais que dans les temps simples il n'est pas bea d'employer ce pronom, et de dire comme Bostuet : « Le premier chapitre et ce qui

s'en ensuivit, » Car deux en de suite font une cacophonie qu'il faut éviter.

(U Diet, erit, de Féraud.)

—Aussi l'Académie écrit-elle : « Le premier chapitre et tout ce qui s'ensuU.» Voya me exeeption semblable au yerbe f enfuir, page 532. A. L.

Survivre (verbe neutre).

Voyez la eonjugaison da verbe vit>re.

Taire {verbe actif et irrégulier).

Je tais, tu tais, il tait; nous taisons, vous taisez, ils taisent. — Je taisais; nous taisions. — ^ tus ; nous tûmes. — Je tairai ; nous tairons. — Je tairais ; nous tairions. — Tais ; taisons. — Que je taise ; qoe nous taisions. — Que je tusse; qoe iioos tttuions. — Taire ; taisant ; tu , tue.

(L'Académie, Richelet, Trévoux, Rolland» Féraud, Gattel et Wailly.;

Féraud n'indique pas de féminin au jjarticipe ; cependant il est usité, surtottl avec la forme pronominale.

c:e verbe s'emploie pronominalement 4ans le sens de garder le siience , ne pat parler.

Quoi méine vos regards ont apprise se taire.

(Racine, BriumnieuSf acte II, se, 6.j foui 8e calme à Hnstant, les foudres se sont tus.

(Delille, trad. du Paradis perdu, eh.lL^ SI tant de mères se sont lues, {jfte ne vous taUet-vous aussi ? (La FonUine, fable 30i.)

On dit ne pas se taire d*une chose ^ pour dire la publier hautement, en parlei sans cesse t « Il ne peut se taire de la grâce que vous lui avez faite. »

(Académie.) Eonute» j'akna la gloire, et ne veux point m'en Ititre,

(Voluire, CatiUna^ acle v, se, s.) 11 a raison, madame, et je ne puis m'en talre^

(Bonrsault, tsope à la Cowr^ acte I, se. 4.) Taire est peu usité au passif > ainsi an lieu de dire : Il teraU bim éumumu qm

a& U HUâTittHX GOHWGAMHf . 571

i9niité tenues iecrètes (Féraad.)

TisnE {verbe neutre et défictif),

CesttBLiTe de la toile ou des étires en entrelaçant les flfe» la soie ou la laine dont on doit la composer.

Ce Terbe n'esiptaf en otage hors des tenpe romiét de tieeu, qui est «on porUdpe.

Pour ses autres temps, on les remplace par les temps du Yerbe tiseer, dont on ne se sert qa*au propre : Tisser du lin, de la laine, du eoUm.

' Tissu se dit au propre et aa figuré, comme ptrtielpe et eomme snbstanlir : « Il a « tissu cette intrigue. » — Un tissu de faossetés. »

Au propre, tissu substantif se dit particulièrement de certains petits ouvrages tissus au métier: Un tissu d^or et d'argent; on tissu de cheveux.

Au figuré, tissu signifie ordre, suite, économie, disposition :

Noos M pouTons changer Tordre des destinées,

Ella font à leur gré le Hssu de nos Joun. (Mad. de la 9aaè.)

Là, dans un long tissu de t^eUei actions.

Il verra oomme il fiut dompter les nations.

(Corneille, te dd, acte I, se. 7.) Racine a dit dans Bajaxet (acte V, se. 1 2) « Moi teaie j'ai tism le lieu malheureux Dont tu viens d'éprouver les délesubles nœuds.

Traire (verbe actif et dé/ectif)

Je traSs, ta trais, Il Irait ; nous trayons, tous tra^ex, ils traient. — Je trayais; nous trayions. — Point de prétérit défini. — Je trafral ; nous trairons. — Je trairais; nous trairions. — Trais ; trayons. — Point d'imparfait du subjonctif. — • Traire; trayant; trait, traite.

(L'Académie. — ResUut, page 350. — Lévizac, page 37, U II. — WalMy. — Fé. raud, etc.)

Les verbes distraire ^ extraire, rentraire^ retraire (retirera et soustraire se conjugaent comme le verbe traire \ pour attraire et abstraire, voyez ce que nous avons dit plus haut.

Vaincre {verhe actif, irrégulier et iéfectif).

Je Talna» lu vainos, il valnc;'niNif vainquons, vont vatequei , fis valnqnent.^ Je vnteqada ; noua vainqulona. — Je vainqnii ; noos vainqaimes.*- Je vaincrai ; noua vataMrotts. — Je vaincrais ; nous vaincrions. —Vahiqnons. — Que Je vainque; qoe noua vainquions. — Que Je vainquisse; q«ie nons vainquieilons. —Vaincre. ^ Vainquent. — Vaincu, vaincue.

(ResiMU, page 1(4. — WaiUy, page 94. — L' Académie. ^ Wrtné» «te.)

HfTi Tnass reBÉctutts n vincfm

Os ««M, pvli eo^ivgiiMMide ee terbe, que la teliie e m change «911 ayant Ict ToyeHeg a, e, i, o,

ht présent de l'indicatif et rfanparfalt ne ddfent être employés qu'avec beaneonp de résenre, et Voltaire va Josqa'i les proscrire ; Th. Corneille cependant s'en est servi dans Ariane (acte IV, se. 4) :

De Pamouf aliéneDt on ne vaine pas les ebarmes.

Beaneonp d'aoteon Tontimiié.

La seconde personne singulière del'impératir n'est point en nsage. Enfin, vaincu est souvent substantif t « Plusieurs fois il ordonna qu'on épargnât te aang des

La loi de Panivers est : Malheur aux vaineut . l'étais mort pour ma gloire, et je n'ai pas TécsT Tnat que ce lâche cœur s'est dit votre vobieac.

