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SI

Le substantif n'est , à l'exception d'un petit nombre de mots, que d'un seul genre. L'adjectif, au contraire, exprimant la manière d'être du substantif, doit être susceptible des deux genres : le masculin et le féminin ; il faut donc qu'il en revête la forme.

V* RiGLE. Les adjectifs terminés par un e muet ne changent pas de terminaison au féminin. On ne connaît alors dans quel genre ils sont employés que par celui des substantifs qu'ils accompagnent; tels sont volagef fidêU, aimable^ prudôy etc.

Cependant înaUre^ traUre, diable, font au féminin matiresse, <raftresse f diablesse^ mais peut-être est-ce parce qu'on emploie souvent ces adjectifs substantivement.

2* RÈGLE. Les adjectifs terminés par une consonne, ou par une voyelle autre que Ve muet , servent pour le genre masculin : sain, pur, senséy jk>K, etc., et leur féminin se forme par l'addition d'un e muet : saine, pure, sensée, polie, etc.

Sont exceptés :

1* Les adjectife où l'usage a voulu qu'on doublât la consonne finale, en y ajoutant un e muet : sufet, sujeUe (236) ; parUsan, partir sanne (237), etc., etc. Cependant on écrit sultane, anglicane, océaniu, mahaméianey persane, porte oUomane, etc.

Voyes le doablemeot des Gonsoimes au chapitra de l'OrUiographe*

2'' Malin, bénin, qui font au féminin maligne, bénigne.

3*" Les adjectifs en eur formés d'un participe présent par le changement de ant en eur, et qui font euse au féminin :

QUÉTAMT, quêteur, quêteuse-,

Poussant, polisseur, polisseuse ^

GoNifÀisSAMT, connaisseur, connaisseuse;

Chantant, dwnteur, chanteuse (236).

(2S6) t Le dac d'York avait faU demaDder une de ses sujêtles pour femme.

(PéUssafe.) (3S7) t Elle vous rendait bien Justtoe, fons n'ava pas de partisanne iuu sin- « cère. > (Voltaire» Lettre 29« à d'Alembert.)

L*Acad6mie n'admet pas le féminin de oei adJecUf • (238) Chanteuse désigne simplement celle qui chante« Qaand on vent parier

DU 61Wa£ MS AIUECT1F8. 331

Omiitatioii. Ces sortas de moU sont eMenltdlmeoi a^ecUfi : va haamb queteur, eonnaiiseur, polineur; mais la plupart sont employé* sabitaniivemeBtt Mit par eUpse, comme dn /7a<tour; soit par analogie, comme Jmpoliêimxr. Nous EYons près de cent mots qui suivent cette règle.

// faut en excepter :

Bailleur (de fonds), qui fait bailleresse i DEMÀifDEUR (qui forme une demande en justice), demanderwse DÉFENDEUR (qui sc défend contre le demandeur), défenderesse i PÉCHEUR (qui commet des péchés), pécheresse. Se crois que dans ces mots, pour éviter l'équivoque, on a enfreint la règle, et qu'on a suivi une autre analogie, celle de pauvre, pauvresse, drôle^ drôlesse (239), parce que Ton aura craint de confondre le fëminin de ces substantife avec celui de bâilleur (qui b&ille)^ demandeur (qui importune par ses demandes), pêcheur (qui prend du poisson ) , quoique bâilleur et pêcheur se s'emploient pas ordinaire* ment au fâninin.

Défenderesse s'est dit par analogie avec demanderesse.

Il faut encore-en excepter :

Inventeur, inventrice; Inspecteur, inspectrice.

Ceux-ci n'ont pas adopté la terminaison en euse, soit par raison d'euphonie, car inspecteuse, inventeiue^ etc., ne flattent pas agréament l'oreiUe; soit parce que ces mots appartiennent plutôt au style noble qu'à la langue usuelle. C'est un fait remarqué par plusieurs Grammairiens, que pour rendre l'expression plus énergique on s'é loigne souvent de la route ordinaire.

A l'égard des adjectifs en teur, non dérivés d'un verbe au participe par le changement de ani en eur, ils changent teur en triée, pour le féminin :

Dispensateur, dispensalrice,* Conducteur, conduclrtce^-

d*oiie personne qui a une grande réputaUon dans l'art du chant», on emploie le mol cantatrice, qui n'est point une forme particulière de radjcctif chanteur, eihplo7é au Iteinin ; emUatriee est le féminin d*un a<|JecUf inusité au masculin.

