Du grec ancien * xpästs, le mélange
vante, lorsque le groupe qu'elles forment existe au commencement d’un mot grec.
Ex. : ὅ-πλον, arme (cf. πλοῖον, bateau).
ἀρι-στερός, gauche (cf. στόλος, flotte).
Dans le cas contraire, on les sépare.
Ex. : 69-105, serment.
Σαπ-φώ, Sapho.
Il n’y ἃ pas, en effet, de mots grecs commencant par ρα ni par 7e.
On écrit de même c46-6arov, samedi; ἄλ-λος, autre.
3 Trois consonnes intervocaliques comptent avec la voyelle suivante :
a. — Lorsque le groupe qu'elles forment existe au commencement
d’un mot grec :
Ex. : &-oxoov, astre (cf. στρατός, armée).
b. — Lorsqu’en joignant la première à la seconde et la seconde à
la troisième on obtient deux groupes dont chacun existe au commencement d’un mot grec.
Ex. : ἐ-χθοός, ennemi (cf. χθές, hier, et θρόνος, trône). αἱ-σχρός, honteux (cf. σχεδόν, presque, et χρῶμα, couleur).
Dans le cas contraire, on les sépare suivant la règle 2. Ex. : ἄν-τρον, antre (cf. τρία, trois).
ἀρ Dans les mots composés on sépare les éléments composants. .Ψ
Ex. : εἰσ-έρχομαι, j'entre. \ προσ-τρέχω, je recours à. -
Mais, si le composé renferme une élision, il est considéré comme simple et c’est la règle 1 qu’on applique.
Ex : πα-ρέχω (de παρα + ἔχω), je foûrnis.
Ces quatre cas en somme se ramènent au principe unique que
voici. La syllabe est un mot phonétique, qui doit présenter, autant que
possible, la structure d'un mot ordinaire. On ne peut pas couper δυνατός, fort, en δυνατ-ός, parce qu'il n'y a pas de mot grec finissant par τ: donc la coupe normale pour les Grecs est δυνα-τός, el, comme conséquence, τόνος, accent, est lui aussi coupé en t6-vos, bien qu'il y ait des finales en ν.
PREMIÈRE PARTEÉE
ÉLÉMENTS DE PHONÉTIQUE
21. Pour la description des sons du grec moderne et tout ce qui est relatif à la prononciation, voir PGr., δὲ 53 et suiv. |
Pour la phonétique du grec ancien, voir les grammaires de grec ancien. On trouvera plus loin, dans les différents chapitres, quelques faits phonétiques particuliers. Au point de vue du grec officiel quatre phénomènes surtout méritent d'être mentionnés : l'accommodation des consonnes ou assimilation, la contraction, l'allongement compensatoire, et le ν euphonique.