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SUBSTANTIFS DE DIFFÉRENT GENRE

éTune même eonsonnance, mais ayani différentes significations.

AiDi, celai qai aide à on antre:

Aidê-de-camip^ aide des cérémonies.

AiGLB. Voyei les Remarques déta^ ehées,

Akgb, eréatnre spirituelle; figurémentt personne d'une piété extraordinaire, personne d'one grande douceur.

AiTHB (&S)p arbre de bois blanc qui croit dans les lieux humides,

Babii, cbcYal de la c^ d'Afrique qu'on appelle Barbarie.

Babsb, poète chex les anciens Celtes.

BiBCB, petit oiseau qui vit dans les bois.

GAniy vaisseau armé en eourse.(On dit plus souvent armateur,)

Gaitoucbb, ornement de sculpture, de petnlnre ou de gravure.

Cloaqux, lieu desUné à reccToir des immondices. — Endroit sale et infect.

— Figurément et familièrement ^ réu-

FIMUIIH.

AiDB, secours, assistance qu'on donne ou que l'on reçoit : Aide ass%h rée, prompte.

AiGLB. Voyei les Remarques déta^ chéee,

Amgb, poisson de mer qui tient le milieu entre les chiens de mer et les raies. — PeUt moucheron qui naît du vin et du vinaigre.

Aune, mesure; se dit aussi de la chose mesurée.

Baibi» poil do menton et des Joues.

—Bande de toile ou de dentelle. —Fanons de la baleine ; peUls filets qui sortent de l'épi, etc.

Baidi, tranche de lard fort mince.

BncB, plante dont il y a beaucoup d'espèces.

Gapbb, fruit du câprier. (On le dit plus souvent an pluriel.)

GAnTOucnB, la charge entière d'une arme à feu.— Congé donné à un milltali«.

Cloaqub, conduit fait de pierre et voûté, par oA on fait couler les eaui et les immondices d'une ville. — En ce

(63) On écrivait autrefois aulne, arbre, à cause de l'étymologie, alnus,--'Aune, féminin, vient de ulne^t l'avant-bras, et par extension le bras.

DU GENRE DBS SUBSTAMT1F8

Masetain»

nioD de viees, en parlant des pcrsoQ«

nés : cloaque d*lmpurelé8« de toutei

soriei de vîoes, elc.

CocHi^ voiture d'eau ou de terre.

CoKRETTK, nom que l'on donne à un officier de cavalerie ou de dragons chargé de porter l'étendard.

Crayati, cheval de Croatie en Allemagne. (On dit présenlement croate,) ^ Autrefois soldat de certains régiments de cavalerie légère.

Caâpi (54), sorte d*étoflPB on pen frisée et fort claire, qu'on porte en signe de deuil.

DoL, rose, tromperie. Terme do ptlais.

Écho, son réfléchi et répété par un OQ plusieurs corps solides disposés de manière que l'angle de réflexion est égal i l'angle d'incidence. — Lieu où se fait l'écho.

Féminin.

seoi, il ne se dit guère que des oovrages des anciens.

CocHi entaille faite en an corps M- Ude.— Truie vieille et grasse.

CoBMiTTE, sorte de ooiflè de femme:

—Autrefois , étendard de caTalerie.

CiATATi, linge qui se met aataor di cou, et qui se noue par devant.

GiÊPB^ pâte fort mince qu'on fail cuire en l'étendant dans la poêle.

DoLi, ville de France dans le département d'Ille-et-Vilaine.

Echo (5ô;, nom d*nne nympbe fille dei'airetdelatene.

(M) Clan, L'Académie dit, dans sa nouvelle édition, que ce mot s'emploie figurémenti

En effet, Boileaa (lMtrin,ch. I), Voltaire, Uharpe etDelille {£niid9, llv. lli), en ont fait usage, comme synonyme de voile.

Dès que l'ombre tranquille

Viendra d'un crêpe noir envelopper la ville.

