OBSERVATIONS SUR L'EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES
244. L'emploi des temps et des modes est le même en grec officiel qu’en grec parlé (PGr., K 318 et suiv.).
1. Ordinairement remplacé par λαμθάνω. Les formes en ΤΣ stion sont couramment usitées dans plusieurs composés : ἀνατρῶ, je réfute ; ἀφαιρῶ, je soustrais: διαιρῶ, je divise; ἐξαιρῶ, j'excepte; χαθαιτρῶ, je dépose, je ὅλα rade.
2. L'aor. en -é0nv est usité dans le verbe παραπονοῦμα!ι, je me plains, tTapstevéOry.
Ὁ. PGr., 8 429,
δ 1. — Indicatif présent.
212. L'indicatif présent a quelquefois le sens du futur français (PGr., $ 319) :
Ex. : Comme tu voudras, ὅπως θέλεις.
ὁ 2. — Imparfait.
213. L'imparfait de certains verbes possède, outre son sens ordinaire, celui du conditionnel (PGr., ἃ 320)
Ex. : Je voudrais, ou j'aurais voulu, ἤθελον (ou 0% ΠθελονῚ.
ΠῚ faudrait, ou il aurait fallu, ἔπρεπε.
Je désirerais ou j'aurais désiré, ἐπεθύμουν (ou 6x ἐπεθύμουν).
Vous auriez dù, ὦ φείλετε.
Remarque. Le français dit : « ΠῚ m'a écrit qu'il venait, qu'il viendrait, qu'il était venu »; le grec dit : « Il m'a écrit qu'il vient, qu'il viendra, qu'il ést venu », μοῦ ἔγραψε Gt! ἔρχεται, ὅτι θὰ ἔλθῃ, ὅτι Ἦλθε.
2 ὅ. -- Aoriste et parfait.
214. L'aorisle indique simplement que l’action a lieu dans le passé; le parfait indique que l’action, quoique passée, subsiste par ses ne. (PGr., $ 321).
C'est la nuance qui a été signalée au ὃ 187 pour le participe aoriste et pour le participe parfait. Comme elle est généralement accessoire, le parfait est d’un emploi peu fréquent. On peut presque toujours le remplacer par l’aoriste', sauf quand il est formé avec le verbe « être ». Dans une phrase comme εἶνα! μεταμορφωμένος « il est
1. Le grec traite donc ces deux formes à l'inverse du français. Chez nous c'est au contraire le parfait « j'ai délié » qui supplante l'aoriste «je déliai ». On peut remarquer en passant que le mot grec ἀόριστος (χρόνος) et son équivalent littéral français « indéfini » ne représentent nullement la même chose.
πὴ ὁ τὰ SRE
EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES. 155
transformé », le participe ἃ en somme valeur d'adjectif; le sens du présent l'emporte ici sur celui du passé. Si l'on veut donner la prépondérance au sens passé, on dira μετεμορφώθη, mieux que ἔχε" psrauocowfet. Le temps n'est
peut-être pas loin où les parfaits comme ce dernier pourront être supprimés des grammaires.
2 4. — Plus-que-parîfait, futur antérieur et conditionnel passé.
215. Dans les propositions subordonnées, le plus-queparfait, le futur antérieur et le conditionnel passé français sont couramment rendus, le premier par l’imparfait ou l'aoriste, le second par le futur simple, le troisième par le conditionnel présent où même l'imparfait (PGr., $ 322).
Ex. : Si j'avais pu, ἐὰν ἠδυνάμην (verbe irr., $ 231).
I m'a dit qu'il lui avait écrit, μοῦ εἶπεν ὅτ' ἔγραψε εἰς ŒUTOY.
Je vous appellerai, quand l'heure sera venue, θὰ σᾶς χαλέσω, ὅταν Er ἡ ὥρα, [|..}16 vous appellerai, quand l'heure viendra.
Il me l'aurait dit, s'il l'avail su, θὰ μοῦ τὸ ἔλεγε, ἐὰν τὸ ἐγνώριζε, litt. il me le dirait, s'il le savait.
ὁ ὅ. — Subjonctif.
216. Le subjonctif non accompagné de νὰ et précédé de ὅστις, « quiconque », ou d'une conjonction, indique que la phrase se rapporte à l'avenir (PGr., καὶ 324).
Ex. : Quiconque trouvera cet objet, ὅστις sûor τοῦτο τὸ
Lorsqu'il [ἃ] demandera, ὅταν ζητήσῃ ras αὐτοῦ.
4 6. — Comment on exprime un ordre.