La Forme du Prédicat
§ 400. A cette fonction de prédicat se prêtent naturellement toutes les formes nominales; toutefois le français moderne repousse les possessifs : il ne dit donc pas je suis tout vôtre, tournure encore entièrement courante au xvii^ siècle, mais je suis tout à vous (cf. p. 216). Les prédicats les plus fréquents sont naturellement les adjectifs et les substantifs employés comme adjectifs, puis aussi les autres substantifs, parfois les adverbes, qui dans cet emploi peuvent alors passer facilement aux adjectifs. L'ital. ê bene, franc, c'est bien etc. occupe une place à part, étant la continuation du lat. bene est au lieu de bonum est, où l'adverbe n'est pas à proprement parler un prédicat, car esse y possède encore une signification assez pleine et n'est pas un pur verbe prédicatif : « la chose se comporte bien ». Quand le prédicat est un substantif, alors se produisent ces combinaisons si extraordinairement importantes pour l'expression des rapports de temps et qui ont été l'objet d'un examen détaillé aux § 288 sqq. À côté des mots simples apparaissent aussi des groupes de mots, particulièrement de avec un substantif, lequel de est le plus souvent partitif, de sorte donc que le substantif prédicatif se présente à nous comme un tout dont on détache la partie qui constitue la marque distinctive du sujet : en ital. sono del numéro, egli è dei nostri amici, en a. -franc, de ma maisnie demorés (Durm. 9726), en franc, mod. il est du nombre, je suis de vos amis, il fut des premiers à réclamer, en esp. todas cosas quantas son de viandas. La locution correspondante au lat. opus est nous apparaît aussi construite
Mbybr-Lûbkb, Grammaire III, 29
4<;ô chapitre iiî : la Proposition § 400.-40:2.
de même : en roum. este de trebuintà, obw. es da ba^ôn, ital. è d'uopo, ê di nécessita, prov. es d'ops, en outre en roum. va^u (433) acel pâmînt cum taste de dulceatà (Gaster i, 36, 14), en a. -ital. è d'usan:(a (Sacch. 71) et autr. locutions sembl. Dans d'autres cas, de indique la provenance, l'origine, comme dans le franc, mod. cet homme est de basse condition, ou la matière : cette table est de marbre etc. La tournure est plus caractéristique dans l'ital. sono d'opinione, franc, je suis d'avis, esp. soy de parecer et pourtant, malgré la dissemblance des substantifs, étant donnée déjà l'absence de l'article, elle doit remonter à l'époque antéromane : aussi pourrait-on peut-être y voir le représentant direct du génitif prédicatif latin. Il va de soi que, pareillement aux adverbes, les locutions adverbiales sont aptes à jouer le rôle de prédicats. C'est ici qu'il faut citer le franc, être debout ou le roum. împàràtia este départe cale de :(iecî anî (Basme 117, 34 : l'empire est éloigné d'un voyage de dix ans) etc.
§ 401. Comme nous l'avons déjà montré au t. II, p. 80 sq., seuls le vieux français, le vieux provençal et d'une manière différente le parler des Grisons font une distinction dans la
FORME ENTRE l' ADJECTIF ATTRIBUTIF ET LE PRÉDICATIF. En CC
qui concerne d'abord les langues de la Gaule, elles n'emploient la forme issue du neutre latin que si le sujet est un pronom neutre ou une proposition. Déjà les anciens grammairiens provençaux donnent comme exemple : mal m'es, greu m'es, fer m'es, estranh m'es quel aia dit mal de me (Uc Faidit 5, 26), bel m'es qar m'avetz^ honrat, mal m'es qar m'avet2^ tengut, bel m'es aisso, bon m'es aisso (R. Vidal 73) et de même aussi en a. -franc. tant qu'il lor sambla que bon fu (Cléom. 8901) etc., puis en prov. car vexât era en aissi (Flam. 578, c'était l'habitude ainsi),. Mais de bonne heure on rencontre déjà aussi le masculin : cf. en a. -franc, cunseil^ d'orguill n'est drei^ que a plus munt (Roi. 228), c'est voirs (Mér. 123 1) etc.