Delille, en pariant de la nuit :

DèjA du haut des cieuz jetant ses crépet sombres. Etdansrj^ntfid0,iiv. III:

La nuit de son trOne d'ébèoe Jette son crêpe obscur sur les monts, sur les flots. (55) Lorsque ce mot se dit de la nymphe qui porte ce nom, on peat l'employsr sans article.

Reho n'est plus un son qui dans Pair retentisse ; C'est une nymphe en pleurs qui se plaint de Narcisse.

(Boileau, Art poétique, chant III.)

Mais on peut aussi (et c'est la règle générale pour les noms propres) le faire précéder d'un article , pourvu qu'un adjectif les sépare : Un berger chantera ses déplaisirs secrets Sans que la triste Echo répèle ses regrets.

(P. Corneille, Défente des foblet dans la poésie,)

Âiaêeulin.

EanieiiB, officier qal porte le drapeaa.

EsPAci, étendue comprise entre deux points. — Étendue de temps.

Éyaugili, voy. les Rem, dit.

Foret, outil d'acier pointu en forme de vis, dont on se sert pour percer uo lonneao, etc.

Fourbi (SI), trompeur, qui trompe avec adresse.

Gardi (69), homme armé, destiné pour garder quelqu'un ou quelque chose.

Griffb, lieu public où l'on délivre des eipéditions des actes de Juridiction que l'on 7 garde en dépôt.

GiVRB, espèce de gelée blanche qui s'attache aux arbres, aux bulssoni, etc.

Féminin.

Ensbicrv r56), marque» indice, servant à faire reconnaître quelque choseu Tableau que l'on met i la porte d'un marchand, elc.

EsPACR, ce qui sert dans l'Imprime* rie é espacer les mois et k Jusilûer les lignes.

Forât, grande étendue de terrain couvert d'arbres.

Foorbb(58), tromperie.

Gardb, guet , action de garder. — Collectivement, geos de guerre qui font la garde.— Femme qui sert les malades et les femmes en couches.

Gbsfvb , petite branche tendre qae l'on coupe d'un arbre qui est en sève, et que l'on ente sur un autre arbre.

GfVRB. en terme d'armolrier, grosse couleuvre ou serpent à la queue ondée.

(56) EvsBiGiiBs s'emploie également dans ces phrases : J§ n9 ms fi^ai à lui qu'à bonnet enieignes, avec connaissance et sur de bonnes'preuves ; on dit aussi : à tellee enseignée que, pour dire : cela eet ei vrai que,

(57) FouRBB, signifiant trompeur, ne s'emploie qu'au masculin ; on ne dit point c'est une fimrbe ineigne. Telle est l'opinion de Féraud, de Gattel, de hoisle, de Wallfty et de Noél ; et les exemples cités dans Trévoux et dans l'Académie, édition de 1T62, sembleraient la confirmer. On lit cependant dans l'édition de 1798, une insigne fourbe, mels cet exemple n'est pas dans celle de 1762, la dernière que r Académie ait reconnue. — L'Académie, en 1835, reproduit cet exemple. Roiste indique le mot comme adjectif et substantif des deux genres. Nous pensons qu'on peut remployer toutes les fois qu'il ne pourra se confondre avec fourbe, tromperie ; d*aatant plus que cette dernière expression semble vieillir, et qu'on en fait peu d'usage aujourd'hui. A. L.

(58) Féraud croit que le mot Fourbb, dans le sens de tromperie, est moins commun que fourberie ; aussi lui parait-il avoir plus de noblesse : la fourbe, dit Rou« baud, est le vice, l'action propre du fourbe ; et la fourberie en exprime l'habitude, Je trait, le tour, i' action particulière : la fourbe dit plus que la fourberie, puisque celle- ci n'est que l'action simple, le résultat de la fourbe.

(59) Garde. Voyez plus bas comment 11 s'écrit au pluriel lorsqu'il entre dans la composition d'un autre mot.

DU GEKBE DES 8UB8TA1ITIF8.