(229) Pauvre, borgne^ drôle sont communément du masculin et du féminin ; laais les expressions populaires données i une femme ont une inflexion partteuliere : c'est une méchante borgnesee, a'esf une pauvresse, c'est une drôleste,

Domergue.)

S32 DU eSKaS DK AIUECT1V8.

AcccâATEURy aeeusalrîctf,* Instituteur, institu/Kce.

Plus de cinquante substantifs suivent cette règle qui vient du latin. On n'a pas d'exemple du mot Hnpostewr employé aa féminin, soH comme 5Qbstantif, f oit comme adJecUf.

Ceux des adjectifs en eur qui éveillent une idée d'opposition ou de comparaison prennent un e muet au féminin.

Antérieur, antérieure ^ Meilleur, meiUewre-

CiTÉRiEUR, citérieure^ Mineur, mineure;

Extérieur, extérieure} PosTÉRiEUR,po«(0rieure,*

Inférieur, inférieure; Supérieur, supérieure;

Intérieur, intérieure; Ultérieur, ultérieure. Majeur, majeure;

ÀMBASSAnEUR, gouverneur, SERVITEUR, font RU féminin ambassadrice^ gouvernante, servante. Ces deux derniers sont formés sur les participes gouvernant^ servant.

Les personnes qai saYent le latin verront que la plupart des substanUfs en teitr et en trice dérivent des mots en tor et en trix : aceuioiorf accusatriXy etc.

Chasseur fait chasseuse y dans le style ordinaire : Cette femme e$t

une grande chasseuse , (L'Académie.)

Et CHASSERESSE, daus le style poétique : les nymphes chasseresses.

(Même autorité.) Nota. On peut voir ici que la finale euse éveille ordinairement l'idée d'Aa biiude.

1^8 mots qui exprimentdes étote^desoctfonsconvenablesàrhomme seul, ou qui sont censés ne convenir qu'à lui, n'ont point de féminin; tels sont : censeur^assesseur y appariteur y docteur, imprimeur; et même, quoiqu'il y ait des femmes qui professent, qui composent de la musique, qui fraduwe»/, etc., l'usage n'admet point encore compositrice^ traductrice, et l'oreille rejette professeuse.

Oeservation. '— J.-J. Rousseau a employé le féminin amatrice : * A Paris, le riche sait tout, il n'y a d'ignorant que le pauvre; celte «r capitale est pleine d'amateurs et surtout i'amatrices, qui font leurs « ouvrages comme M. Guillaume faisait ses couleurs, »

Ce mot, dit M. Boniface, est approuvé par les règles de la néologie.

Linguet, Domergue et d'autres savants l'ont également employé, et en ont pris la défense. Cependant le Dictionnaire de V Académie, éditions de 1798 et de 1802, fait remarquer qu'il est encore non veau; et, en effet, il est si rarement employé qu'on peut dire que Iià

écrivains, et surtout les Grammairiens, doivent être eitrémement circonspects lorsqu'ils en font usage.

L'Acadânie en 1 S3S ne Tadmei pu.

On dit buveuse^ empailleuse, émailleuse, colporteuse, décroteuse : Un certain homme avait trois filles.

Tontes trois do contraire liomear :

Une Ifuvwse, nne coquette, La troisième^ avare parfaite. (La Fontaine, Fable 45.)

Et Domergue approuve l'emploi de ces mots, quoique TAcadémie ne les ait point admis dans son Dictionnaire.

En 1 836, l'Académie admet empaUleuie et buveuse, mais seulement dans cette locution ht^euse d'eau.

Au surplus l'Académie n'est pas la seule autorité qui n'indique pas ces féminins; nous avons consulté beaucoup de Grammaires et de Dictionnaires, et nous ne les y avons pas trouvés, de sorte qu'il faut avouer qu'ils ne sont pas généralement adoptés.

Les féminins des mots appréciateur j consolateury créateur ^ dénonciateur, destructeur y inventeur, scrutateur, imitateur, législateur, adulateur, producteur, triomphateur, et quelques autres , peuvent être employés avec succès.

En voici des exemples :

« Heureux qui possède cette puîlosophie appréciatrice de toutes

* choses! » . (Mercier.)

« Quand l'imagination créatrice eut élevé ces premiers monutf ments, qu'est-il arrivé? le sentiment général fut d'abord sans doute

<c celui de l'admiration. » (Lallarpe, imrod. au Cows de LUt.)

« C'était une nation bien destructrice que celle des Goths. »

(Montesquieu.)

