‹ Grammaire élémentaire lexicologiqueChapitre 30 sur 142 · Les pronoms personnels sont · texte numérisé non relu

Les pronoms personnels sont

Pour la première personne : Je, me, moi, nous. Pour la deuxième personne : tu, te, toi^ wus.

[Masculin : il, ils, lui^ eux, le.

Pour la troisième personne : ^Féminin : elle, elles, la.

I Des deux genres : lui, les, leur, se, soi, en, y.

106. Première remarque. Le, la, les sont tantôt articles^ tantôt pronoms.

Ils sont articles quand ils précèdent un nom :

Le soleil, la lune et les étoiles brillent au firmament.

Ils sont pronoms quand ils accompagnent un verbe^ et que^ par conséquent, ils tiennent la place d'an nom :

Le chien lèche la main qui le frappe.

Si foccasion se présente, saisissez-la. aux cheveux.

Les flatteurs vivent aux dépens de ceux qui les écoutent.

Le représente chien. La représente occasion. Les représente flatteurs.

107. Deuxième remarque. Leur, pronom personnel, accompagne toujours un verbe et reste invariable :

Je leur ai raconté mon aventure.

Leur, adjectif possessif, accompagne toujours un nom et prend, s'il y a lieu, la marque du pluriel :

Ces écoliers avaient oublié leurs livres,

108. Troisième remarque. Pour désigner les personnes d'une manière plus précise^ on a fait des pronoms composés en combinant les pronoms personnels moi, toi, lui, elle, nous, voux, eux, elles, soi avec l'adjectif indéfini même, que l'on y joint par un trait d'union : fat moi-même à vous parler. Les sauvages de V Afrique eux-mêmes sont des hommes.

Bxercicos

115*. — Dam les phrases suivantes, Vélève remplacera les pronoms en italique par les noms que ces pronoms représentent.

Les mulots se détruisent les uns les autres, dès que les vivres commencent à leur manquer. On ne triomphe du vice qu'en le fuyant. Si la religion était l'ouvrage de l'homme, elle en serait le chef-d'œuvre. La réputation est une fleur délicate, un souffle léger peut la flétrir. Charles XII a perdu plus de provinces en une seule défaite qu'il n'en avait conquis en dix ans de. victoires. Gourville cherche Vatel ; il le trouve noyé dans son sang. Dieu t'a fait pour /'aimer et non pour le comprendre. Si votre ennemi a faim, donnez-/we à manger ; s'il a soif, donnez-/ue à boire. Dieu explique le mondie, et le monde le prouve. La lecture me plaît, j'en fais mes plus chères délices. L'esprit est la fleur de l'imagination; le jugement en est le fruit. Télémaque! craignez de tomber entre les mains de Pygmalion ; il les a trempées dans le sang de Sichée, mari de Didon, sa sœur. Dieu a dit : Que la lumière soit; et elle fut. // a dit encore : Que le soleil paraisse; et il parut. Les vrais amis sont rares, l'adversité les fait connaître. Tous les hommes regrettent la vie lorsqu'e//e leur échappe. Pygmalion suppose que les bons ne peuvent souffrir ses injustices et ses infamies ; la vertu le condamne : il «'aigrit et «'irrite contre elle. Tout /'agite, /'inquiète, le ronge; il a peur de son ombré; Une dort ni jour ni nuit : les dieux lui donnent des richesses idont il n'ose jouir.

MODÈLE DU devoir :

Les mulots se détruisent les uns les autres, dès que les vivres commencent à manquer aux mulots,

116*. — L'élève emploiera, à la place de chaque nom en italique, un pronom en harmonie avec la pivrase.

Nota. Cet exercice est la contre-partie du devoir précédent.