Moicuiin.

GuiDi, tout ce qot, en irénéral, tcrt â DOQf coDdaire dam une route qui nouf eil Inconnue ; le dll au propre e( au figuré.

HiLionopi, plante dont le me ei t, dit-on, propre! Cure tomber lea verruei.

Htmhi. Voyei lei Remarpies Ma-' ehiêf,

IwTiiiicHi (61), espace blanc «jul reite entre deux lignes écrltei on imprimées.

Laqui, beau yemis de la Chine, ou noir ou rouge. (M. Uyeaux écrit Lacque.)

Lis, plante, fleur.

Lryii. Manuscrit ou Imprimé.

Registre. — Journal. — Ouvrage d'esprit.

LoDTBi , chapeau ou manchon de poil de loutre.

Manche, parité d'un Instrument^ d'un outil, par où on le prend pour s'en servir.

Manobuvbi, ouvrir subalterne qui sert ceux qui font l'ouvrage. On le dit surlout d'un aide maçon , d'un aide couvreur.

MÉMoiai, écrit fait, soit pour donner quelques instructions sur uneaf-

vvflttfltfl*

Gvni (60) longe de cuir attachée i la bride d'un cheval, ei qui sert à le conduire*

Hbliotiopi, pierre prédense verte, espèce de Jupe.

Htmhi. Yorex les Remarquas dtfloeMêê,

IimiLioHi (61), t. d'imprimerie.

Lame de fonte mince qu'on place entn les lignes afin de les espacer.

Laqui, sorte de gomme qni vient des Indes orientales, et qui entre dam ia composition de la dre d'Espagne.

Lts, rivière de la Belgique.

Livii, poids contenant 16 onces.— Honnaie de compte.

LouT», animal amphlbie.^L'Aoadémie n'admet que ce seul sent.

Uancrb, partie d'un vêlement où oi met les bras. — Bras de mer entre la France et l'Angleterre.

Manokuvbs, tous les cordages destinés au service d'un vaisseau. L'usage et la manière de se serrir de ces cordages. Mouvements que l'on fait faire â des troupes.— Fig. Conduite dans lei alDiires du monde.

MÉMOIRE, faculté par laqodle rânM conserve le souvenir des choses.— Im-

(60) Guide, en ce sens, s'emploie le plus ordhiairement au pluriel ; Guides estda style simple, rêneê est de tousjes styles.

(60 iNTiiuGiii.Xt^iMéUnt féminin. Il semble, dit Féraud, que {nterfl^ne, dans ses deux acceptions, devrait l'être aussi ; Trévoux et Richelet lui donnent ce genre; mais l'Académie, GaUd, Wailly. Domergue, etc., le marquent au masculin. En eflét, fait observer M. Laveaux, Il n'en est pu du mot interligne comme du mol antichambre. Cette dernière expression est du féminin, parce qu'elle signifie une pièce ou chambre qui est avant la chambre proprement dite; et interligne ne signifie pas ligne, mais espace qui est entre deux lignes : le genre doit donc tomber sur espace, ri non pas sur ligne.

DU GEiniE DBS SUBSTANTIFS.

Maseuiin.

faire, soit pour faire resioaYeQir de quelque chose.

Hooi; en philosophie, manière d'être; en musique^ ton dans lequel une pièce est composée , déterminée ordinairement par la note finale; en grammairei manière d'exprimer Taffirmation.

U6lm, Jetée de grosses pierres que l'on fait i rentrée d'un port en forme de digue, pour mettre les vaisseaui plus en sûreté.

MoufLEy assemblage de plusieurs poulies par le moyen desquelles on élève en peu de temps des poids énormes (62).

MouLi^ matière creusée de manière à donner une forme précise à la cire, au plomb, au bronze, etc., que l'on y Terse tout fondus ou liquides.

Mousse, Jeune matelot qui sert les gens de l'équipage.