M. Moreau et M. l'abbé Royou ont aussi employé ce mot; et Richelet l'indique comme le féminin de destructeur, c La nature est Yinventrice et la législatrice de tous les arts. »

(Vauvenargues.)

« Tel est le morceau qui a allumé la bile dénonciatrice de M . de. ... »

(Linguet, Journal potU, et liit.y t. IX, page UT.)

c Là une industrie créatrice de jouissances appelait les richesses < de tous les climats. » (Voiney.)

« L'histoire, ainsi que les nations déprédatrices et conquérantes * semble avoir pris pour règle d'équité le mot de Brennus : Fœ victis!

(Marmoniel, Êlém. de liit,^ tome IV, livre 2.)

< Rome, cette nouvelle Babylonetmtto^noe de l'ancienne, comme c elle enflée de ses victoires, triomphante de ses richesses, souillée

S34 DU GKMRB M» AIMBGTIVS.

« do 86B idolâtries » et p«rf éeiilriM da peuple 4e Dieu , tombe aus>: c comme elle d'une grande chute. »

< Vos ennemis ne seront parvenus qu'à fidre graver sur vos mêc dailles, iriampIuUrice de l'empire ottoman et paeificairiee de la Poc logne. » (VolUin.MiniGitliBrtmU.)

Do eœar homaln sombres domimairic9t.

C'est vous sartoat, foagueases paulons, Dont les foUes émoUons Des plos chers entretiens noas gâtent les délices.

(Demie, la Convenaiion.) « Faudra-t-il toujours que rimagination adulatrice ajoute à la « ms^esté d'un débris antique ?» (u narpe, Êioge de /«aiii/e.)

L'insatiable et honteuse avariée.

Da genre humain pâle dominairiee. (J.-B. Ronsseao.)

De mes doideors noble etm$olatriee,

(Campenon, VEnfemi prodiçHê, chant !▼.)

O toi ! VinspinUriee et l'objet de mes chtnu.

(Oem», la Pitié, ttUiiU^

< Nous pouvons l'appeler la resiauratiee de la règle de S. Be-

« nolt. > (Bossoet^

t La vérité mène à sa suite le doute philosophique, l'analyse icruc lairicef la raison aux cent yeux. > (Domergm.)

< Combien je suis éloigné dp ces philosophes modernes qui nient c une suprême intelligence, produetriee de tous les mondes ! »

(Voltaire.)

Enfin, qui craindrait de dire la peste désolairicey une nation sp<h Hairice^ et, en parlant d'une femme, c'est une habile spéculatrict, calculatrice; elle ne sera jamais délatrice de personne.

Ces mots et plusieurs autres seraient certainement très bons dans nos écrivains, dans nos dictionnaires.

Tout ce que Ton vient de lire sur le féminin des ajjecUb en mr est en partie eitrait du Manuel des amateun de la langue française, par M. Boniface, i qoi nous devons beaucoup d'aulres remarques également utiles sur les diflicultés de notre langue.

— Il faut reconnaître que la plupart de ces mots sont très dm et déeag^bles i l'oreille. Hs peuvent être réguliers, mais ils ne sont pas harmonieux, et voilà poorq[uol nos bons écrivains les emploient fort peu. Parmi ceux qui viennent d'être diih, TAcadémle n'admet pas le féminin de apprécicOeur, calculateur, déeolateur. deetruetewr, déprédateur, pacificateur, spéculateur, triomphateur. A. L.

4'' Sont exceptés, les adjectifs en eux qui font eu$e au féminin : heureux, heureuse; vertueux ^ vertueuse, etc.

DU VOlIBItB BBS AIRIBGTIPS.

5* Le« adjectife en/, qiai AmmA cette ootisoiiiie en té; bref, brève; neuf, neuve, etc.

&* Les adjectifs ci-après qui Ibnt leur féminin de la manière suivante:

Jaloux • • jahuêê,

JouTKVCBAu jouvencelle.

LoMG. longue.

Mou molle.

NouviAU nouvelle.

Public publique.

Roux rousee.

8sc *. sèche.

Tins tierce.

TuBc turque.

ViBux vieilU.

Absous (onBpotét^itBaUicBw.) ubiouie.

Buu Mie.

BuHc blanche.

Caduc eadu^^.

Doux douce.

Erouz épouee.

Faux. . . jftmêee.

Fayom favorite.

Fou folle.

Fuis fraîche.

Frahg franche.

