‹ Grammaire des grammairesChapitre 8 sur 203 · ARTICLE PREMIER DIS VOYELLES PURES ET SIMPLES · texte numérisé non relu

ARTICLE PREMIER DIS VOYELLES PURES ET SIMPLES

Ràiius avait distingué dix voyelles pures et simples; mais il donnait un son difiérent à ati et à o. MM. de Port-Royal, en admettant ce nombre de voyelles, substituèrent à Vau un autre son simple. L'abbé Dangeau en porta le nombre à quinze; et, depuis lui, les Grammairiens en ont reconnu plus ou moins, parce que, dit Duclos, les Grammairiens reconnaissent plus ou moins de sons dans une langue, selon qu'ils sont plus ou moins capables de s'affranchir du préjugé.

Les voyeUes diffèrent en plusieurs manières des sons articulants, que nous nommons eonscnnes: V lorsqu'on les prononce, la voix sort librement, sans trouver d'obstacle à son passage, au lieu qu'elle en a à vaincre lorsqu'elle produit des consonnes ; 2'' elles peuvent se prononcer seules, au lieu que les consonnes ne peuv^t se prononce que par le secours d'une voyelle; 3*" elles sont plus ou moins brèves, et plus ou moins longues, sdon que l'on doit mettre plus ou moins de temps à les prononcer.

Pour indiquer cet dilKrenea de pronondatioa on a intenté lei aeoenU » au» qodi on paragraphe particulier cal eoDMcré ao chapitre de FOrUiograpbe.

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