CXuYBB , recueil de tous les ouvrages d'un musicien : le f, le 2« œuvre de Gtilry ; de toutes les estampes d'un même graveur : ceci est un œuvre de Calot, de ZHirer.— La pierre philosophale; mais, en ce sens, il ne se dit qu'avec le mot grand : le grand œuvre. —Dans le style soutenu et seulement au sing.: un (Buvre de génie, un saint œu-vre* • Sans cela toute fable est un œuvre imparfait, > (LaFont.» f. 2, 1. 12.)

Féminin.

pression favorable ou défavorable qui reste d'une personne après sa mort.

— Action , efltet de la mémoire, souTe-' nir.

MoDi, usage régnant et passager introdultpar le goût, la fantaisie, le caprice.

MôLi, autrement dît faux germe, masse de chair informe et inanimée dont les femmes accouchent quelquefois au lieu d'un enfant.

Moufle, sorte de gants fourrés. Ce mot est vieux. On dit aujourd'hui mitaine au singulier.

Moule, petit poisson enfermé dans une coquille de forme obloogue : de bonnes moules.

Mousse, espèce d'herbe qui s'engendre sur les terres sablonneuses, sur les toits, sur les mars, sur les arbres, etc., etc.» Certaine écume qui se forme sur l'eau et sur quelques liqueurs.

OEuvBi, ce qui est fait, ce qui c»l produit par quelque agent : l'œuvre de la rédemption fui accomplie sur la croix, — Lieu et banc des marguillers : Fœuvre de cette paroisse est fort BELLE. — Action morale et chrétienne: faire une bokne (Buvre, Charcun sera jugé selon see bonnes ou tes MAUYAisEs œuvres, — * Productions de l'esprit ; et, en ce sens, il n'est usité qu'au pluriel ; on a fait une très belle

(62) M. Laveaux, contre l'opinion de tous les lexicographes, fait le mot moufle féminin en ce sens. L'Académie, en 1835 s'est rangée à cet avis, et elle dit maintenaot lever un fardeau avec une moufle. En cela elle semble constater l'usage plu* UVt que donner une décision; soumettons-nous donc A son autorité. Mais citons comme masculin» moufle, signifiant un vaisseau de terre dont on se sert en chiaiie pour exposer des corps au feu sans que la flamme y touche. A . L .

Masculin, « Donnons à ee grand œuwe ane heure «ralMlinence- >(Bolleao,le£ufrtn, ch.4.}

Office, devoir, chose, qoe la verlu et la droite raison engagent à Taire. — Assistance, protection, secours. — Le service divin. — Bréviaire. — Charge avec permanence.

Ombas (G3 ), Jeu. — - Poisson de rivière semblable i la truite.

Page, Jeune gentilhomme au service d'un roi, d'un prince.

Palmi , mesure ancienne ; mesure d'Italie.

Paqur, ou plus ordinairement Pâques ; fête que l'Eglise solennlse tous les ans en mémoire de la résurrection de J.-C. : Pâques est kaut cette an^ née : Pâques est passé.

Paball^le, comparaison d'une chose ou d'une personne avec une autre :

faire le parallèle d'Alexandre avec César, d'Alexandre et de César. — Dans la sphère, cercle parallèle à l'équateur. Tous ceux qui sont sous le même parallèle ont les jours et les nuits de la même longueur.

Patbb, l'oraison dominicale. — Les gros grains d'un chapelet sur lesquels on dit le Pater.

Pekchs, ancienne province de France

Féminin.

collection in-folio de TOins U* 9»vres de nos grands écrivains .

Office, lieu où l'on prépare tout oe qu'on sert sur la table pour le dessert ; l'art de le faire^ de le préparer.— Classe de domestiques qui 7 mangent.

Ombre, obscurité causée par l'interposition d'un corps opaque au devant d'un corps lumineux. — Fig. prolec- (lon, faveur appui. — En peinture, k^ endroits les plus bruns et les plus obscurs d'un tableau, qui servent à donn* .du relief aux objets éclairés.

