‹ Grammaire elémentaire de la vieille langue française (volume 2)Chapitre 64 sur 243 · DES MOTS INVARIABLES · texte numérisé non relu

DES MOTS INVARIABLES

§ 362. — Dans la partie de la grammaire consacrée aux llexions, il n*y a pas lieu, en principe, de parler des mots invariables, puisque ces mots sont, par définition, privés de flexions. Toutefois un certain nombre d'entre eux ont une terminaison commune caractéristique, qui équivaut à une flexion; d autres sont composés de mots variables et ont participé, dans une certaine mesure, à la variabilité des mots composants. Telle est la nature des faits que nous (levons signaler ici en quelques mots.

Vs adverbiale,

§ 363. — Beaucoup d'adverbes français se terminent par une s que ne justifie pas toujours leur étymologie; ainsi onques, qui vient de unquam, ores qui vient de adhoram. On a dit que cette s avait été empruntée à quelques* adverbes dérivés d'adjectifs latins au datif pluriel et où, par conséquent, Vs était étymologique, comme volontiers de voluntariis. Quelle que soit la valeur de l'explication, il faut considérer cette s comme une sorte de flexion adverbiale, que la langue populaire a souvent ajoutée aux adverbes de toute origine.

Modifications intérieures subies par les adverbes en ment.

§ 364. — Nous avons dit (§ 10) que les adverbes en ment se composaient d'adjectifs au féminin, soudés au mot ment^ qui signifie : « d'une manière. » Or, nous avons vu que, à l'origine, beaucoup d'adjectifs ne prenaient pas d'eau féminin. Il en résultait des adverbes tels que : loyalment ou

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