Cet e terminait le radical primitif
DU VERBE. 10a
dent en :s. Ceux de ces verbes dont le radical latin finissait par un c n'auront dciic un radical français terminé par is qu'au participe présent et à l'imparfait. On dira: « conduisant, je conduisais, tu conduisais », mais « il conduit. » C'estpar analogie qu'on a dit, aux deux premières person nés du pluriel de l'indicatif présent : « conduisons, conduisez » au lieu de « conduimes, conduites », formes qu'appelait l'étymologie. Au subjonctif du même verbe, on a en principe une troisième variété de radical; car, la flexion latine commençant par un a, le c se trouve entre un u long et un a, et, dans ce cas spécial, il doit complètement tomber. Le subjonctif étymologique est donc: « que je condue, que tu condues, etc. », formes que l'analogie a remplacées d'abord par conduie, puis par conduise.
§ 205. — Pour la même raison, le verbe dire faisait au participe présent et à l'imparfait « disant, disais », mais ailleurs : « je di, il dit, vous «fîtes, que je ^'e, que tu dies, etc. »
§ 206. — Le verbe facere (faire) appartient à une catégorie spéciale de verbes de la troisième conjugaison latine. La terminaison habituelle is de son radical en français s'explique par les ' formes du latin populaire où le c était placé devant un e non consonnifiable. (Voyey § 196.) A l'indicatif présent de ce verbe (sauf à la première personne du singulier), la radical doit être fai : « il fait, vous faites. » Faisons est analogique.