Page, côlé d'un feuillet de papier ou de parchemin. L'écriture contenue dans la page même.

Palme, branche de palmier; victoire.

Paqde , fête que les Juifs célcbraient tous les ans, en mémoire df leur sortie d'Egypte : la Pâquê de no tre Seigneur, Au pluriel, dé volions :

faire de bonnes Pâques, Pdqua fleuries, le dimanche des Rameaux.

Parallèle, ligne également distante d'une autre dans toute son étendue.— En terme de guerre, comnaunication d'une tranchée i une autre :

ftrer une parallèle.

Patere, t. d'antiquaire, vase irèi ouvert dont les anciens se servaient pour les sacrifices. — Ornement ei\ forme de patère pour soutenir les draperies.

Perche, poisson de rivière. — Pois-

(63) On écrit plus souvent hombre, jeu ; et ombre, poisson. Le Dictionnaire de l'Académie nomme ce poisson umble et prononce om&/6'. Quant à nous, nous li!i donnons préféra blomenl la dénomination d'om^r^, pcirce que c'est CiIe que lui donnent Valmonl do Bnmnro et Ips pécheurs du lac df Genève.

Masculin.

aajonrd'hal comprise dans les déparlemeoU de VOroe et d*Eare-el-Loir.

Pbhdulk. Voyez les Rem, dét.

Pbuodb. Voyez les Rem. dét.

Pbisomme, pronom indéfini.

Voyez pour l'emploi de ce mot dans les deui acceptions, l'art. Pronom.

PisTB , petit peste , méchant petit garçon. — L'Académie ne reconnaît pas ce mot.

PiTowB, petit olseta, nommé aossl bouvreuil.

PtARS, arbre qu'on appelle plos ordinairement platane.

PoIli drap mortaaire. — Aatrefois dais.— Voile qu'on lient sur la tête des mariés, durant la bénédiction nuptiale (64).

PoRTB, terme de Jeu.

Poste, lieu où l'on a placé des troupes, ou qui est propre a en placer. — Soldats qui sont dans un poste.— Emploi, fonction.

PouspBE, sorte de maladie maligne.

— Rouge Toncé qui lire sur le violet.— Petit poisson.

QuAOBiLLi, espècede jeu de chartes qui se joue à quatre personnes ; groupe de quatre danseurs et de quatre danseuses.

Relachr , repos, inlermission dans quelque état douloureux. — Cessation de quelque travail, élude ou «lercice.

Remise, carrosse qui se loue au jour ou au mois.

Féminin.

son de mer. — Ancienne mesure de 18, de 20 et de 22 pieds de roi ( il y en avait cent dans un arpent}, etc. — Fig.

femme dont la taille est grande et toute d'une venue.

PiasoMNR, substantif.

PssTi, maladie épidémique et contagieuse.—/*!^, personne dont la fréquentation est pernicieuse.

PivoiiiE, plante vlvace A fleor rosacée.

Plani, outil tranchant A deox poignées, pour unir, polir, égaliser.

Poêle, ustensile de cuisine qui sert pour Trire, pour fricasser.

PoffTi, action de pondre. — Son temps, son produit.

Poste, relais établis pour voyager diligemment. — Maison où sont ces relais. — Courrier qui porte les lettres.— Cureao de distribution ou de réception des lettres.

Pourpre , teinture précieuse qui se fait aujourd'hui avec la cochenille. — Au figuré i dignité royale, dignité des cardinaux.

Quadrille, troupe de chevaliers d'un même parti dans un carrousel, un tournois, cl d'autres fêles galantes.

Relacub , lieu propre aux vaisseaux pour y relAcher ; une bonne relâche ^ une relâche passagère.

Remise, lieu pour mettre une voiture à couvert. — Taillis qui sert de retraite au gibier. Délai, etc., elc.

(04) Poêle ou poile, se dit aussi, au masculin, d'im fourneau pour échauCTer les appartements; et de la chambre où il se trouve. A. L.