Gicc grecque.

r* Remarque. — Les adjectifs /bu , mou , 6eau , fumveau, vieux, peuvent être considérés comme ne donnant pas lieu à Texception, parce que leur féminin molley folle^ belky nouvelle, vieiUe, se forine du masculin fol^ mol, bel^ nouvel , vieil, dont on fait usage avant un mot qui commence par une voyelle ou par un h muet.

CDumanaif et le Dict. de C Académie.)

î^ Remarque. — Fat^ châtain, dispos, résous, n'ont pas de féminin.

3* Remarque. ^— On écrivait autrefois, au masculin comme au féminin^ les adjectifs momentanée, instantanée, éthérée, ignée, simultanée, spontanée; on les trouve même indiqués ainsi dans le Dictionnaire de r Académie (édit. de 1762) : mais l'usage a fait raison de cette exception, et ces adjectifs suivent aujourd'hui la règle générale, c'est-à-dire qu'ils ne prennent deux'e qu'au féminin. L'Académie, dans l'édition de 1798, a adopté ce changement, excepté pour le mot simultanée, auquel elle conserve, dans tous les cas, la terminaison féminine, et en cela elle est en opposition avec la majorité des bons écrivains.

En 1835 cette dUTéraiiee a diipani, et ràcadémie écrit égalemeot eéiacé, cru- 9Uué,Usiaeé»

I RÈGLE GÉNÉRALE. Tous les adjectifs, de quelque terminaison qu'ils I soient, forment leur pluriel par la simple addition d'un s, soit à la

d36 DU NOIfUE JHES AI>IBGTrFS

fonne masculiiifi, soit à la forme fémiçine, granit fflrmd$;pe6t, peUU i grande, grandes ,* moUf mous (240).

(DamintiB, EneyeL méih., et lei Grammairieni modemei.)

Cette règle est sujette à trois exceptions.

1'' Exception, — Les adjectifs terminés au singulier par s ou par X ne changent point de forme au pluriel; tels sont gras^ gros, hevh reux , etc.; ils ressemblent en cela aux substantifs chasselas, carquois^ croix, sens, etc. (Mêmes amontès.)

2* Exception. — Les adjectifs terminés en eau au singulier forment leur plurielau masculin, en ajoutant un x : ainsi beau, jV meau^ nouveau, font beaux, jumeatix, nouveaux. {hàUcuderAcoL)

3* Exception. — Les adjectifs terminés en al forment leur pluriel au masculin en changeant cette terminaison en aux', ainsi Ton dira avec l'Académie : des droits abbatiaux, des biens alhdiaux, des verbes anomaux, des esprits arsenicatix, des fonts baptismaux, des nerfs brachiaux, des édits bursaux, des péchés ccq^Uaux, des points cardinaux, des lieux claustraux^ des héritiers collatéraux , des officiers commensaux , des effets commerciaux , des remèdes cordiaux, des droits curiaux, des prix décennaux, des biens domaniaux^ des deniers dotaux, des poids égaux, des ornements épiscopaux, des droits féodaux, des points fondamentaux, des principes généraux y des juges infernaux, des points lacrymaux, des sinus latéraux, des moyens légaux, des princes libéraux, des usages locaux, des remèdes 9 des jeu^ martiaux, des peuples méridùmauXy des préceptes moraux, des juges municipaux^ des conciles natùh naux, des habits nuptiaux, des fssmmespénitentiaux, des nombres ordinaux, des peuples orientaux, occidentaux, des biens patrimoniaux, des ornements pontificaux, des juges présidiaux, des cas prévotaux, des articles principaux, des verbes pronominaux, des jeux quinquennaux, des notaires royaux (241), des biens rurotu;,

(240) L'Académie fDdiqoe le pluriel masculin de ceta^jccUf; Il fait motif avec un s et non pas un x, comme Ta écrit Rollin ou ion imprimeur.

(Féraud^ Gattel, M. Laveaux.)

(241 ) L'adjectif royal précédé des subi tantiCs Uttres, ordonnancée, fait royaux et non royales : leiUtirei royaux sont les lettres qui s'expédient en chancellerie, an nom du roi.

Ménage (chapitre 26 de seê Obiervationi) est d'avis que ce pluriel fémlnfai royaux vient de ce qu'autrefois on l'employait, en toute occasion, pour lefémhiin comme pour le masculin.

