‹ Grammaire des grammairesChapitre 34 sur 203 · SUBSTANTIFS DONT LA TERMINAISON SERT A EN FAIRE CONNAITRE LE GENRE · texte numérisé non relu

SUBSTANTIFS DONT LA TERMINAISON SERT A EN FAIRE CONNAITRE LE GENRE

Les noms communs terminés par a, as, at : Brouhaha, anana$, batj etc., etc., sont tous du genre masculin.

. Les noms en É, dont le plus grand nombre est terminé par té; tels que : Apartéy bénédicité^ comité^ camtéj député^ côté, été, pâté, précipité, traité^ sont masculins; les autres noms en té, au nombre de plus de quatre cents, sont tous du genre féminin.

Quelques noms féminins ont I'e muet après té : Assiettée, bottée (terme de relieur), charretée, dentée (coup de défense d'un sanglier), futée (sorte de mastic), hottéejattée, jetée, montée^ nuitée (t. popul.), pâtée^ pelletée, portée^ potée, ripopée (70).

On compte une centaine de mots où la terminaison masculine É, et plus de cent quatre-vingts où la terminaison féminine ée se trouvent précédées d'une articulation différente; savoir : Abrégé, avé, bléy café, canapé, clergé, duché, gré, gué, jubé, jubilé, U, marchéy orangé (couleur d'orange), pré, récéjpissé, raisiné, scellé, thé, toisé, noms masculins.

Aiguillée, année, becquée, centaurée, coudée, destinée, enjambée^ fée, girofflée, huée, mêlée, ondée, panacée, ripopée, risée, saignée, noms féminins.

Quoique la terminaison ée paraisse mieux convenir aux noms féminins, cela n'empêche pas qu'elle ne soit la terminaison de plusieurs noms masculins ; tels sont les noms communs : Apogée, athée, caducée, camée, empgrée, lycée, mausolée, périgée, périnée (t. de médec.), pygmée, scarabée, spondée, trochée (t. de poés.)> trophée, et les noms propres : Alcée, Androgée, Asmodée, Borée, Basilée, Capanée, Egée, Elysée, Énée, Épiméthée, Hyménée, Maehabée, Mélibée, Morphée, Orphée, Pelée, Persée, Phanée, Pompée, ProméAée, Protée, Sichée, Thésée, Zachée.

Par une espèce de compensation, la terminaison masculine é est

(70) Le Dieiiimnaire de V Académie, édiUon de 1762, écrit ce mot aa mascotant du ripopé. Mais, en 1885. H dit : de la ripopée.

ou GBMIB BBS SUBSTANTIFS. 117

odle de quelques noms propres féminins; saTOir : Aglaé, Araelme, AsUxrbé, Chloé^ Circé, Danaéy Dapkné, Glaucé, HAé, LeueoAoi, Niobéy Ptyehéj SiUné, Sémélé, Hiisbé.

Tous les noms communs où la terminaison br se prononce é fermé, comme dans bûcher ^ clocher j danger, oranger^ sont masculins.

Piedf et plusieurs centaines de mots où la diphtbongue finale ter se prononce iéy sont tous masculins.

On ne compte que trois noms féminins terminés par la diphtbongue lÉ; savoir : AmUié, moitié, piHé. — Ajoutez tntmi'liV.

U y a plus de deux cent quarante noms dont le son final &it entendre B ouvert représenté par ai, aïs, ait, aix, is, et, et.

Tout ces noms sont masoulins, à l'exception de deux; fin'it, paix, qui sont du genre féminin.

En mettant un b muet à la suite de ai, on aura les noms féminins ; BaiCy braicy claie^ craie, futaie, haie, ivraie, laie, orfraie^ paie, plaie, raie (ligne), raie (poisson), saie (vêtement militaire), laie.

Plusieurs noms dont on se sert pour désigner les lieux plantés d'arbres de la même espèce, comme aunaie (lieu planté d'aunes), houlaie (lieu planté de bouleaux), cerisaie (lieu planté de cerisiers) , châtaigneraie (lieu planté de châtaigniers) , chênaie (lieu planté de chênes), sont terminés par aie, et sont féminins.

I, is, iT, IX sont la terminaison de plus de cent noms masculins. Cependant fimrmi, merd (miséricorde, discrétion), brebis, souris (petit quadrupède), vis (sorte d'écrou cannelé), perdrix, sont féminins.