âïoieuUn,

Sattii, deml-diea do paganisme, moiiié homme et moitié boue» Lee pottes confondent souvent lee satt- ■is, les Silènes, les Sylvains, les Faunes^ les Pans,

ScoLiB oa scHOLiE , terme de géométrie. Remarque qui a rapport à une proposition précédente.

Srbpintairi, constellatlOD de l'hémisphère boréal.

SuTi, 6« livre des décrétâtes, rédigé par ordre de Boniface VIII.

Solde, complément d'un paiement :

solds de compte; c'est la différence entre le débit et le crédit, lorsque le compte est arrêté.

SoMUs, repos causé par Tusouplssement naturel de tous les sens.

ReDdez-moi i

I ciiansoDS et mon somme.

dit le savetier au financier, dans la fa- ! ble de La Fontaine. j

Féminin.

Satisb (65). En général, pelnUm du vice et du ridicule en dlacoon et en action, en vcn on en prose.

ScoLn ou sGBOLii, note de grammaire ou de critique, pour servir iHotelUgence des auteurs classiques.

Siipiutaiie, plante vulnéraire.

Srti, une des henrei canoniales, appelées petites heures.

Solde (66), paye que Ton donne asi gens de gaerre.

SomiB, charge, fardean.— Quantité d'argent.— Rivière de Picardie.— En t.

de théologie, abrégé de toutes les parties d'une science, d'une doctrine.

(66) Sattbe, Satiib. Trévoui écrit toqjours ces deux mots avec un t grec; et peut-être est^^ parce que l'un et l'autre s'écrivent ainsi en latin, d*où lis sont dérivés. Satyre, deml-dleu, se dit en latin satyrus; et satire, écrit ou discours piquant, se dit satyra. Quoi qu'il en soit, l'Académie et les lexicographes écrivent le premier mot par un t grec, et le second par un i voyelle : d'après cela , nous ne voyons pas pourquoi on n'adopterait pas cette orthographe, puisque ces deux mots ont d'ailleurs des significations aussi différentes. — Les savants semblent s'accorder aujourd'hui à écrire, même en lalin, satira, venant de satura, plat composé d'un mélange de fruitret de légumes; une macédoine. Ainsi donc la véritable, la seule orthographe serait satire pour exprimer un ouvrage de censure ; et satyre pour exprimer une de ces pastorales grecques, pleines d'un esprit mordant et caustique, et dont les Satyres étalent les principaux personnages. On conçoit, du reste, que ces deux étymologies aient bien pu se confondre. A. L.

(66) Solde. Féraud fait observer que quelques-uns disent le solde pour le eomplément d'un paiement ; mais il est d'avis que c'est un solécisme. A la vérité, TAcademie, dans son Dictionnaire (édilion de I7G2), dit que ce mot est do féminin dans toutes ses acceptions. Trévoux, Waill y pensent de même. Aujourd'hui, coaime dans l'édition de 1798, l'Académie marque solds, complément d'un compte, du masculin; Gattel, Rolland et M. Laveaux l'indiquent de même; et» dans le i merce, ce genre est généralement adopté.

Soum, adk» de loorire, rb modeste et de coûte durée.

ToiTB (67). MouTement drcuUire.

— CSrooDférence d*an Hea oa d'un eorps. — Trait d'habileté, de ruse, de floeise. — - Machine de tourneur, etc.

TuoMFHi, honneur accordé chez les Romains i un général vainqueur. — Victoire, grand succès militaire.

TioHFiTTi, cdui dont la fonctiOQ est de sonner de la trompette.

A peine il acheyiit ces mots, Que Ini-méme Ù lODoa la charge.

Fat k tnmf^tte et le héros.

(U FoDtalDe, Uvre II, f. 6^)

Yagdi, le milieu de l'air. Il ne s'emploie guère qu'en poésie : U vague de rair; ou comme subst. abstrait : Dés qt^on $9 jette dan» U ta GUI, on déclame tant que l'on veut.

