Première remarque. Qaand les sujets sont liés par Tune
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des conjonctions comme, ainsi que, de même que, aussi bien que, le verbe s'accorde avec le premier sajet : L'en font, comme la vigne, a besoin de support. L'or, comme les ligueurs fortes, augmente la soif, 377. Deuxième remarque. Lorsque le verbe a deux sujets joints par la couj onction ni, il se met au pluriel si les deux sujets peuvent faire Tactiou marquée par le verbe :
Ni for ni la grandeur ne nous rendent heureux» Il se met au singulier si l'action ou l'état exprimé par le verbe ne convient qu'à, un seul des sujets :
Ni rune ni l'autre n'est ma mère,
Bxerclce
Z9^*. •—• Vélève mettra à rindicati! présent les verbes en italique.
L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; une goutte d'eau, une vapeur suffire pour le tuer. La corruption, rinfection attirer les vautours au tieu de les repousser. L'ennui, le chagrin, un travail trop assidu abréger la vie. La vertu, ainsi que le savoir, avoir du prix. Votre fntérêt, votre gloire, votre honneur l'exiger. Ni la douceur ni la force n'ébranler un sot entêté. L'éléphant, comme le castor, aimer la société de ses, leurs semblables. Le chagrin et la misère pouvoir pousser à une fatale résolution. La force de l'âme, comme celle du corps, être le fruit de la tempérance. Ni Paul ni Julien ne rem/j/ir de rôle dans cette pièce. Ni Paul ni Julien ne remplir le rôle principal dans cette pièce. La tête, ainsi que le cou de l'autruche, être garni de duvet. La succession des jours et des nuits, le changement des saisons prouver que c'est le soleil ou la terre qui tourner.
Accord du verbe précédé d'un collectif.
378. Le verbe qui a pour sujet un nom collectif suivi d'un complément s'accorde tantôt avec le collectif, tantôt avec le complément.
379. Le verbe s'accorde avec le collectif si le collectif est général. Exemple :
Le nombre des malheureux est mmense.
Nota. Le collectif général exprime une collection déterminée d'individus, et est ordinairement précédé d'un des articles simples le, la, les,
380. Le verbe s'accorde avec le complément du collectif si ce collectif est j3«/*^ê^i/*. Exemple :
Un nombre immense de malheureux demandent des secours.
REMARQUES PARTICULIÈRES 22b
Nota. Le collectif jt>ar/tïî7' représente une collection vaguè^ indéterminée, et est, en général, précédé des adjectifs un, une,
381. Remarque. Après les adverbes de quantité bien des, beaucoup de, peu de, assez de, et les locutions la plupart des, une infinité dc^ un grand nombre de, etc., le verbe s'accorde toujours avec le complément exprimé ou sous-entendu.
fixerclce
299®.— LV/ève mettra à l'indicatif présent et au nombre convenable les verbes en italique.
Le nombre prodigieux de végétaux que Dieu a fait naître nous présenter un spectacle fort agréable. Aux jours de fête, la foule des chrétiens se presser dans les temples. Le jour de l'Assomption, une foule de jeunes filles vêtues de blanc suivre la bannière de la .Vierge. Assez de gens mépriser les richesses, mais peu savoir y renoncer. Peu d'hommes avoir de l'esprit sans le savoir ; beaucoup en faire quand ils n'en avoir pas; la plupart être jaloMx de celui des autres. En été, une quantité d'insectes dévorer nos moissons. Peu d'hommes résister à la corruption ; le grand nombre suivre le torrent. Une infinité de familles entre les tropiques se nourrir des fruits du bananier; un grand nombre d'autres ne vivre que de poisson cru.
Emploi de C'EST, CE SONT.
382. Oq emploie c'est au lieu de ce sont dans les cas suivants: C'est nous, c'est vom, c'est votre par resse et votre étourderie qui vous foni punir.
Mais on se sert de ce sont devant une troisième personne du pluriel exprimée par un nom ou un pronom. Exemples : Ce sont les vices qui dégradent V nomme; ce sont eux qui le renderit malheureux.
Exercice
300*. — L'élève remplacera le verbe à rinfinitif par C'est ou ce sont.
C'étre l'intempérance et l'oisiveté qui perdent les hommes. Nous croyons que tout change quand c'étre nous qui changeons. Cétre les ingrats qui font les égoïstes. Ce que l'on admire surtout chez le savant, c'étre sa modestie et sa vertu. Ce n'être pas les soldats qui ont manqué au général, c'étre le général qui a manqué aux soldats. Les véritables professeurs de morale, c'étre les femmes. Cétre deux heures qui sonnent. C'être l'exercice et le travail physique qui fortifient les plus faibles. Cêtre nous seuls qui sommes cou-
l«f« ANNÉE. LIVRE DE l'ÉLÊVE. S
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pables; pour lui, que vous accusez, t'étre IMnnocence et la douceur mômes. Oêtre la gloire et le triomphe plutôt que les conséquences de la victoire que poursuit le brave.
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383. Il ne faut pas doiïner à un verbe d'autre complément que celui qui lui convient. Par exemple, on ne dit pas : Le livre que je me sers. Je me rappelle de cet évéfiement. Je m'en rappelle.
Le verbe servir exigeant un complément indirect et se rappeler un complément direct, on dira : Le livre dont/d me sers. Jerm rappelle cet événement. Je rm le rappelle.
384. Quand deux verbes veulent Tun un complément direct, Tautre un complément indirect, il faut donner à chacun d'eux le complément qui lui convient, et non un complément commun. Ainsi on dira bien :
Ce général assiégea et prit la ville, parce que assiéger %\ prendre veulent Tun çt l'autre un complément direct ; mais on ne dira pas : Ce général assiégea et ^'empara de la ville, parce que assiéger veut un complément direct, et s'emparer un complément indirect. Il faudra dire : Ce général assiégea la ville et s'en empara.
On ne dira pas non plus : H est entré et sorti du port plus de cinquante vaisseaux; mais on dira : Il est entré dans le port et il en est sorti plus de cinquante vaisseaux.