Toutefois» dit Fahre, p. 195 de sa Grammaire, si l'usage autorise ces locutions

DU NOMBRE DBS ABIEOTIPS. 23^

des ornements ioeerioiaux, des mots saerameniaux^ des droits «etgneuriauxy des pays septentrionaiix^ des vases j^terau^r, des pouvoirs tpédaux, des ressorts spiraux^ des règlements synodaux, des trésoriers Irtennauo; ^ des arcs triomphaux, des otQces v^naua;^ des cercles verticaux, des esprits vitaux.

L'Académie ne s'est pas expliquée sur beaucoup d'autres adjectifs qui ont, au singulier, leur terminaison en al; cependant comme nous pensons avec Domergue que la plupart , pour ne pas dire tous, du moins si l'on en excepte ceux dont on ne fait usage qu'avec des substantifs féminins, peuvent s'employer au pluriel, alors c'est à l'analogie de décider s'ils doivent se terminer en als ou en atix, puisque ces doux terminaisons sont également grammaticales. Toutefois^ pour la satisfaction de nos lecteurs, nous allons présenter des observations sur chacun de ces adjectifs.

Amical : le pluriel de cet adjectif n'est indiqué nulle part; mais puisque l'on dit un conseil amical, pourquoi ne serait-il pas permis d'exprimer cette idée au pluriel? et pourquoi blàmerait-on celui qui dirait : fai des conseils amiccUs à vous donner? y

Bolite doDoe amicaux, L'Académie ne recoonfitt pas ce plariel. ' ^^^' '^ ^^'^^^ ^

Annal : Féraud et Trévoux disent des arrêts annaux. /V- y''*/^ - r • >

Archiépiscopal : le pluriel n'est pas indiqué; mafs* pim^iîe'^' TAcadémie dit épiscopaux, il n'est pas douteux qu'on peut dire archiépiscopaux.

Austral : Féraud est d'avis qu'il ne faut dire ni australs ni austraux; et il se fonde sur ce que l'on n'emploie cet adjectif qu'avec le root féminin terre et avec le mot pôle : pôle austral ou méridional, qui ne saurait se dire au pluriel; cependant dans le Dictionnaire de V Académie (édit. de 1798 seulement) et dans celui de M. Laveaux, ^ïiiTO\iy% les signes austraux. ^/*^' Av^tf.

AuTOifNAL : le même Grammairien (Féraud) ne croit pas que l'on puisse dire les trois mois automnaux, mais bien les trois mois d'automme. L'Académie et plusieurs lexicographes disent positivement

Kbellêi à la loi de l'aeeard, Il ne faut pu oablier qu'elles ne sont usitées qu'au pluriel; et, excepl^ ces termes de formule, on dit au féminin royales : « Il y avait « autrefois en France plusieurs ablMyes royales» » (L'Académie.) — « La clémence « et la libérante sont des vertus royales. •

(Le DM, critique de Féraud et le Dict. de Trévoux.) Nota. Aujourd'hui, en parlant des ordonnances nouvelles qui émanent de l'autorité royale, on dit des ordonnancet royales.

138 BU nOHBRB D«8 ANBCTIVS.

que oe mot n'a point de ploriel mascolin ; eq^iendant, eomme h tut

observer M. Ghapsal^ n'est-œ pas être bien scnipuleax que de ne pas

vouloir qu'on dise la trois moii outomMmx? Lorsqu'une ejLprasion

. est rédmée par la pensée^ et qu'elle a pour elle l'analogie et la rai-

'////?^//^//' -son, pourquoi ne pas l'employer? Le /Hcliomiaîre de M. Laveauxmet

/'frttirfC. àBS fruits automnaux.

Banal: Trévoux et M. Laveaui disent des fours Amoim?, et l'usage parait avoir adopté c^te expression.

L'Acidèmld Tadmet. /"A^ /# // V" .

^ r^(yi'<f^ 2 Bénéficial : ce mot, ne s'employant qu'avec les substantif J^ ' ' " ^'^''^''^minins moAièTty pratique^ ne doit point être en usage au plorid masculin (242).

Biennal : puisque l'on dit, d'après l'Académie, des officiers trieur naux^ pourquoi ne dirait-on pas des offieiers ïnmnaux, des efnpMs biennaux. j

L'Académie l'admet aqJoord'hai.J^.

Ce rr^f* ^ *<^ / * Boréal : cet adjectif ne s'employant qu'avec les mots féminins

/'•r^ V / / w \ terre, régions, contrées, aurore, etc., et avec le mot masculin pèle, et

/r ',y>^ , ♦^ n'y ayant qu'un pdfc horéal (côté du nord), on ne saurait lui donner

' r /< . . X . ' un Dluriel masculin.

