‹ Grammaire élémentaire de la vieille langue françaiseChapitre 94 sur 167 · Passé antérieur · texte numérisé non relu

Passé antérieur

§ 457. — Le passé antérieur est quelquefois employé avec la simple valeur d'un passé indéfini :

Chanson de Roland : « Li emperere ont sa raison fenie ; Li quens Rollanz... En piez se drecet. » Mot à mot : « L'empereur eut fini son discours, le comte Roland se lève. » 193. Nous dirions : « l'empereur a fini son discours. »

§ 458. — Le passé antérieur est formé avec le passé défini de l'auxiliai i e avoir ou être, et le plus-que-parfait avec l'imparfait du même auxiliaire. Or nous avons vu que le passé défini d'avoir et d'être s'employait souvent dans l'ancienne langue au lieu de l'imparfait. On ne s'étonnera donc pas de trouver lepassé antérieur au lieu du plus-que-parfait.

Joinville : « Nous trouvâmes que uns forz venz ot rompues les cordes. » Mot à mot : « Nous trouvâmes qu'un fort \ent eut rompu les cordes. » 137. On dirait aujourd'hui :

avait romvu. »

Subjonctif.

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