‹ Grammaire elémentaire de la vieille langue française (volume 2)Chapitre 139 sur 243 · III. — Adverbe se rapportant à un adjectif ou à · texte numérisé non relu

III. — Adverbe se rapportant à un adjectif ou à

un autre adverbe.

§ 700. — L'adverbe peut être séparé de l'adjectif ou de l'autre adverbe par un ou plusieurs mots, notamment par un verbe.

Châtelain de Couci : « Touz jours m'est plus s'amours fresche et nouvelle. » C'est-à-dire : « Tous les jours son amour est pour moi plus frais et nouveau. »

Chanson de Roland : « Tere majur mult est loinz. » C'est-à-dire : « Le grand pays est très loin. »

Ibidem : Mult par est pruz sis cumpainz Oliviers. » C'est-à-dire : « Son compagnon Olivier est très preux. »

Ibidem : « Trop avez tendre coer. » C'est-à-dire : « Yous avez le cœur trop tendre. »

Ibidem : « N'est gueres granz, ne trop uen e^i petiz. » C'est-à-dire : « Il n'est pas trop grand et n'est pas trop petit. »

Ibidem : « Plus est isnels qu'esperviers ne aronde. » C'est-à-dire : « Il est plus rapide qu'épervier ou hirondelle. »

Encore aujourd'hui on peut séparer plus ou moins de

Tadjectif auquel ils se rapportent, mais seulement lorsqu'on les met en tète de deux propositions opposées ; « Plus on est sévère, plus on est aimé. »

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