Voir page 104, note
2. ᾿Οστᾷ ι 48) el χρυσᾶ (S 82) ne sont pas des contractions de ὀστέα. χρύσεα, mais une simple extension analogique du lype ἀργυρᾶ.
30 ÉLÉMENTS DE PHONÉTIQUE. Deuxième règle. — Cette règle est identique à la
deuxième règle du ἃ 25. Si les deux éléments de la | contraction sont fermés, la diphtongue contractée sera naturellement fermée.
XIVEEL m—> χινεῖ,
= ra Ἅ πὰς δηλόει m—> δηλοῖ.
Si l’un au moins des éléments est ouvert, la diphtongue contractée sera ouverte. L'’x compte comme voyelle ouverte.
Remarque I. En grec classique, εαι se contracte régulièrement (8. 25, tem. II) en ἢ, devenu εἰ en attique : λύε[σ]α! #—> λύῃ æ—> λύει, Lu les délié. *
Mais, sous l'influence d’un o, la contraction de ext se fait en une
diphtongue αἱ fermée : - \ ἀογυρέα: > ἀργυραῖ.
- Remarque II. Au subjonctif présent du type δηλόω (ἃ 204, Rem.), la
contraction de on se fait comme si l’on avait oct : δηλόῃς ἢν Ὁ δηλοῖς, δηλύῃ Ἐν. » δηλοῖ,
5 ÉCTIONELTT ALLONGEMENT COMPFENSATOIRE
27. À une époque ancienne du grec, le ν a disparu devant un ς. Lorsque la voyelle précédente était brève,
1. Comparer ἀείδω #—> ἄδω, je chante. Pour aot #— vw, on ἃ ἀοιδή > ᾧδή, ©? ode.
2. Χρυσαῖ (8 82) n'est pas une contraction de χρύσεαι mais une simple extension analogique du type ἀργυραῖ. Il en est de même de διπλαῖ (anciennement διπλόα!)" la contraction de -6at serait -ῷ.
ALLONGEMENT COMPENSATOIRE. 31
il en est résulté un allongement, qu'on appelle compensatoire. Ce phénomène joue un rôle important dans la déclinaison.
A l'acc. sing. masc. de l’article, τὸν (avec o fermé bref), correspondait un acc. plur. τὸν-ς. Le v a disparu et l'o fermé bref est devenu un ὁ Se long qu'on a écrit ov
Le radical du numéral un est ἐν- (gén. ἑν-ός, acc. ἕν-α, dat. év-i). Son nom. masc. ἃ d’abord été £v-<; d'où, par pate de y devant ς et allongement compensatoire, sis". La graphie et représente ici un e fermé long
En pareil cas ”, *, d deviennent 5, :, u; mais 4, τ) Ὁ Π6 subissent aucun changement.
SECTION IV v EUPHONIQUE -
28. Certaines formes terminées par : ou par ", troïsièmes personnes de verbes ou datifs pluriels, peuvent prendre, afin d'éviter l'hiatus avec un mot suivant, un y final qu'on appelle » euphonique. Ce ν n'était pas obligaloire en grec ancien et ne l'est pas non plus aujourd'hui.
Ex. : τί εἰπε(ν) ὁ κύρεος; qu'a dit-ce monsieur ? λέγουσιν ὅτι, ils disent que.
1. L'accentuation régulière devrait être εἴς. Le circonflexe est vraisemblablement dû à l'influence de τρεῖς.