(Charron.)

Vasi, sorte d'ustensile fait pour contenir des liqueurs, des fleurs, des parfàms, ou qui sert pour l'ornement.

YiGOGifi, chapeau fait de laine de vigogne : un bon vigogne.

VoiLi, pièce de toile ou d'étoffe destinée i couvrir quelque chose. Fig,, prétexte, apparence : un voile affreux, (Ciébmon, Electre, acte II, se 6.);- Soui le voile de l'allégorie^ de Vano^ nyiNe,etc.

(LesDieiiomMUret de l'Académie, de

Féminin.

Souiis, peut quadrupède rongeur, du genre du rat.

Tout, bâtiment fort élevé, de figure ronde, carrée ou A pan, dont on flanquait autrefois les murailles des villes. -rPièce du Jeu d'échecs.

TaiOMPHi, sorte de Jeu de cartes.— Couleur dont U retourne.

TaoHPim, Instrument dont on se sert principalement i la guerre.

Partout en même temps, la trompette a sonné.

(Racine, Àthalie^ act V, se. 6.) Fig., homme qui a coutume de publier tout ce qu'il sait.

Vagvi, l'eau agitée et élevée au-dessus de son niveau par la tempête, par les venu : les vagues émues. (Voltaire, Henriade. )

Vasi, bourbe qui est au fond de la mer, des fleuves, des étangs, des marais.

VicoGiii, animal qui tient du mouton et de la chèvre, et qu'on ne trouve qu'an Pérou. — Sa laine.

Vous, plusieurs lés de toile forte cousus ensemble, et qu'on attache aux vergues pour recevoir le vent qui doit pousser un vaisseau : la voile est pf^ parée. (Racine. Phèdre, act. Il, se. 6. }

Trévoux, de Wailly, de Féraud, de Gattel, etc.)

L'usage a aussi voulu que des substantife, ayant la môme inflexion et le même genre, servissent à désigner les deux sexes; tels sont :

(67) Toub; ce mot entre dans quelques expressions adverbiales.

Entends donc et permets que je prêche è mon tour. (Boileao, Seite IL) Enftisaotdes heureux, un roi Fsstéson tour.

(Voltaire, arorfomif, acte Ul, se. i.) ^ S

114 DU CmmS MS SUBSTANTIFS.

auteur, ioekur, général, géomètre^ graveur, méie^p urakur, philo§aphe,poëie, $eulpieur^ soldat, témoin j traducteur.

VaiH^ épouser ici qadqoe apprentie (68) AvniriP (Boileni, SaUre X.)

t Une de mes chances était d'avoir toujours dans mes liaisons des

c Itanmes au^rt. » (J.-J.Ronsseau, CojtrMtioR«,liTTelX.)

Ub tmmm d*A préMBt font bien loin de oee OKMn ; Eltel Teeieni écrire el de?enir autiv».

(Molière, Femmes Sauntee^ n. T.} Et les riMif M DOcnuM ne sont point de mon goét

(Même pièce,!, S)

c Marguerite d'Anjou, femme de Iloiirî iV, roi d'Angleterre, fut

« active et intrépide, général et soldat. » (Thomas, Estais sur les femmu)

« Mademoiselle de Schurman, née à Cologne en 1606, était petn- « tre^ musicienne, graveur^ sculpteur, philosophey géomètre^ théolo- « gienne même; elle avait encore le mérite d'entendre et de parler « neuf langues différentes. » (u vutionware ûe mographie.)

On pourrait dire également : c Madame Deshoulières, poëte (69) ai- « mable, joignait à une beauté peu commune cette mélancolie dou€<? « que respirent quelques-uns de ses ouvrages. »

On lit dans une épitre de Voltaire à madame du Cbàtelet, mise en t6te de la tragédie à*Alzire : c Nous sommes au temps où une femme « peut être hardiment pht7o9(^Ae. »

Dans madame de Puisieux :

« Une femme auteur n'a rien à espérer que la haine de son sexe et « la crainte de Tautre. »

Le Dictionnaire de l'Académie donne aussi des exemples : < Cette femme est poëte. »]-^ c Madame Deshoulières était un poëte aimable. » •— f Une femme philosophe. » Dans ce cas, le mot philosophe est adjectif.

