C-±-r>ir
Ex. : facere,fac're > faire ; dicere > dire ; lacrimam > lairme, lerme, larme.
C -f- / > / mouillée (marquée par il à la finale, ou ill à l'intérieur des mots).
Ex. : soliculum, solic'lum > soleil ;
vermiculum, vermic'lum ]> vermeil ; *conuculam, conuclam > quenouille ; auriculam, auriclam > oreille ; *vetulum, veclum > vieil.
Cf. cependant un traitement différent dans aquilam > aigle, ecclesiam > ^//^ et dans des mots comme aveugle, spectacle, miracle, siècle, règle, qui sont sans doute des mots savants ; seigle paraît être un mot dialectal.
Quand le groupe cl est précédé d'une consonne, le c se maintient : avunculum > avuncliim > oncle ; cooperculum, coopère' lum > couvercle ; circulum, cerclum > cercle.
Dans le groupe sel le c tombe. Ex. : masculum > masle, mâle; *misculare > mesler, mêler; musculum > mousle, moule J .
Le groupe ^w(pron. kou, kw) n'est intéressant que dans quelques mots : coquina, equa, aqua, *sequere (lat. cl. sequi). Le traitement est obscur et chaque mot est traité pour ainsi dire différemment.
Coquina : ce mot est devenu cocina (cokina) dans le latin vulgaire, d'où cuisine (où la diphtongue ui s'explique d'ailleurs par un emprunt aux formes du verbe cuire).
i. Des mots comme masculin, musculature sont des mots savants. Anglade. — Grammaire élémentaire de l'ancien français. 4
Aqua i donne aive, éve (cf. évier) : ensuite eawe, eaue
eau .
Equa (jument) devient %vt> comme sequere, sivre.
Aequakm donne égal, par affaiblissement du q intervocalique en g.
Initial suivi d'une consonne (g], gr) g reste. Grand, grain, gland, grenade.
Initial suivi d'une voyelle : le traitement est différent suivant la voyelle.
i° Devant o, u (go, gît) g se maintient.
Ex. : gustare > gouster :
gurgam, gôrgam > gorge.
2° G suivi de a, e, i est devenu j (écrit souvent g).
Ex. : galbinum > jaune ; gandin ni > joie ; gaUinam >jeline (poule) ; gemere > geindre ; genuculuni > genou.
Comme pour le groupe ca initial la plupart des dialectes du midi de la France ont conservé le g latin du groupe ga initial : de même le normand et le picard. C'est à ces derniers dialectes ou à des dialectes méridionaux que sont empruntés les mots français commençant ^t ga, comme galet, galette (normand?); gabelle, gabarre (provençal); gabion (italien), etc.
i. Devenu probablement aequa. La forme aiguë est d'origine méridionale.
2. G se prononçait en latin comme g dans gâteau, gui, guéret.
CONSONANTISME Si
G initial d'une syllabe après une consonne, à l'intérieur d'un mot, a suivi la même règle qu'à l'initiale.
Ex. : largam > large ; pur gare > purger ;
vergam > verge ; Andegavum > Anjou ; virginem > vierge ; angelum > ange.
Mais Burgundiam > Bourgogne ; angustiam > angoisse.
G INTERVOCALIQUE.
Le sort de g intervocal ique dépend, comme pour le c, des voyelles avec lesquelles il est en contact.
a) Voyelle -\-gu, go : g disparaît.
Ex. : agurium > eûr, eur (bon-eur, mal-eur) agustum > aoust, août ; legumen > leùn ; Hugonem > Huon.
h) Voyelle -|- ge, gi : g disparaît.
Ex. : regïnam > re-ïne, reine ; vagïnam > ga-ïne, gaine ; sigillum > se-el, seau (sceau) ; *fagînam > fa-ïne, faîne.
c) Voyelle -\-ga.
a) Après une voyelle vélaire (o, il) la palatale (g) disparaît sans laisser de trace.
Ex. : rûgam > rue ;
sanguisugam > sangsue.
Dans rogare > rover (interroger), le v doit s'être développé comme dans pou-ons devenu pouvons.
F) Après une autre voyelle (a, e, yod (i, y).
Ex.
: leg aie m > leial, regale m > reial, legamen > leien plagam > plaie.
loyal ; royal ; lien ;
i) g se change en