‹ Grammaire des grammairesChapitre 25 sur 203 · DC LA QUANTITÉ · texte numérisé non relu

DC LA QUANTITÉ

lettre ne forment' qu'un son indivisible, la syllabe est totijoon longae: Itrriiy bâfte^bUurf^, (onnëtrèy etc.

9* Entre deux voyelles, dont la dernière est muettfe, les lettres s et z allongent la èyllabc pénultième : ftrfsè, exiH$e, dioces^y Mffse, franchise^ rose, épouse, etc.

Mais, si la syllabe qui commence par une de ces lettres est longiie de sa nature, elle conserve sa quantité, et souvent rantépénéttième devient brève : il s*exUi$ie. pifsée, épousée, etc.

l(y Un r, ou un s prononcé qui suit une voyelle et précède une autre consonne, rend toujours la syllabe brève ijUspe^ masque, astre, burlesque. funKste, barbe, bifrceau, etc.

W Tous les mots qui finissent par un emnet, immédîateiiient précédé d'une voyelle, ont leur pénultième longue : pens^e^ armie^ j(fle, fenvcHe, je loue, il jone, la riUy la nûe, etc.

Hais, si dans tous ces mêmes mots Ve muet se change en e fermé, alors la pénultième, de longue qu'elle était, devient brève : Mer, tniïer, etc.

tT Quand une voyelle finit la syllabe, et qu'elle est suivie d'une autre voyelle qui n'est pas Ye muet, la syllabe est brève ; crUë, ffal, action, hUir doUé, tiler, etc.

Deroandre a donné an travail complet sur la quanUté dei moU dans noire lao« gae^ mais nous ne croyons pas nécessaire d*aborder toutes ces qaeslions, par une raison qu'il indique lui-même : c'est que, dans certains cas, les syllabes longues doivent ou peuvent être prononcées brèves, e( que les brèves quelquefois aussi deviennent longues. Ainsi Ton dit û'ilemèlles amours, et des àinôurs étemelles ; des earëssés perfides, et de perfides caresses ; de stériles aiienials; H des attentats stiriles. Mais le changement des brèves en longues a Heu surtout A la fin des phrases. « La raison en est simple, dit-il, c'est que devant un repos, qnelqu « léger qu'il soit , la voix a besoin de soutien, et que ce soutien se prend ordinal- « rement sur la pénultième, dans la prononciation de laquelle la voix, se préparant « à tomber totalement, tratne pias ou moins sensiblement, selon la qualité du < repos et le ton de la prononciaUon. » On conçoit, d'après cela, que l'usage et le goût doivent avant tout suggérer les préceptes. Un exemple noui suffira. Oh donne comme règle générale que la terminaison able est brève dans tons les adjectifs». Nous admettons que cela puisse être vrai dans aimable enfant} mais daes ces deux vers de Racine (Athalie, II, se. 6*) .

Je le plaiBt de tomber dans ses maiqs redoutables. Ma fille. En achevant ces mots épouvantables. Son ombre, etc.

ne serait-ce pas faire un contre-sens d'harmonie que de ne pas rendre longues et trêi longues ces deux finales choisies de préférence par le poète? Voyez égalenienl dans Phèdre, ace. V, sa 6<, vs. 38, 34, et tant d'antres exemples. A. t.

TABLX D'flOMOimSS, BT DE Z.EVa PROMONGIATION. 8S

L'obBenration des règles générales qu'on vient de lire snr la <iQantité est si impartante^ que d'elle seule dépend souvent le sens que Ton doit donner aux mots ; et pour finir sur ce qui regarde cette propriété de la prosodie, nous allons présenter une table des homonymes* qui sont les olus usités.

tàblb d'homontmes

gui oni une $ignification différente^ $elon qu^iU sont pnmoncés Umgs ou brefs.

ient piquons*

Alêne, outil de sordonnieri

▲nunt, pr^potWofi.

hUSkt^rêSpirer en owrcnU (abouche 4tÊVoicnUUrement.

Bât, «elia pour dis bêiês de somme.

Bêle, onimalirraisonnable,

h^vié. Juste proportion des parties du corps, régularité et perfection des traits, — belle femme.

Boîte, ustensile à eowœrele.

Bond, soMt.

Chair, suManee moUe et sanguine.

Qâir, aOieetif:

G5fpt, substance étendue.

Côte, os pka et courbé qui s*étend du

dos à la poitrine.

Goûn, lieu de promenade.

Craint (U), duverbe craindre.

Caire, tferbe»

Dégoûte (U), U ôte le goût, l'appétit.

Dont, pronom relatif.

Faite, sommet.

Fête, foiut consacré à Dieu.

lare, mesure de terre.

Haleine, air attiré et repoussé jmt

les poumons.

ÀTëni , les quatre semainee ovam

Noél.

Bâiller, donner.

B&t (il), du verbe baUre.

Bette, plante potagère.

Botté, quia des bottes.

Boite (il)» du verbe IxSflér.

B^n, adjectif.

Cher, adjectif.

aère, celui qui travaille chez un notaire, un avoué.

C&t, durillon au» pieds , '- instrument.

C&Ubf marque numérale.

CfiUe, habillement.

Goikr, espace découvert enfermé de murs.

Crin, poil long et rude.

GuU, peau d'un animal.

DégoûUe (il), il tombe goutte à

Ma, présent.

' Faite, participe féminin du verbe \ tain.

* Ce mot lignifie dei ehoseï dtflSrenteB expriméei par on même nom, et, niai ordinairement, des mots pareils qui expriment dei choies diflérentes. Acad.

TABLE D'HOMOMYMBS, ET DE LEUR PRONONaATIOK.

«0X8 LOKM.

Fa!x, fardeau.

Fais (to), du verbe faire.

Foret , grande étendue de terrain

couvert de bois.

Fûmes (noua), du verbe être.

Gofile (il), du verbe goûter.

GriTe, adjectif, H&le, air chaud et sec qui flétrit le

teint, les herbes.

Hôte, qui tient une hôtellerie, ete, JaÎB, substance d^un noir luisant.

Jeûne, a^tinence.

hè^, don fait par un Ustateur.

Ltàs, Jeune baliveau de réserve.

Laîaae(]e),<fu verbe laiaaer.

Maître, substantif.

Mâtin, chien.

Môif, 12« partie de Vannée.

MôDt, montagne; t. de poés.

Mûr, adjectif.

Mâle, qui est du sexe masculin,

Nâlt (il), du ver&« naître.

Pâte, farine détrempée et pétrie.

Paume, /eu, — dedans de la main.

Pêcher, prendre du poisson.

Pêne, morceau de fer qui ferme une

serrure.

Plaine, plate campagne.

Rogne (Je), /e retranche.

Rôt, mets.

5âs, tissu de crin qui sert à passer

delà farine, etc.

Saut, action de sauter,

Stinti pwTf souverainement parfait.

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