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SERBES IRRÉGULIERS ET DÉFECTIFS

Il n'y a dans toato la langue qae le yerbe savoir qui i e mette aa sabjooetll sans qa'un autre mot le précède ; mais encore faut^tl qae ce eoit avec la négatiT« : « /» « ne sache rien de plus digne d*éloge, qa'an roi qui préfère le bien de son peuple « à celui de ses enfants. »

(Th. Gomellle, sur la 362« Rem. de p^augelas, tome II, page 413. — WaiUy, page 88. — Restant, page 389. )

Qtteje sache s'emploie quelquefois d'une façon assez singulière , c'est lorsqu'il est i la fin d*nne phrase , comme dans celle-ci : t II n'est pas allé i la campagne « que je sache i > et alors il est du genre familier.

Je ne saurais s'emploie fort souvent pour j^ ne ptits, qui est la première personne dn présent de l'indicatif du verbe pouvoir; et alors, après le que, c'est da présent du subjonctif que l'on fait usage : on dira donc : u je ne saurais dire la moindre chose a qu'on ne me fasse des observations ; » et non je ne saurais dire la moindrt chose qu'on ne me fit des observations : cependant, chose bizarre, on ne dit pas je ne saurais, pour ;> ne pourrais. On dira, par exemple, « si je mangeais de « cela, je ne pourrais dormir de la nuit;» mais on ne dirait pas ;> ne saurais dormir de la nuit, — On ne peut aussi se servir du verbe savoir pour le verbe pouvoir, sans y joindre la négative; ainsi, on ne peut pas dire je saurais ^ur je puis.

( Ménage, chap. 313.— Th. Corneille, sur la 362« Remarque de Vaugelas,-- Féraud,etc.}

Savoir ne régit pas les personnes. Du moins l'Académie ni aucun des Diction' naires que nous avons consultés ne l'indiquent avec celle acception : on ne dit pi: savoir quelqu'un, se savoir soi-même; cependant on lit dans la X« épitre de ïx^ leaa:

Que si queiqu'ao, met vers, alors vons importune, Pour savoir mes parend, ma fie et mi fortune, CooieZ'lui,elc.

St dans la Mitromanie de Piron ( act. II, se. 4 ) :

Un valei vent tout voir, voit tout, et sait son maî(re Comme, à l'Observatoire, un savant sait les deux ; Et vous-même, monsieur, ne vota saiez pas m:cuK.

Mais quelque imposants que soient les noms de ces deui écrivains, surtout celui de Roileau, il nous semble que ce sont là des licences que l'on passerait difficilement au poète qui s'en permettrait de semblables.

— Cette conclusion est beaucoup trop absolue. Le verbe savoir a dans notre langae un grand nombre d'emplois divers qui peuvent servir à justifier les phrsses critiquées. Quoiqu'on ne dise pas d'une manière absolue, je sais cet homme il n'en est pas moins vrai qu'on dit : je sais cet homme par cœur. Je ne sache per-sonne qu'on puisse lui comparer. Il est venu qui vous savex. Je sais quel' qu^un en position de votu être utile. Un je ne sais qui. Toutes ces locutions, justifiées par l'Académie^ doivent nous servir à expliquer les tournures semblables. Dans les vers cités, nous ne voyons qu'une simple ellipse facile k suppléer : satoir quels sont mes parents ; sait son maître par coeur, etc. Ne peut-on pas dira aussi avec les orateurs sacrés : « Nous ne«f avons pas ceux qui appartiennent à Dieu; • — ft SavaiUil'un homme dans le malheur, > etc. , etc. A. L.

Savoir, avant nn infinitif ^ ne s'emploie que quand il y a beaucoup da peine à

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