Gérondif
§ 445. — Le gérondif ne s'emploie plus qu'après la préposition en, ou, dans quelques locutions consacrées, sans pcjjposition (chemin faisant). On le trouve aussi transformé en substantif dans quelques expressions comme : « en ou de son vivant. » Ces différents emplois étaient beaucoup plus étendus dans l'ancienne langue. On disait, par exemple : « en son voyant », comme nous disons encore : « en son vivant. »
Chanson de Roland : « Desfiles en, Sire, vostre veiant. » Mot. à mot: « Je les en défie, Sire, en votre voyant. » C'està-dire: « sous vos yeux. » 326.
§ 446. — On trouve quelquefois le gérondif après d'autres prépositions que en.
Joinville : « Li roys ot, par la paiz fcsant, grant coup de la terre le conte. » C'est-à-dire : « Le roi eut, en faisant la paix, beaucoup de la terre du comte. » 103,
§ 447. — Enfin, dans certaines locutions telles que « il fit entendant », au lieu de « il fit entendre », le gérondif est employé comme une sorte de cas régime direct :
Joinville: « Li frère Joseph... découpèrent sa cote.. . et la portèrent lour père, et li firent entendant que très pesmes bestes l'avoient devourei. » C'est-à-dire : « Les frères de Joseph découpèrent sa robe et la portèrent à leur père,
et lui firent enltndre que de très mauvaises bêtes l'avaient dévoré. » ^#7.
Participe présent.
§ 448. — Dans l'ancienne langue, le participe présent était variable comme un ajectif ordinaire.
Commynes : « ... ou à l'aire quelque libéralité ou autre chose de grâce, qui toutes sont choses appartenantes à leurs offices. » 106.
Participe passé.