§ 402. Dans le sursilvain, l'ancienne forme du nominatif s'est maintenue pour l'adjectif prédicatif et le participe : on y dit donc in saun hum (un homme sain) mais quel hum et sauns (cet homme est sain), igl prau ei verds (le pré est vert), el ei staus (il a été), el veng legius ora (il est élu), el ei venius
§402. ADjECTIf ATTRIBUTIF ET PREDiCATiF 45 î
legius ora (il a été choisi), el et staus vegnius (il a été venu), el mava zpps (il alla en boitant), tnalsaims igl hum schischeva en el (434) letg (malade l'homme gisait dans le lit) et de même avec le possessif : jou sun tes etc. Quand le sujet est un neutre, 1'-^ n'apparaît naturellement pas : ainsi igl ei cauld (c'est chaud), igl ei cunischent (c'est connu), tut ei fatg (tout est fait), quel ei ver (c'est vrai), nu^t ei schi xupau che vegn huca palesau (rien n'est si caché qu'il ne vienne à être connu) etc. Lorsque le véritable sujet vient après le verbe, le pronom-sujet a également valeur de neutre (p. 370) : ei gliei stau un brav hum (c'a été un brave homme) ; il en est de même avec l'infinitif : giginar ei sanadeivel (jeûner est sain), mais non avec les adjectifs substantifiés : quel tgetschen ei pli clars (ce rouge est plus clair) ; cf. là-dessus p. 12. Reste encore une série de particularités à signaler. Que le prédicat, avec les verbes réfléchis, reste au nominatif : el ei se pla:(;iaus (il s'est placé), le fait étonne aussi peu que // eis declaraus dalla régenta per suspendius (tu es déclaré par le gouvernement comme suspendu); cf. p. 48. Mais c'est réellement méconnaître l'usage primitif que de dire jeu hai anflau el durmentaus en (je l'ai trouvé endormi), tegn nagin per fii fleivals che tetex^ (ne tiens personne pour plus faible que toi-même), mi lascheis per suis (laissez-moi seul). Inversement, la forme en -s disparaît ou, pour mieux dire, le neutre s'emploie quand on a l'ordre suivant : verbe, prédicat, sujet. On dit donc, il est vrai, ludaus sei Jésus Christus, mais set benediu tiu num, sil fiat ei compariu in um ner (tout d'un coup est apparu un homme noir), quella sera ei stau las no:(^as (ce soir-là ont eu lieu les noces) et même en quel moment ei curiu neu tier ina Heur e curdada morta avon ils peis del giuven (en ce moment est accouru un lièvre et il est tombé mort devant les pieds du jeune homme). On ne commence donc la phrase par le verbe que lorsqu'on veut constater un phénomène, un événement sans tout d'abord prendre attention à l'être qui peut-être produit ce phénomène ou en est l'objet. Pour finir, il nous faut encore observer que seul le prédicat-adjectif, et pas le prédicat-substantif, présente l'-^ : ainsi el ei ignorants y mais el ei in ignorant; il y a seulement ei gis (il fait jour), ei basengs (il est nécessaire) qui constituent des exceptions aisément explicables. Au pluriel, des textes
45 1 CHAPITRE îir: LA PROPOSITION § 402,-404,
(435) assez anciens comme le Viadi offrent également -i avec l'adjectif prédicatif, -s avec l'attributif; mais aujourd'hui l'on n'emploie que -s avec les adjectifs, et inversement avec les participes -/ s'est introduit partout. L'usage que le parler des Grisons a conservé jusqu'à présent se rencontre au sortir du moyen âge dans quelques textes provençaux, ainsi dans un fragment de la Bible : ell fill de Dieu sera trahit^^, tu que iest vengut^ (Rom. XVIII, 436).