U y a six noms communs masculins qui ont la terminaison féminine lE : Aphélie, périhélie j génie, incendie, parapluicy scolie (terme de géométrie).

Quelques noms propres : Élie, le Messie, Zacharie^ ont aussi la même terminaison.

0, oc, op, 08, ÔT, OT, AU, EAU, AUD, AUT, AUX, terminent plus de trois cents noms dont la dernière syllsJie ne donne à entendre que le son 0 bref ou long.

Ces noms sont masculins, à réception d'un très petit nombre : eaUf peau, surpeau (épiderme), chaux^ faux (subst.), qui sont féminins.

Les noms terminés paru, us, ut sont masculins, à l'exception de trois : glu, tribu (une des parties dont un peuple est composé) , vertu.

Les autres, qui ont la terminaison féminine, tels que, avenue, ber-

118 ' BU WMRB DBS SUBftTAHTlPS.

lue, Wofie, bimtew^y duarrwe, ciguë, eru9y étmiue, rekmuj remu, rutj sangiue, sUtiUe, Éortue, verrue^ tue, sont flhniniiis.

Les noms terminés par la Yoydle eombinée eu sont tons nascviins.

La terminaison féminine n'a que les trois noms Itennins : km- Ueue, Ueue, queue.

Les noms coup, hup, pouls, et cenx en ou, ^ut, ouz eont masculins, à l'exception, parmi ces derniers, ieiaux, quoique ce mot n'ait point ia terminaison des noms féminins bt^oue, boue, gadoue, houe (instrument de labourage), joiie^ moue, proue, roue,ioue (synon. de bateau).

Le mot syllabe est le seul nom en àbe qui soit du genre fiminin; tous les antres noms sont masculins, môme ceux dans la coH^pnmtton desquels entre le féminin syllabe.

De tous les noms en ade, il n'y a guère que les mots grmie, jade (synonyme de pierre), et slade qui soient du genre mascoUa ; Ions les noms en ade, au nombre de plus de eent vingt, sont 4u genre féminin.

Prélude est le seul nom masculin de la terminaison en une; les autres de cette terminaison, au nombre de vingt-huit, sont féminins.

Elotre un grand nombre de noms qui sont terminés par F, il n'y a que nef, soif, qui soient du genre féminin; les autres, dont la plupart sont en if, sont du genre masculin.

liCS noms en âge sont presque tous masculins. Parmi plus de deux cents noms, on n'en compte que dnq du genre féminin : cogfo, kmmge, page, plage, rage.

Les noms en ége sont masculins, et il n'y a de féminin que les substantifs fi€»gfe et aUége.

Parmi les noms en ige, il n'y a qne tàge et %oUige qui soîNii du genre féminin.

Les noms en uge sont tous masculins.

L'orthographe des noms féminins terminés par L mouillé diffi^ des noms masculins en ce qu'au féminin L final se double et est suivi d'on e muet.

Noms masculins : détail^ éveil, péril, deuil, fenouil.

Noms féminins : maille, iailk, treille, bille, feuille, rouUle.

exceptions. *- Cédille (terme de jeu) , drille et quadrille sont masculins, quoiqu'ils aient la terminaison féminine.

Il ne fàutconnaUre que l'orthographe ou legonre delà plupart des noms terminés par l mouillé, pour en connaître réciproquement ou le genre ou l'orthographe.

DU GEHBE DBS SUBSTAHTm. 1 19

Exemple. ~ Si Jecmnaifi l'orthographe da nom éeaitte, la terminaison aille m'indiqBe que le nom est féminin. Si je saie que le mot vermeU doit être emj^oyé eomme adjectif féminin, et alinrs, si je ecmnais son genre, je sais qu'il font écrire vermeiUe.

U n'y a de noms féminins en euille que feuille et son composé quinie-'feuille (sorte de plante).

CkêvrefèuiUe et poft^eaiUe, autres composés de puitte^ sont mascolins.

Les autres mots où la voyelle eu est suivie de l mouillé final sont . masculins. On met au nombre de ces noms : accueil, cercueil, écueil, iBil, orgueil, reçueUy où la tenninaisim EiL et cbil se prononce comme £UiL«

Fenouil est le seul nom masculin où la voyelle ou est suivie de L mouillé final.

Quatorze autres noms terminés par ouille sont féminins. .