Les rats s© dévorent entre eux, pour peu que la faim presse ùs rats, La vérité finit toujours par surmonter les obstacles qu'on oppose à la vérité. On revient d'une faute à force de rougir d*unc faute. Le bœuf est l'animal domestique par excellence; le bœuf rend à la terre tout autant que le

bœuf tire de la terre. Les hommes louent la vertu, mais le$ hommes, ne pratiquent pas la vertu. L'homme oublie plus de

défendez votre ami. La raison supporte les disgrâces, le courage combat les disgrâces^ la patience et la résignation surmontent les disgrâces. Dieu a pesé tes actions, et Dieu a trouvé tes actions trop légères. Jupiter irrite Jupiter contre Apollon, chasse Apollon <Ju ciel et précipite^A;)o//on vers la terre. Dieu nous fit une âme capable de connaître Dieu et d'aimer Dieu, L'éléphant est si pesant que l'éléphant écrase plus déplantes que l'éléphant ne mange de plantes, Sésostris aimait son peuple et Sésostris était tendrement aimé de son peuple. Les hommes ne devraient aimer les richesses que parce que les richesses donnent aux hommes le moyen d' assister les malheureux.

109. Quelquefois, au lieu de représenter un nom, le pronom tient la place d'une proposition ou d'une phrase déjà exprimée.

Tels sont les pronoms le, en, y; alors le est inis pour cela, en pour de cela, et y pour à cela. Exemples :

Obéissez, je le veux.

C'est-à-dire : je veux cela, que ^ous obéissiez.

Quelques astronomes prétenderU qtte le soleil est habité; U est permis d'en douter.

Il est permis de douter de cela, que le soleil soit habité.

Vous voulez partir? je m'y oppose.

Je m'oppose à cela, k ce que vous partiez.

Exercices

li'^*. — L'élève remplacera les pronoms le, en, J par les membres de phrase que ces pronoms représentent, (V. n'» 109.)

Vous ne m'épargnez guère : on me Ta dit. Corrige-toi tandis que tu le peux. L'empire romain touchait à sa ruine; tout le monde en était convaincu.

... Vous m'aimez, vous me le soutenez ;

Et cependant je pars, et vous me rordonnez.

Je vous fais grâce, quoique vous ne le méritiez pas. C'est mon père, seigneur, je vous le dis encore. Il est sorcier, je crois. — Sorcier I je Yen défie. Les avares sont plus à plaindre qu'on ne le saurait imaginer. Je vous ai rendu service chaque fois que je ^ai pu. Socrate disait adieu tous les soirs à

l'e ANNKR. T.IVRK DE L'ÉLÈVE. 3

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ses amis, ne sachant pas si la mort le lai permettrait le lendemain.

Le meunier repartit :

Je suis âne, il est vrai, j'en conviens, je Tavone.

Christophe Colomb n'a pas ét^ récompensé comme il le méritait. La famine arriva ainsi que Joseph Savait prédit. Thémistocle voulait détruire la flotte lacédémonienne, mais Aristide s'y opposa. On m'a retenu une heure de plus que je ne Saurais voulu.

... Vous êtes un sot en trois lettres, mon Ms. C'est moi qui vous le dis.

L'armée russe combattit mieux que le czar ne /'avait espéré. Sortez, je le veux. Les habitants de la Patagonie ne sont pas aussi grands qu'on le croit généralement. Rendezmoi service, dit le cerf; vous n'en aurez point de regret.

" Vous ne m'épargnez guère ; on m'a dit que vous ne m'épata gnez guère.

1 1 ©•. — Même devoir o

Judas vendit le divin Maître et s'en repentit. Quand un homme devient un homme de mérite, c'est presque toujours à sa mère qu'il le doit. Aidons-nous mutuellement; la morale le veut, la religion nous le commande.

La raison du plus fort est toigours la meilleure. Nous /'allons montrer tout à l'heure.

Va-t'en et ne reviens plus; c'est moi qui te ^ordonne. On aime, on applaudit, on admire le cygne; nul oiseau ne le mérite mieux. M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Soyons amis, Cinna; c'est moi qui Vy convie. La mort n'est pas une chose aussi horrible que nous nous imaginons. Êtes-vous raisonnable, faites-Ze voir dans votre conduite. Je suis en bonne santé; je le dois à l'exercice et à la tempérance. Votre cousin est modeste et instruit; faites-en votre ami, je le désire. 11 fallait en faire votre ami, je le désirais. Laissez-moi pleurer mon père; vous savez mieux que moi combien il le mérite. On a. du chagrin contre son siècle, et c'est l'antiquité qui en profite. Je voudrais me venger; on m'en empêche, on ne le veut pas, on s'y oppose.

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