. ' ( t '♦> '^ ''^^^Brdmal, ne s'employant qu'avec les mots féminins otoites et

/ïHes, ne peut pas non plus avoir de pluriel au masculin.^ .

Brutal : Bossuet a dit (dans son Disc, sur l'hist, univ., page 480) des conquérants brutaux; Yaugelas, dès esprits brutaux; Molière, dans les Femmes savantes, des sentiments brutaux; et Buffon, des habitants ftfulauo;.

L'Aeadénde confirme. >[

'/ ' , / . , . ^ . . ^,* Canonial, ne se disant qu'avec les mots féminins heure, maison, / ' ' ne^oit point avoir de pluriel au masculin.

GÉRÉKONiAL : TrévouiL et Gattel emploient ce mot comme adjectif: préceptes eérémoniaux. /

L'Académie ne reconnaît pai cel adJeeUf .

GoLLÉoiAL : l'Académie observe que ce mot n'est guère en usage qu'au féminin et dans cette phrase : église colUgiaie; wbâb Féraud pense qu'on le dit aussi de ce qui sent le collège : poifte eoUégial, proêuetion collégiale; dans Gresset, on trouve un exemple de ce mot

(t4)) Nota. Noos fenms prtcéder d'an ai térifqae tous lei moto dont on ne Ml point asage au pluriel masculin.

DU IfOmilE BBS AnnCTIFS. S39

employé au j^ariel masculin : éespoëies cottégiamJf^fi Trévoux parle de ehqftelains coltégiaux, qui formaient les six odléges de la cathédrale de Boura.

Colossal : l'Académie, dans son DieiUmnaire, n'emploie cet a^e&tif qu'arec les mots féminins figure , $ialue; aussi dit-elle que colopsal n'a de pluriel qu'au féminin. Cependant on dît numumeni, édifice coloisalj et même pouvtrir cohaal; d'après cela, qui empêcherait de faire usage de ces mots au pluriel masculin , et conséquemment de >:

dire, avec H. Daunou, des mmumenU^ des édifices eohssals ou colo»- /*r^/^^^''^^ saux?

VkudéwiB, eo 1835, dit empire eolonal; mais elle ne reconnaît pas le pluriel.

Conjugal : les Grammairiens et les lexicographes n'indiquent pas de pluriel à ce mot, mais il nous semble que l'on pourrait très bien dire des {tens, de$ devoirs conjugaux. X-

Crural : les meilleurs anatomistes disent des nerfs cruraux , ce- Jp réruuXj rénaux^ et il n'y a pas un seul adjectif que les chirurgiens, comme terme de leur art, aient fiiit twminer autrement que par aux,

DÉCEMViRAL : on ne trouve nulle part décemviraux au pluriel; j^ m ^^^ * ^.' mais, si Ton avait besoin de ce terme, je ne vois pas pourquoi on ne^y^' -' "^^ -' ' ^' ■^ l'emploierait pas.

Décimal : cet adjectif n'étant d'usage que dans ces phrases : fi'ac- ^J'^ >K.- / tion décimaky calcul décimal^ paraîtrait ne devoir point avoir de plu- P^>/ / r # il riel au masculin ; cependant nombre d'écrivains ont dit les calculs décimaux.

D*LOTAL:voyezplusba8/oyai./ /'.' v/^/*r/ A.../t/ ^*^ y*

Diagonal. : cet adjectif, disent les lexicographes, n'étant d'usage ^y *^ ^ qu'avec le mot ligne, ne saurait avoir de pluriel au masculin ; cepen- ' ' dant, puisque l'on dit un plan horizontal ^ pourquoi m dinul-on pas \J^nplain diagonal,eiàèi^\OTS Aes^ plans diagonaux?/' ' / '. .. ^ ■<-

* Diamétral : cet adjectif, ne s'employant qu'avec le mot féminin ligne, n'a pas de pluriel au masculin. " ^ • . > ^//r / ^ t//^ -? r/ yA^

Doctrinal : Trévoux et H. Laveaux disent des jugemenH doctrinaux.^

Cert aoasl rafte de r Académie.

ÉLECTORAL : quoiquc les lexicographes n'indiquent pas le pluriel de cet adjectif, il est certain cependant que l'usagp lui en désigne un, comme dans cette phrase : collèges électoraux.^

L'Aeadènde le reconnaît.

«'^L ÉQCiLATÉRAL : TAcadémie et d'autres autorités disent des sinus

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