Les noms dont la terminaison fieUt entendre le son ar, représenté par AR, ARC, ARD, AAT, BOUt masculius, à Texception de hari et de part.

Il y a des noms où l'articulation r est suivie d'un e muet. Quelques-uns sont masculins : les suivants sont du genre féminin : ^rrket, bagarre, barre, carre (i. de métier), fanfare, gébarre, guitare^ jarre, mare, simarre, tare, tiare.

Les noms en ir, yr sont masculins. Quant aux noms ea ire, tre, les uns sont masculins, les autres sont féminins. Cire, Hégire (ère des Mahométans), ire, lyre, mire, myrrhe, satire, tirelire, sont féminins.

Les noms dont la terminaison &it entendre le son ob, représenté par OR, ORD, ORS, ORT, sont du genre masculin. Mort est îe seul qui soit du genre féminin. Quant aux noms où l'articulation r est suivie d'unE muet, quelques-uns sont masculins. Les suivants : amphore, manière (espèce de luth) , mandragore, métaphore, pécore, pléthore, (terme de médecine) , sont du genre féminin.

Les trois noms masculins : azur, futur, mur, sont les seuls qui aient la terminaison masculine en ur.

Deux cent soixanteniuinze noms environ, terminés par urb, sont tous féminins, à l'exception des noms jhvture, augure, eoture, m/ercure, murmure, parjure, qui sont masculins.

La plupart des noms en oi sont masculins. On ne compta que trois noms féminips : foi, loi, paroi. Ce dernier nom est peu usité au singulier; on dit lesparoii de r estomac, d'un v(ue.

190 DU GENU DBS ftUBSTANTin.

Poids, et les noms en aid, ou, oU, sont tous masculins.

Sur cinq noms en oix, choix est le seol qni soit masculin ; lee quatre autres, ennxy noix, paix, voix, sont féminins:

Les noms en ose, axe, sont i&nininSy à Texception des noms maisculins gymnase^ vase (ustensUe propre à contenir quelque liqueur).

Les noms en aise^ ise, sont féminins, à l'exception des noms masculins dièse, diocèse, diapidèze (terme de médecine), malaise^ im- ,8aise.

Le substantif trapèze est aussi masculin.

Les noms en ise sont presque tous féminins. U n'y a guère que k nom remise, lorsque ce mot signifie carroue de remise, qui soit du genre masculin.

Les noms en ose, use, euse, oise, ouse, sont du genre féminin. Il faut.compter au nombre de ces féminins les noms cause, clause^ pause, où Vo long est représenté par cm.

Les noms terminés par a nasal, représenté par am , an, ant, emt, sont masculins, à l'exception de déni, surdeni^ jument, gent (singulier de gens).

Le substantif enfant est ordinairement masculin. On le fait quelquefois féminin en parlant d'une flUe fort jeune, la jolie enfant

Les noms terminés par ange, anse, ense sont tous féminins. Parmi ceux qui le sont par enge, silence est le seul qui soit du genre masculin.

Un très grand nombre de noms de choses terminés par e nasal, représenté par aim, ain, ein, ien, in, tm, tn, sont presque tous masculins, à Texception des trois noms féminins : faim^ main, fin.

Tous les noms dont la dernière syllabe fait entendre o nasal précédé de Tune des articulations suivantes : b, g dur, en, d, f, g dur, G doux, L, L mouillé, m, n, gn mouillé, p, r, t, y, sont masculins.

Savon est le seul nom où Yo nasal est précédé de Tarticulatien V.

Enfin il y a plusieurs noms de choses en sion, xicn^ ction, et Uon (dont le /se prononce conunecdoux), et ces noms sont tous du genre féminin.

Un moyen bien moins douteux de déterminer le genre des substantifs, sans consulter le dictionnaire, et sans avoir égard à la terminaison, c'est de recourir au sens.

DU GBZIRE DBS SUBSTANTIFS ISl

RiGLES DES GENRES.

S<mima9culins d'après k$m$:

V Les noms qui désignent des objets m&les» comme Alexandre^ IltppolyUj cheval, éUphani.

2*" Les noms désignant les objets qu'on a coutume de se figurer comme mâles; tels que : ange^ génie j centaure.

3*" Les noms des jours , des mois et des saisons : dimanche , jainr vier, printemps (71).