Cf. E. BôHMER, Pràdikalskasus im Ràtoromanischen , Rom. Stud. II, 210-226, AscoLi, Arch. Glott. VII, 426-428, 430; pour le provençal, P. Meyer, Rom. XXVII, 162, qui signale d'autres travaux sur la question.
§ 403. Dans une mesure assez étendue, le prédicat du RÉGIME est introduit par des prépositions. Il s'agit ici de ad, pro, in, de. Le latin ne connaît que pro, in qui s'emploient ainsi ; puis on peut en rapprocher le datif prédicatif, tel qu'il se présente dans dono dare-, le roman, lui, va beaucoup plus loin et suit en partie des voies totalement différentes. Lorsqu'un régime direct accompagné d'un prédicat prépositionnel devient sujet, le prédicat peut, en dépit de la préposition, se mettre au nominatif : il se produit donc en faveur du sens un manquement à la logique analogue à celui qui peut se rencontrer avec les verbes réfléchis (p. 464). Des exemples de nominatifs employés en pareil cas après des prépositions ont été donnés p. 48.
§ 404. La première place revient à ad. En italien, on dit ekggere a re, avère a rappresentante, Virgilio appare a Dante e glisi offre a guida et même en a.-ital. rendettossi a nwnache (Nov. 38); cet emploi est assez répandu en vieux français : Vivien ting jou au plus hardi (Alisch. 221), s'il ne se sent au plus hardi (Mér. 1338), Osmunt cunut le rei afelun e a dur (Rou 2, 2302), Deus te enuignst a rei (IV Livr. 55), eslire a roi, prendre a oissor et encore chez Commines // avait eu à espouse la femme du dit roi (7, 11), mais de nos jours on ne trouve plus que prendre à témoin, qu'on peut aussi, étant donné le caractère originairement abstrait de témoin (p. 159), rattacher à la classe suivante; il en est de même en provençal, où l'on rencontre
§ 404' 405- PRÉDICAT INTRODUIT PAR od, pro 453
notamment aussi conoisser a, puis déjà dans le Boèce nol volg a senor (47); l'usage est à peine connu dans l'Ouest, où â sert d'ailleurs à introduire le régime de personne. Dans tous les cas signalés jusqu'ici, le prédicat se rapporte à une personne; mais (456) il existe une seconde classe, où il se rapporte à des choses et où ad est alors plus fréquent. Un fait intéressant à ce point de vue est la distinction que fait Cervantes entre se tuvo por sano et la tournure employée quelques lignes plus loin tuvo â milagro la mejoria de su amo (D. Quich. i, 17). C'est ici la place d'expressions comme le roum. nu i a Une, este a reû, l'ital. avère a schifo, a sdegno, le franc, tenir à honneur, à injure, Tesp. haher à maravilla déjà dans le Cid (2302), tener à mal, à merced et de même en portugais. Vital. pigliare, prendere a Iode, recare ad ingiuria, tornare ad onore, le franc, tourner à mal, à déshonneur, l'ital. venire a fastidio, le franc, venir au secours, à souhait, imputer à péché et autr. sembl. Si Ton embrasse d'un coup d'œil les deux classes, on s'aperçoit aussitôt que la seconde a son prototype dans le latin auxilio venire, laudi ducere, et l'on n'hésitera pas à voir dans le ad roman comme en d'autres cas (§ 39 0 1^ simple représentant du datif latin. Mais on reste incertain sur l'origine de la première classe. Il faudrait peutêtre partir de l'a. -franc, doner a oissour, qu'il est permis de rapprocher du lat. dono dare et auquel se serait rattaché prendre a oissour ou comme on dit en a.-ital. sposare a moglie, puis alors aussi tenere a avec d'autres désignations personnelles. Qu'il s'agisse ici de l'empiétement d'une construction sur un domaine qui lui était originairement étranger, c'est ce que peut aussi contribuer à établir le fait que nulle part ailleurs cet ad avec des désignations personnelles n'a pris autant d'extension.
