Le complément direct d'un verbe peut être représenté
\^ Par un nom :
Les avares tondraient un œuf.
Œuf est le complément direct de tondraient,
2® Par un pronom :
Dieu nous voit. [Dieu voit nous.) Nous est le complément direct de voit.
L'orgueilleux se flatte. [L orgueilleux flattese^ soi.) Se est le complément dii*ect de flatte.
3® Par un verbe à Tinfinitif :
Celui qui ne sait pas obéir ne sait pas commander.
Obéir est le complément direct de sait; commander est le complément direct de sait.
139. Première remarque. Le^ la, les, placés devant un verbe, sont toujours compléments directs de ce verbe.
Le serpent mord le sein qui le réchauffe., La terre récompense celui qui la cultive.
Les flatteurs vivent aux dépens de ceux qui les écoutent. Le est complément direct de réchauffe. La, complément direct de cultive. Les, complément direct de écoutent.
140. Deuxième remap.que. Le pronom relatif ou conjonctlf que est, en géaéral, complément direct du verbe qui le suit :
La charité est la vertu que nous estimons le plus.
Que, mis pour laquelle (vertu)yesX complémeut direct de estimons,
Exercices
131*. — L'élève analysera les compléments directs.
Nota. On a souligné, dans cet exercice, les mots qpi remplissent la Sonction de eomplément direct.
Dieu entend nos prières. L'armée a vaincu les ennemis. Les hommes craignent la mort, qui finit tous leurs matix, La
fortune nous ôte la mémoire. Le corbeau voulut imiter Vatgle. Ni Tor ni la grandeur ne nous rendent heureux. Le bien que l'on fait aux malheureux réjouit le coeur et porte sa récompense avec lui. Mentor montre dans ses yeux une audace qui étonne les plus fiers combattants. Un instant peut détruire un siècle de bonheur. Ramassez une épingle chaque jour, a dit Franklin, vous aurez huit sous au bout de Tannée. Un législateur qui enfreindrait ses propres lois autoriserait les autres à les enfreindre. On augmente son bonheur en le partageant avec un ami. L'écureuil mange des amandes, des noisettes, de la faîne et du glandt. Les roses parfument et embellissent no.s jardins.
MODÈLE DU DEVOIR
Prières, complément direct de entend.
Ennemis, complément direct de a vaincu.
iél«$*. — Même devoir.
Nota On a souligné les verbes qni ont un complément direct.
Deux rats cherchaient leur vie ; ils trouvèrent un œuf. Dieu connaît vos plus secrètes pensées. Le chien lèche la main qui \e frappe. Vos passions vous aveuglent. Chaique jour amène son pain. Ne reproche jamais tes bienfaits si tu veux en goûter le fruit. Trop de promptitude nous expose souvent à commettre des erreurs. Le travail calme les passions, occupe l'esprit et éloigne l'ennui. On trouve toujours la vérité quand on la cherche avec un cœur simple. La raison supporte les disgrâces, le courage lés combat, la résignation les surmonte. L'Aurore ouvre tous les matins les portes de l'Orient et répand la fraîcheur dans les airs, les fleurs dans la campagne et les rubis sur la route du Soleil. Un frère doit aider son frère : une main lave l'autre. ^
±9S*.— L'élève joindra trois verbes aux substantifs suivants considérés comme compléments directs.
Le feu, la foule, la terre, le soleil, le pain, la porcelaine, l'eau, le danger, une lettre, les parents, le fer, une injustice, le cœur^ la mort, sa patrie, la France, un conte, la bouche, la voix, un mur, la rue, le genou, la t^e, la ville, un trésor, la fièvre, un chapeau, la nature, le troupeau, la maison, un arbre, sa santé, la colère, un oiseau, la paresse, une serrure, l'orgueil, un ennemi, une grâce.
MODÈLE DU DEVOIR
Le feu. Entretenir, éteindre, souffler.
*' i34^. — Donner trois compléments directs à chacun des verbes smvants.
Dissimuler, fuir, acquérir, ménager, chanter, célébrer, approuver, creuser, allumer, respecter, tendre, récompenser, venger, témoigner, admirer, lancer, renouveler, maudire, briser, tourner, cultiver, implorer, subir, prononcer, franchir, polir, ourdir, fondre, corrompre, craindre, vendre, répandre, rompre, trahir, tracer, étudier, protéger.
Dissimuler ses larmes, la vérité, son dépit.
t^'^*. — L'élève donnera un complément direct aux verbes suivants, selon le sens.
Le soleil éclaire — . Le soldat défend —, L'avocat défend — . La lionne défend — . Le vent déracine — . L'ambition perd — . Le laboureur cultive — . Les bons livres ornent — et forment — . La rose orne — . Christophe Colomb découvrit — . Le chien caresse — . La mère caresse — . Les zéphyrs caressent — . L'appétit assaisonne — . Le serpent trompa — . Samson vainquit — . Napoléon remporta — . Les fleurs charment — . La patience surmonte — . Le soleil fond — . Mon tils, fuyez — . Les lâches fuient — . L'oisiveté engendre — . Trop de familiarité engendi:e — . La malpropreté engendre — . La chaleur corrompt — . Le pilote conduit — . iLe pasteur conduit — . La charrue déchire — . Les remords déchirent — . Les corbeaux déchirent — . Une musique délicieuse flatte — . Les courtisans flattent — . Les hirondelles annoncent — .L'orgueil annonce — . Les apôtres annoncèrent — .Les prophètes avaient annoncé— .Le chasseur poursuit — . Les gendarmes poursuivent — . On dit d'un homme de peu d'esprit qu'il n'a pas inventé — .
130*. — L'élève rtmplacera le tiret par le -verhe que réclame le sens.
Le meunier — le blé. Le boulanger — le pain. Le bœuf
— la charrue. Les contes — les enfants. Les enfants — les contes. Le maître — les élèves. Les élèves — le maître. Les chasseurs — le gibier. Les agneaux — Therbe. L'Arabe
— son cheval. L'araignée — sa toile. Les volcans — des flammes. Les vaisseaux — les ondes. L'Océan — les fleuves. Les fleuves — l'Océan, Les fleuves — les campagne?. Les écoliers — le jeu. Tous les hommes — la mort. La lecture — Tennui. L'étude — la vie. Le paresseux — le travail. Le travail — le paresseux. Le commerce — une nation. La Fontaine — des fables charmantes. L'occasion — le larron. Une brebis galeuse — tout un troupeau. L'odeur du fromage — le renard. Maître renard — le corbeau. Le corbeau
— le renard. Les richesses — le cœur. Les conauérants — la terre. Le temps — tout. Les moineaux — les insectes nuisibles. La grêle — les moissons. Les forêts d'Amérique
— d'énormes serpents. L'homme le plus instruit — beaucoup de choses. Dieu — les méchants et — les bons. La Seine — sa source en Bourgogne, — Paris et — ses eaux dans la Manche.