Voyez plus bas, qaaod on joint le diminuUf m^ A on nom de mois.

4"* Les noms de la nomenclature décimale : centime y décime, gramme^ stère, etc.

5*" Les noms des métaux et demi-métaux : cuivre, étain, platinCf manganèse (72) , etc. , etc.

6" Les noms d'arbres , d'arbustes et d'arbrisseaux : aune, chéne, frêne (73).

T Les noms des vents : esi^ sud, ouest, nwrdy etc.

Bise, tramontane y sont féminins.

S"" Les noms des montagnes : Chimboraço, Cenis, Liban, Saini- Gothard, Ffna, etc.

Alpes, Pyrénées, Cordiliéres, Fosges, les Cévennes, font exception.

9^ Tous les noms de ville en général ; s'il y en a de féminins, c'est en petit nombre, et quelques-uns font même très distinctement connaître leur genre, étant composés de l'article comme d'une partie

(71) Automne est des deux genres, voyez page 98.

(72) Plaiine; ce métal, récemment découvert, est, dans Boiste, Gattel, Pli. de la H., Lemare^ Butet, et dans tous les ouvrages de chimie, employé au masculin ; l'Académie s'est prononcée dans le même sens, quoique la désinence ine n'ofTre aneon nom masculin. Cependant, comme tous les noms de métaux sont masculins, l'analogie a dft engager à faire le moi platine aussi masculin. De même, il faut employer au nusculin les noms de tous les corps dits élémentaires, Voxigène, l'hydrogène, etc.; et des composés binaires^ comme les sulfates et les sulfites, les nitrates el les nitrites, etc.

Manganése^ Quelques minéralogistes et, A leur exemple, Boiste, ont fait le mot nusnganèse féminin ; mais il est présentement reçu de le fafare, comme les noms de naélanz , du genre masculin. —L'Académie confirme cet usage.

(7S) Aubépine, épins, ronce, yeuse, hourdainef hiéble, vigne, sont féminins, el ainn font exception A cette règle.

propre et inséparable du nom; tels que Za Rochelle y La Filletky el autres semblables.

Au surplus, lorsque leur genre n'est pas certain, on doit fidre précéder le nom du mot vilUy et ceci doit s'observer surtout pour les noms qui sont accompagnés de l'article pluriel les.

Néanmoins, quand on personnifie une yîUe, on en met ordinairement le nom au féminin; c'est ainsi que Fénelona dit: < Malheu- « reuse Tyr ! dans quelles mains e&-tu tombée ! » Dans ce cas, il y a €Uipse4« noÀ ville (74).

(7i) Go général, les noms et TlUes lODt fénioiM en français, ionqu'Us dériveoi d'un féminin lalin. Rome vient dn féminin Roma;Maniime, d« féminin JlfoiiAHi, Toulouse, du féminin Toloea; Marseille, du féminin MoêsUia; c*est poan|ooi on dil Rome la sainte; Mantoue fiU malheureuse; la savante Toulouse; la /lorissante Marseille.

Les noms 4e villes sonl maseulins en français^ lorsqu'ils dérivent d'un nom iatio, masculin ou neutre. Rouen vient du masculin latin Rothomagus; Toulon^ du masculin Telo; Lyon, du neutre Lugéunum; Amsterdam, dn nentre ^mitolodamum; ainsi, Ton dil : Rouen est renommé par ses toiles, et Teuhn par iod porl et sa corderie ; L\^on est fameux pat ses étolTes de soie ; Amsterdam n'est commerçant que pendant la paix.

Lutice ei Paris sont la même ville ; et cependant Lutèce est Kminin i cause du léminin Lutetia, et Parie est masealin, i eause du mascullB pluriel ParisiL

€b qae l'en dit iet dn genre des noms de villes dérivés du latin est appHeable au genre des noms 4e villes dérivés de tonte autre langue.

Cette règle a cependant qudques exeeptlons.

Toutefois, pour ceui qui ne connaissent pas la langue Uline. on peut donner pour règle, que tout nom de ville qui se termine par une syllabe féminine est en général féminin ; dans tout autre oas, il est masculin. On excepte JérusalemySion, llion, Albion.