§ 405. Une préposition d'un usage plus firéquent et plus ancien est pro. De l'idée de remplacement qu'elle exprimait à l'origine, s'est dégagée en latin déjà celle du caractère extérieur : nonnulli ah insciis pro noxiis conciduntur, ce qui ne signifie plus « au lieu des coupables » mais « comme coupables », pro infecto habere (tenir pour non-avenu), se pro cive gerere (se conduire en citoyen) etc. Et cette valeur se retrouve en roman : en.ital. andare per podestà, essere per guida, avère una.
454 CHAPITRE m : LA PROPOSITION §405. 406.
per amico, dare per servitore, eleggere per padre, per tagliaborse era preso (Bocc, Dec. 2, i), lo reputo per santo, puis credere per vero, avère per miracolo, en franc, connaître quelqu'un pour honnête homme, je le tiens pour bonhomme, on Va choisi pour chef, prendre pour femme, compter pour rien, en esp. a vos lama por sennor e (437) tienes por vuestro vassallo (Cid 1847), yo a este non adoro nin cato por sennor (Alex. 11 13), judgades me por muerto (850), tovose por lo:(ano (Sil. 42), preçiavanse amhos por bonos cavalleros (Alex. 2037), a las otras cidades fue por cabeça dada (Alex. 1070), tener por maravilla etc., en port, ser conhecido por un pregào (Lus. i, 16), aver por nada etc. L'espagnol étend même d'une façon caractéristique la combinaison predicative de por avec un adjectif pour indiquer le motif en vertu duquel une action arrive ou ne se réalise pas. Dans vos alaban por sehora de las cibdades de Espana (C. Baena 35 a), por santo debiera ser canonisado (57), on reconnaît encore le sens originaire assez intact ; toutefois l'expression por santo se rapproche déjà beaucoup de cette autre : « à cause de sa sainteté ». Mais alors on dit aussi si primero no parecian por pequenos y encogidos, ahora no los podemos alcanT^ar por grandes y levantados (Nov. ej. 362), entonces no dormia por pobre, ahora no podia sosegar de rico (186) et par conséquent aussi /wr que pecados iba de tan mala guisa. El respondiô que por enamorado . . . si per enamorados echan égaleras, dias ha que pudiera yo estar bogando en ellas . . . este va por canario : digo que por mûsico y cantor. Pues como, repitiô Don Quijote, por mûsicos y cantor es van iambien à galeras (D. Quich. I, 22).
§ 406. In aussi est déjà latin, mais à son tour il a pris en roman une forte extension, et notamment il a maintes fois assumé les fonctions du datif prédicatif latin. Dans des expressions comme in lucro esse, in auxilio esse etc., il est indubitable qu'il se trouve tout d'abord une conception locative, laquelle se rencontre même encore dans in odio esse, base du franc. ennui. Mais ici déjà où un substantif abstrait se substitue à un substantif locatif, on constate la possibilité d'un déplacement dans le sens du caractère extérieur. Tel est aussi le cas avec les verbes transitifs. Dans une proposition comme le lat.
§ 40^- 407- PRÉDICAT INTRODUIT PAR tlt, de 455
cohortes in fronte constituit, reliquarum signa in siibsidio collocat, l'expression in subsidio (dans l'arrière-garde) se trouve très proche par le sens de « comme arrière-garde », et c'est ainsi que nous rencontrons en roman une série de cas où in finit par être purement prédicatif, par ex. dans l'ital. dare, chiedere in dono, partare in voto et aussi /« eletto in luogo del concilia Costan:(a (Mach., Hist. I, 38), volere in ispaso, destinare alcuna in moglie et autr. expressions sembL, l'a. -franc, tenir en gab (Ko\. 2 113), rendre en haillie, qui peut encore provenir du sens originairement locatif (438) de baillie, puis en fied (Roi. 3593), en astage (3950) etc., le franc, mod. donner en don, livrer en proie etc., l'esp. dar en don (Cid 196), haver una casa en vengan-^a, dar, fedir en alhricias etc. Le FRANÇAIS va alors encore plus loin, en ce qu'il introduit aussi par en le prédicat de comparaison : // a vécu en honnête homme, agir en soldat, parler en ami et aussi déjà en a. -franc. aler en messagier, probablement aussi en prov. anc mais en savi ni en fol no ' m passet la boca ni ' l col aisso quie ' us dirai ara (Appel, C. 3, 619). 11 s'agit ici d'une extension de Yen qui exprime une qualité.
