‹ Grammaire elémentaire de la vieille langue française (volume 2)Chapitre 93 sur 243 · Gérondif · texte numérisé non relu

Gérondif

S 445. — Le gérondif ne s'emploie plus qu'après la préposition en, ou, dans quelques locutions consacrées, sans préposition {chemin faisant). On le trouve aussi transformé en substantif dans quelques expressions comme : « en ou de son vivant. » Ces différents emplois étaient beaucoup plus étendus dans l'ancienne langue. On disait, par exemple : « en son voyant », comme nous disons encore : « eu son vivant. »

Chanson de Roland: « Desfiles en. Sire, vostre veiant. » Mot à mot: « Je les en défie, Sire, en votre voyant, » C'està-dire: « sous vos veux. »

§ 446. — On trouve quelquefois le gérondif après d'autres prépositions que en,

Joinville : « Li roy eut, par la paiz fesant, grant coup de la terre le conte. » C'est-à-dire : « Le roi eut, en faisant la paix, beaucoup de la terre du comte. »

§447. — Enfin, dans certaines locutions telles que « il fit entendant », au lieu de « il fît entendre », le gérondif est employé comme une sorte de cas régime direct :

Joinville: « Li frère Joseph... découpèrent sa cote.. . et la portèrent lour père, et li firent entendant que très pasmes bestes l'a voient devourei. » C'est-à-dire : « Les frères de Joseph découpèrent sa robe et la portèrent à leur père.

et lui firent entendre que de très mauvaises bêtes l'avaient dévoré. »

Participe présent.

§ 448. — Dans Tancienne langue, le participe présent était variable comme un ajectif ordinaire.

Commynes : « ... ou à faire quelque libéralité ou autre chose de grâce, qui toutes sont choses appartenantes à leurs offices. »

Participe passé,

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