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CORRESPONDANCE DES TEMPS DE VINDICATIF ENTRE EUX

Les temps de riadicatif correspondent les uns aux autres» de teDi

manière que

Le présent correspond ?

i SOB propre temps, v^ prétérit indi^ni,

Je lis

{quand toos lisez* quand voos avez lum

i quand tous écriviez.

quand vous écrivîtes.

quand vous avez écrit»

Vimparfait correspond :

à son propre temps, 1

àu prétérit défini, \ Je lisais

sm prêtent indéfini, ]

Le prétérit défini correspond :

i son propre temps, et près- j Quand yous ie voulûtes, je vins. que toujours au prétérit > antérieur. } Quand ïeus fini^ j'y «Ibi.

Le prétérit indéfini correspond i

À son propre temps, ) ( aussitôt que vous Vavez v&mim.

i Vimparfait, l « . , ; pendant que vous écriviez,

àu prétérit antérieweon^i \ après que toos avez eu dîné.

posé, J {

Le prétérit antérieur correspond presque toujours :

M nràtârit déâni \ Quand y eus lu, vous entrâtes.

au prétiru défini, J j^^ ^^ y^ ,^ ^^ ^ demandas.

Leplus^ue^parfaUoommpond :

à Vimparfait, \ i quand vous entriez, ,

au prétérit défini, \ v^MMiM lu /QU«nd vous enlrdte*.

\ quand vous êtes entré, f quand voos fûtes entré»

t si TOUS le désirez.

au prétérit indéfini, au prétérit antérieur.

Le fiitur absolu correspond :

au présent de Vindicatif,"^

au prétérit indéfini,

à son propre temps^

àufitturpaué, } (quand

Le futur passé correspond :

au fïUur absolu, | Quand vous aurez fini, je partirai.

Le présent du conditionnel correspond s

à son propre temps.

> Je partirai l " ^**^ '''^' /«ni votre oarrafe. ( '^ • J quand vous voudrez.

) i quand vous l'atiras dit.

h Vimparfait,

au plus-qus'parfait,

[Quand un coupable échapperait an chftUmeot, il n'échapperait pas aux remords.

!Je vous aiderais votonUers de ma bourse si ftoû plus beureux.

) Je vous croirais si vous n'aviez paa eoniraeté la nulf heureuse habitude de mentir.

DE tA COHRBSPONDAMCE DIS TBIIF8. «187

Le premier ewAUivwMl pané correipond :

{Les RomalDf auraUm eomêrvé rempire de U terre, A'ils avaient conservé leurs nncleones vertoi. (Bossuet.,

Le denxitee ctmdUionnel passé correspond :

À .«« r.^^» !-«»«« j Qiwnd même Alexandre etW conquis toute la Icrre, Il — . ^

a son propre temp5 T n'ettt pa. <(é *a(.Va<r — ^ ....y. A

Yoyei» page 548, une obserTallon sur Je ne saurais employé pour je ne puis, ^. . ^ ..^ • * ^ et page 672, une observation sur on dirait^ employé pour il semble. " '^'^ //-.y

Voyez aussi sar l'emploi du conditionnel après les lemps passés, p. 612. A. L. /"* ''^; '

Lorsque deux verbes sont unis par la conjonction quiA^ on met le. *r ^/^ ^ ;; second à l*lndicalif, si le premier exprime quelque chose de positif; ^ / 'w^ a /^ . et alors il résulte diUéreats rapports de correspondance entre les- ' ^ ^^ temps de ce mode.

(.e préseyU de Vindicatif correspond :

à son propre temps, / que vous partes aujourd'hui pour Psrii»

an futur absolu, 1 [ que vous partirez demain.

au futur passée 1 \ que tous serez parti, si, etc.

