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NOMS DE NOMBRE CARDINAUX

§ 108. — Les noms de nombre cardinaux sont généralement invariables aujourd'hui. Plusieurs d'entre eux avaient, dans l'ancienne langue, une déclinaison complète.

Un a encore son féminin une, mais il n'a conservé son pluriel que lorsqu'on l'emploie comme pronom indéfini (les uns, quelques-uns, les unes). Il se déclinait jadis comme Tadjectif bon, prenant une 5 au cas sujet singulier et au cas régime pluriel du masculin. Pour l'emploi de un au pluriel, voyez la Syntaxe (§ 426, au mot un),

§ 109. — Deux et trois se déclinaient aussi, comme duo et très en latin.

a. — Duo suivait la déclinaison de bonus au pluriel, sauf qu'il se terminait en o, au lieu de i, au nominatif masculin; mais le latin populaire avait supprimé cette différence, et on disait :

Masculin. Féminin,

Nominatif: *dui (duœ) Muas

Accusatif', duos duas.

Le vieux français déclinait en conséquence :

Masculin. Féminin.

Cas sujet: dui i , ,

Cas régime: dous (aujourd'hui deux) \ ^^®^» aeues.

Mais de très bonne heure, la forme féminine est tombée eu désuétude et a été remplacée par dows, qui servait ainsi de cas régime au masculin et de cas unique au féminin.

b. — Très se déclinait en latin comme talis au pluriel [taies). Il avait donc la même forme au nominatif et à

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