(nomergoe, elle Mtemel dee amateurs de la latiffue firançaise, 2« année, pages 2ie et )i7 ^

— Ces règles sont peu certaines, el les Dictionnaires n'indiquent pas le genre de ces sortes de mots ; de U natt souvent un grand embarras. Quelquefois même les écrivains ne sont point d'accord, et Tusage est douteux. Ainsi, Orléans (en Iatio Aurelianum) est généralement masculin : Orléans fut délivré par Jeanne d*Àrc. Cependant M. G. Delà vigne a dit dans sa quatrième Messènienne :

chante, heureuse Orléans, les vengeurs de la France !

Et cela s'explique par lapersonniiicalion ; mais on dit aussi la Nouvelle- Orléans On met au féminin Moscou la sainte, et Ton dit Londres est plus grand que Paris, Nous ne croyons pas qu'il soit possible d'établir Ici des règles postUves. Ainei, dans le doute, le mieux est de s'en tirer par le moyen Indiqué, en disant : la ville de Bruxelles^ de Lisbonne, etc. A. L.

BU GENRE DKS SUBSTAIITIFS. ItS

!©• LeB noms S'ëtats, d*empircs, de royaumes, de proTinces, pourvu que leur terminaison ne soit pas un e muet; ainsi : Dane-' marck, Piémoniy Pcrtugaly Brandebourg, etc., sont du genre masculin; mais : France, Espagne, Hollande, Italie, Mlemagne, Prusêe, etc., qui finissent par un t muet, sont du genre féminin.

Les exceptions auxquelles cette règle donne lieu ne sauraient embarrasBer ; car, lorsque ces noms oaX un genre différent de celui qu'indique leur terminaison, ils sont alors, comme les noms des villes, précédés de l'article qui indique le genre qu'on doit leur donner.

11' Les infinitifs, adjectifs, prépositions, etc., pris substantivement, ainsi que toutes les phrases substantifiées par accident ; comme : manger, boire, juste, vrai, jaune, rouge, car, si, etc., que l'on Csdt toujours précéder d'un article ou d'un équivalent de l'ar- Ucle.

12* Les mots désignant un langage, un idiome : le basque, riro-

SMt féminins, diaprés le sens :

V Les noms qui expriment des objets femelles : Junon, Vénus, etc.

2'' Les noms de vertus et de qualités :

Courage, mérite sont masculins.

1^ Remarie. — < Lc6 mois composés de plusieurs mots réunis par des tirets sont mascuUns ou féminins, sekni <qae le mot principal, exprimé ou sous-entendu, est masculi)! uu féminin; par exemple: un avani^ùureur est un courrier qui court devant quelqu'un, et qui en marque, par avahce, l'arrivée; et une perce-neige est une plante qui croit en hiver, et dont la tige perce, pour ainsi dire, la neige; ain&iawnl-cotcrnir est masculin, et perce-neige e&i féminin.

2* Eemargue, ^-^Les diminutifs suivent le genre des noms dont ils dérivent : une msnsmmétte est féminin, parce qu'il dérive de maison, qui est féminin; gtobule, masculin, pafos qo^l dérive de globe; monticule, masculin, parce qu'il dérive de moni; pellicule, féminin, parce qu'il dérive iepeau, etc.

Cependant il y a quelques exceptions, mais elles sont rares.

3* et dernière remarque. — ^Nous n'av<ms pas compris dans le nombre des exceptions les substantifs qui ont les deux genres, puisque leur conformité ou leur dérogation à la règle dépend uniquement de l'acception dans laquelle on les prend.

Timtes ces règles particulières faciliteront certainement tâtonnais-

IM

DU GEimE DES SUBSTANTIFS.

sanoe do genre des substantifs; mais, comme nous pensons qn'one liste de substantifs sur le genre desquels on pourrait être incertain sera également d'une grande utilité, en ce qu'elle remédiera à l'inconvénient des exceptions, qui sont inséparables des règles, nous croyons devoir mettre sous les yeux de nos lecteurs celle qui suit.

LISTE DES SUBSTANTIFS SUR LE GENRE DESQUELS ON POURRAIT AVOIR QUELQUE INCERTITUDE.

SubstantifB du genre masculin.

Abrégé, précis sommaire.

AbIme, troa, précipice; l'enfer.

AcAUT. F'oyex les Rem, dit.

Accessoire, accotoii.

ACIBK.

Acrostiche , peUte pièce de poésie dont chaque vers commence par mie lettre du nom de la persomie ou de la chose qui en fait le sujet.

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