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Sens qu'il a encore au xvne siècle

L'idée de plus s'exprimait par plus et par mais; cf. encore l'expression : n'en pouvoir mais.

Tant < tantum; composés : autant et autretant.

Manière.

Si < sic, ainsi; composés : ainsi (ac sic?), alsi (alid , pour aliud, sic) devenu aussi; altresi (alterum sic)', alsiment, altressiment, ensement.

Comme, comment (quomodo, quomodo -\- mente).

Elles proviennent de plusieurs sources : prépositions latines, adverbes employés en fonction de prépositions, participes et substantifs.

1) Prépositions simples1.

Ad > a. C'est la préposition qui a eu les sens les plus variés dans l'ancienne langue. Cf. la Syntaxe.

Apud > od et o, avec.

Contra > contre.

De > de.

Extra > estre.

In > en.

Inter > entre.

Juxta > joste, j ouste.

Per > par.

Post (ou plutôt *postius), puis (préposition et adverbe en a. fr.).

Pro (influencé par per) > pour.

i. Les formes3 latines sont données les premières.

Sine -\- s > sans.

Super > soure, sur.

Traits > îres, au delà.

Ultra > outre.

Fer sus > vers.

2) Prépositions composées (en latin vulgaire).

Ab ante > avant.

De ab ante > devant.

De ex > dés.

De usque, devenu diusque > dusque, jusque.

In versus > envers.

3) Adverbes.

Forw > fors, hors.

De intus > dans.

Intus > okç.

Intro usque > trosque, tresque, jusque.

Rétro > riedre, riere, a rière (ad rétro).

Subîus > SOtTj sous.

Surs uni > susum > wm et composés.

La langue française a formé d'autres composés, sur tout avec de : dessus, dessous, dedans, derrière, devers, etc.. qui étaient prépositions en même temps qu'adverbes.

4) Participes présents.

Durant, moyennant, nonobstant, pendant, suivant, touchant. Peu fréquentes dans l'ancienne langue, ces prépo-

sitions proviennent de la langue du palais et de la chancellerie.

Participes passés. Hormis, excepté, etc.

5) Substantifs.

Che% (probablement de casis, abl. pluriel de casa); le% (latus) près de ; composés : en torn, autour de ; environ (de in -h* gironem, de girus, tour), etc.

Conjonctions de coordination : et et ne, ni (lat. nec). Pour et on trouve souvent si (sic). Ni répété peut avoir quelquefois un sens dubitatif plutôt que négatif; cf. la Syntaxe.

Plusieurs des principales conjonctions latines de subordination se sont perdues, comme ut et cum.

Ouando a persisté, quomodo également (comme) ; si est devenu d'abord se, puis si a été rétabli sous l'influence de l'étymologie ou par suite de phonétique syntactique (s'il vient); quare est devenu car et a formé une conjonction de coordination.

La conjonction par excellence des langues romanes provient du latin qaid (plutôt que de quod). Elle a servi à former un très grand nombre de conjonctions nouvelles dont voici les principales :

A ce que, afin que.

Ains, ainçois que, avant que (*antius quidxT).

i. Nous mettons entre parenthèses les formes latines d'où les conjonctions dérivent.

ioi MORPHOLOGIE

Combien que, quoique.

Dès que (de ex quid).

Excepté que (excepto quid).

Pendant que.

Pour que (pro quid au lieu de per quod).

Puisque (post quid, au lieu de postquam), au début conjonction de temps.

Quoique (quid quid1).

Selon que, etc.

Il y a des conjonctions encore plus complètes dont le procédé de formation est visible : jusqu'à ce que, par ce que, pour ce que, en ce que; a fin que, a celle fin que (auj. à seule fin que), jaçoit que (=ja soit que).

Pour le classement des conjonctions, voir les grammaires élémentaires.

NKGATIONS

En latin on avait non et ne. ce dernier mot marquant surtout la défense négative.

Non est seul resté en français avec la conjonction disjonc tive ni <[ ncc.

Non s'est d'abord affaibli en nen : cf. infra nennil ; nen lui-même s'est affaibli en ne. par suite de son emploi comme atone.

La plupart des mots négatifs latins ont disparu, sauf l'adverbe négatif nunquam qui a donné nonque-\~s, remplacé bientôt par ja mais (de jam magis).

Nesun <C ne ipsum unum signifie : pas un.

A cuté de nul lus, il a existé, en latin vulgaire, une forme aliqunus qui a donné alcun, aucun, mais qui n'a

t. Lat. vulg. qued qufd, le premier e (fermé) accentué devient régulièrement ei-oi, le second atone n'est pas diphtongue.

NÉGATIONS i53

pris le sens négatif qu'avec fie. Cf. supra, Pronoms Indéfinis.

Pour le neutre on emploie rien1. Ce mot ne s'employant guère qu'avec des verbes accompagnés d'une négation finit par prendre le sens négatif.

Les termes qui complètent la négation sont nombreux en ancien français; on employait des mots désignant de petites choses, des fruits : alie, cenelle, fie, nois, pomme, espi, festu; mie, goutte, pas et point ont seuls survécu.

Néant (anciennes formes nient, noient) paraît provenir de ne inde ou peut-être de ne gentem.

Réponse affirmative ou négative.

La réponse affirmative se faisait ordinairement par o et aussi par l'expression o il2, en sous-entendant le verbe de l'interrogation : vient-il? o il [vient]; boit-il? o il [boit], etc. Les deux éléments s'étant soudés on a eu oïl, puis par amuïssement de / final et passage de o protonique à ou la forme actuelle oui.

La réponse négative se faisait par non ou non il, qui est devenu nen il, puis nenni, avec chute de / et redoublement de n. La prononciation est nani; mais beaucoup de patois ont la prononciation nan-ni ; on entend également nènni, avec e ouvert.

On pouvait répondre aussi : o je (avec le pronom de la première personne) et naje (pour non je). Mais ces expressions sont plus rares et n'ont pas survécu.

On pouvait aussi répondre par si, soit seul, soit suivi du verbe faire à un mode personnel : si fa% (ire P- sg.

i. Rien signifiait au début, conformément à son étymologie (rem), chose : une riens = une chose.

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