(Uou*ou, reneeslatt aele n, se. s.)

Vivre (verbe neutre et dé/ecti/\

Je vis, tu vis, il vit'; nous vivons, vous vivez» ils vivent. — Je vivais ; nous vivions. — Je vécus ; nous vécûmes . — Je vivrai ; nous vivrons . — Je vivrais ; nons vivrions. — Vis ; vivons. — Que je vive ; que nous vivions. — Que Je vécusse ; que nous vécussions. —Vivre. — Vivant. —Vécu. — Point de féminin.

Les temps composés se forment avec l'auxiliaire avoir.

Voltaire a dit dans Bruttu (acte V, se. 6) : Au moment où je parle ils ont vécu peut-être.

Ile ont vécu, pour dire ilseont morts, est un tour purement latin : les Romains évitaient, par superstition, les mots réputés funestes. Nous disons plus ordinairement Us sont morts; mais cependant Us ont vécu est un tour devenu français par l'usage qu'en ont fait on grand nombre d'auteurs ; d'ailleurs U produit un pins bel effet que l'expression dont il tient la place. (Gaminadet, page 287.)

f^ivre régit de et non pas du :

Je vis de bonne soupe, et non de beau langage.

(Moliëre, les Femmes savantes^ aete II, se. 7.) Cependant L. Racine a dit :

La riche fiction est le charme des vers,

Noos vivons du mensonge. (La BeU^iien, ohant iv.)

Il fallait nous vivons oi mkhsoiiobs ; mais le pluriel n'accommodait pas le poète.

(Le Z>tcl. erU, de Féraud.)

— Cette critique nous semble porter complètement à faux; car la correction change totalement te sens de la phrase. On dira lapoésie vit de mensonges, pnm que te mensonge U soutient, la nourrit, comme un aliment nourrit te corps ; noate le poëie vUdumeneonge, pareeque te mensonge est te moyen par lequel II somient son existence poéUque. C'est ainsi qu'on dira : le prêtre doit vivre de ramÊei (et non pas d'oule/s, ce qui formerait un sens ridicute); le jusU vit de la foi ; U vit de la gràee, et non pas cie foi, de grâce. On trouvera aux ilemoftues ddfoehies, sur le mot déjeuner, une locution analogue qui confirmera encore notre observation. Et eette différence est bten marquée dans ces exeniplu donnés par l'A^ca-

RB LA QVATastPB €OMJII0AiaON. &78

déinfe ; Vivre d'emprunt^ de rapine; vivre de ton travail de su plume. A.

Vivre de régime parait aa premier coup d'csil une eipresslon ridicule^ car le ré» gime n'est pas on aliment; cependant l'Académie l'Indique dans son Dictionnaire^ plusieurs écriralns s'en sont servis* La Fontaine, par exemple (dans sa fahle du Hé^ ron;, et l'usage l'a depuis longtemps aulorisé, pour dire : vivre avec beaucoup de règle pour conserver sa santé. On peut en dire autant de vivre de ménage ^ en méuageanl« aiee économie; d*indu$trie, avec adresse et savoir faire, etc.

(Même autorité.)

yiMte se du très bien au figuré : « Les passions nobles ont cet avantage, qu'elles « viveiiU d'elles-inême*, et s'alimentent de leur propre ardeur. »

.... Tu crois , cher Otmin , que- ma gloire passée FlatU) encor leur valeur et vil dans leur pensée.

(Racine, Bqftuett aeie I, se. l.) Ton nom encor ebéri vit au sein des fidèles.

(BoUeau« ie Ltitrin^ eb. VI.)

Vivre avec eoi est aussi une expression belle et élégante.

Retranchons nos désirs , n'attendons rien des bommes ,

Et vivant avec nous. (L. Racine.)

ViTi le roi! est une acclamation pour témoigner qu'on souhaite longue vie ei prospérité au roi. — f^ive est adssi un terme dont on se sert pour manpier qne l'on chérit, que l'on estime quelqu'un, on que l'on fait grand cas de quelque

Malgré tout le Jargon de la philosophie , " Malgré tous les chagrios, ma foi, v'tve la vie

(Gresset, Sidney^ acte ill, se. dem.) 11 est charmant , nui foi ; vivent les gens d'esprit! (Palissol.)

tt Vivent la Champagne et la Bourgogne pour les bons vins. » (L'Académie.) Vive ou vivent est la troisième personne du présent du subjonctif du verbe vivre, (L'Académie, Féraud, Trévoux, etc.)

. — Qui vive ? est le cri du soldat pour commander à ceux qui approchent de se faire reconnaître. Ce mot est devenu un substantif: être sur le qui-vive, A. L.

Survivre se conjugue comme vivre.

Quelques auteurs, tels que Blascaron, Fléchier et Bossuet , ont dit au prétérit défini : je véquiSf je eurvéquis. Andry de Boisregard prétendait qu'ils étalent bons tous deux, avec cette différence que je véquis lui paraissait du beau style; Vaogelas les admettait aussi. Th. Corneille n'approuvait nljevéquie, n\je,etirvé' gui*; mais l'Académie, dans ses Observations sur les remarques deYaugelas, dans ses Décisions recueillies par Tallemant, et dans son Dictionnaire, ne reconnaît qne iei;tfcii#. Je jurv^cta. ResUut, Wailly, Féraud, et enfin les Grammairiens et les écrivains modernes se sont conformés A cette décision.

574 m L'AGoem dit veiMb à?«c «du som.

ARTICLE Xm.

DE l'accord du verbe AVEC SON SUJET.

Page 1