à l'imparfait, . [ i que vous |Kir/»62 hier, si, etc«

ao prétérit défini, \ ^ rn* t^a^irm} A"® ^^^^ partîtes hier.

au prétérit indéfini, /"" ™ assure\^ ^^^ ^^^ ^^^^ ^^^^ ^ ^^^^1^^^

au plus-que-parfait, I 1 que vous étiez parti hier avant moi.

an conditionnel présent, 1 f que voqs pattiries aujourd'bul, si , etc.

aa f^ conditionnel passé, ] F qae vous seriez parti hier, si, etc.

aa 2« conditionnel passé, f \ que vous fussiez parti plus tôt, si , de.

Si le second verbe exprime une action passagère, et que l'on veuille marquer un présent relatif au premier verbe, alors

Vimparfait, le prétérit défini, le prétérit indéfini, le plus-^gm-porfait de Fin-^ dicatif correspondent i

ï On disait

[On dit

à Vimparfait, >^^ ^'•^^.^ . que vous aimicM l'étude.

] On avait dit i

Si l'on veut marquer un passé antérieur au premier verbe, la même correspondance a lieu, et alors

Vimparfait, le prétérit défini, \e prétérit indéfini, le plus-que-parfàit de tin* d<ca(t/ correspondent :

j On disait t aa plus-que-parfait, >q^ ^^^.^ l que vous aviex aimé Véludc.

\oaavaitditl

Si Ton veut marquer un futur absolu, alors

Vimparfait, le prétérit dé finit le prétérit indéfini, \t plus-que-parfaU de Vin* (Kealtf^eorrespondent :

688 DE Là gorrespondahos des temps.

^ 1 Od disait l M préêênt du wmdiiion-'y On éii ) . ,,.. . . .^

net. (Oaadii < que Yous atmer» l'élade, il fie.

\ On avait dit |

(LéTizM, tome II, page IIC.)

Hais si le second verbe exprime une chose vraie dans tons les temps, une action qui se faut ou peut se faire dans tous les temps, alors

L'imparfait, le prétérit défini, \t prétérit indéfini, le plus^que^parfaii de fimdicatif correspoDdeat :

Iqae lei crimes secrets otrr le* dieu* pour témoins {Sémiramis, acte V, se. dernière) , et non pas avaient ks dieax pour témoins.

{qne V espoir isr le seul bien des cœurs infortunés (Bernis, ch. VU), et non pas était le seal bien.

I Je vous ai dit l manent dans le monde, et non pas ( qo*il n*j avait rien de stable.

!que la santé tait la félicité du corps, et le savoir celle de V esprit^ et non pas que la santé faUait la félidlé dn corps.

Parce que Texistence de ces vérités est indépendante de toute époque, qu'elle est simultanée avec tous les instants, qu'elle est toujours présente.

On se servira également du présent s'il s'agit de quelque chose qui existe au moment que l'on parle, et l'on dira : < Je vous ai fait « savoir que ma femme est en mal d'enfant. » —Je savais bien que « vous êtes marié. » — Et non pas : « Je vous ai fait savoir que ma « femme était en mal d'enfant. » --^ « Je savais bien que vous étiez

e marié. » (Pabre, p. 249 et suit. — Domergae, p. 102 de set Soba. graaun,)

Comme beaucoup d'auteurs, très corrects d'ailleurs, ont fait plus d'une fois des fautes dans l'emploi des temps, nous ne croyons pas inutile de nous arrêter encore sur le cas où l'on doit mettre le verbe de la proposition subordonnée au présent, quoique le verbe de la proposition principale soit ou à l'imparfait, ou au prétérit défini, ou au prétérit indéfini , ou au plus-que-parfait. C'est dans l'ouvrage de M. Haugard que nous puisons ce qu'on va lire.

Ce Grammairien commence par citer cette remarque de Dudos sur le chapitre XVI de la Grammaire générale de Port-Royal.

« Puisqu'on n'a multiplié les temps et les modes des verbes que € pour mettre plus de précision dans le discours , je me permettrai

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