§ 407. La dernière des prépositions à citer est de. En roumain, l'on dit a avea pe cine-va de profesor (avoir quelqu'un comme professeur), a luà pre cine-va de martur (prendre quelqu'un à témoin) ; en italien, da s'emploie avec les prédicats de comparaison : vivere da gentiluomo, non le rispondo da medico, ma bensî da sua buono amico, giuro da cavalière, è morto da buon soldato et beaucoup d'autres; le français moderne a de p. ex. dans traiter quelqu'un de fourbe^ servir d'interprète ; l'espagnol et le portugais s'en servent à leur tour dans une proportion considérable : en esp. es loado de mûsico, pasa de embajador, particulièrement avec des adjectifs, dans un sens analogue à celui de por (p. 454) : cf. iba de triste (D. Quich. i, 22), muere de celoso (14), no querria que se me pudriessen de guardadas (17), en port. Apollo de torvado a lif^ perdeo (Lus. i, 37), e nistode mimosa 0 rosto banha em lagrimas ardentes (2, 41), ja foge 0 escondido de medroso (i, 89); cf. a.ussi fugindo a setta 0 Mouro vai tirando S em força, de covarde e de apressado (91) etc. Ici aussi, en tant qu'il s'agit du simple de, on pourra partir du de
indiquant la manière (§469); le da italien, au contraire, si l'on s'en rapporte à son origine, désigne quelque chose de plus : vivere da gentiluomo au sens rigoureux signifie « vivre conformément à ce qui est d'usage chez un gentilhomme ».
§ 408. Enfin l'on trouve en provençal et en vieux français que : en a. -franc. H reis i fist que traître (Roi. 201), jo fereie que fols (1053), // dist que courteis (Voyage Charlemagne 716), c'est li noms qui plus droit se nomme Que li tuens (Mér. 4574), (439) en prov. moût i dises que pros (Appel, C. 3, 330), que malvat^ fai (67, 9) etc. Dans l'expression très recherchée en vieux français et qui ne s'est restreinte aux cas avec cest que dans le cours du xvii^ siècle : cest un grand trésor que la santé, le que est le pronom relatif neutre employé comme régime d'un verbe sous-entendu parce qu'il a déjà été formulé immédiatement avant, de sorte donc que il fist que traître représente à proprement parler une phrase *il fist que traître fait. Cf. A. ToBLER, Beitr. i, ii-ij.
§ 409. Le PRÉDICAT VERBAL est introduit tantôt par de, tantôt par ad : cf. en roum. smeul nu este de temut (Basme 259, 30 : le. géant n'est pas à craindre), aceasta tî fu de ajuns a {ti (75, 27 : cela lui fut superflu à savoir), donc avec le substantif verbal abstrait au lieu de l'infinitif conformément au § 255, et à côté de cela este de a se temea, en ital. è da credere, en franc. il est à croire, en a.-esp. y a lo vieron que es a fer los yf antes de Carrion (Cid 2995), si en estas tîerras quisieremos durar. Firme mientre son estos a escarmentar (11 20) à côté de el que las aimas ju^ga, esse es de temer (Berceo, Sil. 153) et de même aujourd'hui es de créer, en port, é de crer et déjà en a. -port. aventura que de contar seja (Graal GC), par conséquent exactement la même construction qu'avec habere suivi de l'infinitif (voy. p. 361 sqq.). Il peut d'ailleurs aussi se rencontrer des emplois isolés d'autres prépositions : cf. en port, muito para àpreciar é a placide:^ (Diniz, Pup. 79) etc.