« Elle est témoin de ce qui s'est passé; elle en est un bon témoin. »

Et Marmontel (le Philosophe soi-disant^ conte moral) : « Venez, « mesdames, être témoins du triomphe de la philosophie. »

(68J Voyez le mot apprenti, aux Retnarques détachées.

(69) Observez qu'on ne dirait pas avec l'article la poëte Deshoulières, n\ la poète Sapho. L'Académie pente que ce serait le cas de dire, la poétesse-, mais elle i(Jo«te avec raison qu'il faut éviter ce mot. — Cependant, en 1836, elle donne eneore des exemples de ce mot qu'elle dit peu usité, t L'Italie modene compte plusieurs poétesses célèbres. »

Enfin on s'exprimerait très bien si Ton disait . « Madame Dacier < est un des plus fidèles traducteurs d'Homère. »

(U WciiORiiaire de Trivoux^ aox nols témoin, auUur, ^ Andry de B.,page S8S de ses Réflexions, — Le Dictionnaire de télocuiion^ au mot adjectif, et celui de r Académie, aux mots poMe^ témoin.)

C'est encore l'usage qui a voulu que les substantift, enfant^ esclave^ déposUaire, etc., servissent également à désigner les deux sexes ; mais on a Tattention, si le substantif représente une personne du sexe féminin, que l'artkle et les adjectifs qui les accompagnent soient mis aulËminin.

« Le mari eut assez de crédit pour fiûre enlever cette enfant, qu'il « ne foulait pas reconnaître. »

(La Birpe, parlant de mademoieene de rsi pioasie. Qonesfondimce Itttér.^ hivre XLVIII, premier volume.)

« Excusez ma tendresse pour une enfant dont je n'ai jamais eu au-

c CUn sujet de plainte. » (Raciue, letlrt d sa tante.)

De mon rang deicendue^ à mille autres égale, Où la première eselave enfin de ma rivale.

(lUciDe, Bajazet, acte V, ic 4.) La rime est une eselave, et ne doit qu'obéir.

(Bolleau, Art poétique, chaut I**.) GUeest de mes serments seule dépositaire.

(RaeiAe, Iphtgénie^ IV, 6.)

c L'Académie y dépositaire des bienséances et de la pureté du

« goût. » (MasiiHoa.)

Cette tlistribution de genres, faite sans motifs, sans plan et sans système, s'oppose à ce que Ton donne des règles générales et précises par le moyen desquelles on puisse, dans toute occasion, distinguer, au seul aspect d'un substantif, de quel genre il est. Cependant plusieurs Grammairiens ont donné des traités de genre; mais, comme le fiût observer M. Lemare, ces traités sont extrêmement incomplets, quelques-unes de leurs règles sont vagues, et surtout sujettes à beaucoup d'exceptions; et véritablement la coimaissance par&ite du genre des substantifs ne peut être que l'ouvrage du temps. C'est en lisant avec attention, et en recourant, dans le doute, aux dictionnaires , qu'on prendra insensiblement l'habitude de ne pas s'y tromper. Néanmoins, comme cette Grammaire est rédigée autant pour les étrangers que pour les Français, nous allons extraire de ces différents traités les r^les qui nous ont paru devoir éclairer nos lecteurs sur une difficulté qui présente tant d'incertitude. Celui qu'a publié M. Lemare est dair et satisfidsant; cependant, afin de laisser peu de chose à désirer,

nous nous servirons aussi du trayait de l'abbé Girard^ de celui de Tabbé Cheude, et de celui de M. Tbibierge, auteur d'un traité figuratif sur le genre de nos substantifs, et le collaborateur de M. Lemare, dans cette partie.

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