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PRONOMS DÉMONSTRATIFS

110. Les proncms démonstratifs sont ceux qui indiquent, qui mordrent pour ainsi dire à nos yeux les individus ou les choses qu'ils représentent :

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Les limes que t>ous m'avez envoyés ne sont pas ceux que f ai achetés.

Les pronoms démonstratifs sont :

SIN6UUER.

Féminin.

Masculin.

Féminin.

Celle.

Celle-ci,

Celle-là.

Ceux.

Ceux-d.

Ceux-là.

Celles.

Celles-ci.

Celles-là.

Masculin.

Ce.

Celui.

Celui-ci.

Celuirlà.

Ceci.

Cela.

111. Première reaiarque. Ce peut être adjectif ou pronom démonstratif :

11 est adjectif quand il détermine un nom : Ce tableau. Il est proûom quand il est placé devant un verbe ou un autre pronom : Ce doit être; ce que je dis.

112. Deuxième remarque. Les pronoms auxquels est ajoutée la particule ci marquent la proximité; ceux auxquels est jointe la particule là expriment réioignement :

Quelle différence y a-t-il entre la beauté et la bonté? Celle-ci est un bijou; celle-là est un trésor.

113. Troisième remarque. U ne faut pas confondre se, pronom persouuel, avec ce, pronom démonstratif. Se peut se tourner par un autre pronom personnel, tel que soi, lui, elle, eux, elles :

Catypsone pouvait se consoler du départ rf'Wyj^e,— c'est-à-dire ne pouvait consoler elle.

Les avares se j^ivent de tout, — c'est-à-dire priy^n/ eux de tout.

Le pronom de uonstratil ce peut toujours être remplacé par ced^ cela, dont il est l'abréviation, ou par un nom, le plus souvent le substjintif chose :

Ce que Joseph avait prédit arriva, — c'est-à-dire cela, la chose, la famine que Joseph avait prédite.

Exercices

1 1 O*. — L'élève remplacera chaque tiret par le pronom personnel SE ou le pronom démonstratif ce, selon le sens.

Le bavard dit tout — qu'il pense, et l'honnête homme pense tout — qu'il dit. Jupiter dit un jour : Que tout — qui respire — *en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur. Dieu — plaît à sécher — qu'il a mouillé. On — voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain. Pour un âne enlevé deux voleurs — battaient. L'indiscret — repent souvent de — qu'il a dit. — qui est utile — place facilement. — sont les Phéniciens qui — sont confiés les premiers à la mer. Celui qui —'est endormi dans la paresse — réveillera dans l'indigence. La violette cachée sous le buisson embaume tout — qui l'approche : — *cst l'image du savant modeste.

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Épargner le traître —'est — 'exposer à la trahison. Le méchant — réjouit de — qui fait la ruine d*autrui. Le saga — contente de — qui est nécessaire et ne — tourmente pas pour le superflu. — n*est pas l'habit, — n'est pas le métier qui dégrade l'homme; — sont les vices honteux auxquels il

— livre et dont il ne veut pas — corriger. De loin, — 'est quelque chose, et de près, — n'est rien. Les jeunes gens aisent — qu'ils font ; les vieillards, — qu'ils ont fait, et les sots, — qu'ils — proposent de faire. — que l'on donne ne doit jamais — rieprocher. Les méchants — craignent, — détestent, — fuient. — que j'admire le plus, — est le courage dans l'adversité. — : que l'on conçoit bien — 'énonce clairement. — 'est — venger que de châtier dans la colère. Laisser le crime en paix, — 'est — 'en rendre. complice. — 'en est fait, le voilà menteur ; il r— 'en est fait une habitude.

t «M*. — Même devoir^

La manière de donner vaut mieux que — qu'on donne,

— croire plus fin que les autres, — 'est le vrai moyen d'être trompé. Végéter, — 'est mourir; beaucoup penser, — 'est vivre. — croire un personnage est fort commun en France j —'est proprement le mal français. Il faut — 'entr'aider ; — 'est la loi de la nature. — que je sais le ihieux, — 'est mon commencement. Comme Qn — 'étonnait qu'un homme eût donné . sa fille en mariage à son ennemi : — 'est pour me venger, dit-il. Chacun — dit ami,' mais fou qui — 'y repose. On perd à parler — qu'on gagne à — taire.

De tous ces vains plaisirs où leur âme — plonge, Que leur res.tèra-l-il? — qui reste d'un songe.

babil-

Ni mon grenier ni mon armoire ne — remplissent à 1: 1er. Dieu fait bien — qu'il fait. — 'en est fait, Lycon nous quitte ; il —'en va orner des bocages plus heureux que le nôtre. Rien n'est vrai comme — qu'on sent. — 'est du sein de la terre que sort tout — qu'il ^ a de plus précieux. La richesse du pauvre, —'est son honnêteté. La grenouille — gonfla tant qu'elle creva. Tout — gui reluit n'est pas or. On ne plaît pas tant par — qu'on dit q[ue par — qu'on fait. Il n'est rien qu'on — persuade si facilement que — qu'on désire. La langue du jaloux flétrit tout — qu'elle touche. Si — qu'on dit d'Esope est vrai, —'était l'oracle de la Grèce. Le meilleur usage que le sage puisse faire de son esprit, — 'est de — 'en défier. On n'exécute pas tout — qu'on — propose. Les nègres — régalent de la chair du chien comme si — 'était un mets délicieux. Sésostris — plaisait à examiner lui-même tout — qui avait rapport à l'administration de ses Etats : — 'est ainsi qu'un roi — fait aimer de ses peuples.

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