DU COMPLÉMENT INDIRECT
141. Le complément indirect est le mot qui reçoit indirectement raction faite par le sujet et exprimée par le verbe, celui qui s'y joint indirectement, c'est-àdire par l'intermédiaire des mots ày de, en, pour, etc., qui sont des prépositions.
142. On trouve mécaniquement le complément iTidirect en énonçant le sujet, puis le verbe après lequel on fait la question à qui? de qui? par qui? ou pour qui? etc., pour les personnes; à quoi? de quoi? par quoi? ou pour quoi? etc., pour les choses : Dieu a donné la raison aux hommes; Dieu a donné à qui? aux hommes.
, Hommes est Iç complément indirect de a donné.
143. Lorsque le complément indirect exprime les diverses circonstances d'une action, d'un fait, on l'appelle complément circonstancieL II répond à l'une des questions : oie? d'oie? quand? comment? pourquoi?:
Dieu a donné la raison aux hommes pour leur bien. Dien a donné la raison aux hoimmes pourquoi? Pour leur bien.
Bien est le complément clreonstanclel de a donné.
144. Première remarque. Les pronoms lui, leur, dont, en, y sont ordinaiiement compléments iudiiects à cause de la préposition qu'ils renferment. Exemples :
La venté triomphe des obstacles qu'on lui oppose^
Lui, pour à elle, complément inairect de oppose,
fai connu le malheur et /y sais compatir.
Y, mis pour au malheur^ complément indirect de compatir.
145. Deuxième remarque. Les pronoms me, te, se, nous, vous, se sont tantôt compléments directs, tantôt compléments indirects. Ils sont compléments directs quand on peut les remplacer par moi, toi, iuiy nous, vous, eux. Exemples :
Je me flatte, mis pour Je flatte moi.
Ils sont compléments indirects quand ils sont mis pour à mou à toi, à lui, à nous, à vous, à eux. Exemples :
Je me réponds, mis pour Je réponds à moi.
32 GRAHMAIRE ÉLjËMENTAIRE LEXIC0L06IQUE
fixerclces
±S^.— L'élève analysera les compléments indirects écn'ts en italique.
Tout ne finit pas avec ia vie. Aux petits des oiseaux Dieu donne la pâture. L'avarice sacrifie son honneur à ses mtéréts. Obéissons à la voix de notre coqscience. Le renard se moqua du corbeau. Pataud jouait avec Raton, Racontez-moi rhistoire que vous lui avez racontée. Pourvu qu'on sache la passion dominante de quelqu'un, on est assuré de lui plaire, Diogène tendait la main aune statue pour s'accoutumer, disait-il, au refus. Gain et Abel offraient des sacrifices au Seigneur, Mentor dit à Aceste : Souvenez-vous qu'on ne doit point ôter la vie à ceux de qui on la tient. Deux songes qui semblaient annoncer à Joseph sa future grandeur, et qu'il raconta naïvement à ses frères, excitèrent leur envie contre lui. Parlez des antipodes à un égoïste^ il vous répondra en vous parlant de lui,
MODÈLE DU DEVOIR *
Vie, complément indirect de finit,
138*. — L'élève analysera les compléments indirects des
verbes mis en italique.
A l'œuvre on connaît l'artisan. L'ennui naquit de l'uniformité. Dieu forma l'homme du limon de la terre, et il Vanima d'un souffle de vie. Nous convenons difficilement de nos torts. Celui qui donne aux pauvres prête à Dieu, et Dieu lui rendra au centuple son bienfait. Vous plairez aux autres si vous leur donnez l'occasion de plaire. Faites aux autres ce que vous voudriez qu'on vous fît, Maharbal disait à Annibal : Vous savez vaincre, mais vous ne savez pas profiter de la victoire. Quelqu'un demandait à un philosophe l'âge du monde : celui-ci traça sur le sable un serpent qui se mord la queue. Le Seigneur apparut à Jacob et lui dit : Je donnerai à toi et à ta postérité cette terre où tu dors, et mon esprit marchera toujours avec toi. La lune reçoit du soleil la lumière qu'elle nous envoie,
Exercices rétsapltulatlfs
139*. — L'élève assignera une fonction aux mots en italique^ c'est-à-dire qu'il indiquera s'ils fon^ sujets^ compléments directs ou compléments indirects.
Deux enfants, l'un fort simple, l'autre plus madré, trouvèrent en commun des noix nouvelles. // «'agissait de les par" tager : notre rusé les ouvre, prend les cerneaux pour lui et
donne les coquilles à son camarade, qui cherche vainement le moyen de profiter de son ht. Il «'aperçoit enfin au'on s'est moqué de lui : « // ne m'y prendra plus, dit-e/ en lui-même, et je saurai bien me venger de cette supercherie^ si Voccasion se présente. » ils continuent leur ptwnenade. Un peu plus loin, ils trouvent des olives. Alors celui qui prétend tromper le trompeur *'écrie : « Garde pour toi Vécorce et donne-moi ce qui est dedans. » Vautre rit sous cape, et ^'empresse d'obéir. Il prend et mange la cAaer délicate des olives, et donne les durs noyaux à son pauvre compagnon, Vexpérience ne sert de rien à ceiix qui manquent de sens,
MODÈLE DU DEVOIR
Enfants, sujet de trouvèrent, L'un^ sujet de était, sous-entendu.
l^O*". — L'élève remplacera chaque tiret par un complément indirect.
L'esclave obéit à — . Les girouettes obéissent au—. L'exilé songe à — . L'avare son^e à — . Le jour succède à — , Louis XI a succédé à — .Les impies blasphèment contre—. L'éléphant se souvient des — . Nous devons nous souvenir des — . Un père travaille pour — . Les hautes montagnes sont couvertes de — . Les pâturages sont couverts de — . Les moutons sont couverts de — . Le ciel de Londres est toujours couvert de — . Le champ de bataille était couvert cie — . Moïse couvrit l'Egypte de — . César s'est couvert de — . Les anciens chevaliers étaient recouverts de — . L'ours grimpe sur — . La terre est éclairée par — . Les béquilles aident à — . L'imprimerie a été inventée par — . Judas se repentit de — . Le loup chercha querelle à — . L'avare court après — . Les gendarmes courent après — Les oiseaux se nourrissent de — . LeS jeunes gens se nourrissent de — {figuré) et les vieillards de — . Jésus-Christ pardonna à — . une mère pardonne facilement à — . L'enfant sourit à — . La paresse mène à — . Le renard se moqua du — . Cham se moqua de — . Adam et Eve désobéirent à — . La Bourgogne et la Champagne abondent en — renommés.
i^l». — L'élève remplacera chaque tiret par /e verbe conve-
nable ,
Nous — par les yeux. Nous — par les oreilles. Le soleil — pour tout le monde. Les étoiles — pendant la nuit. L'âme ne — point avec le corps. Le printemps — après l'hiver. La marmotte — en hiver. Le tambour-major — devant tout le régiment. Le serpent — sur le ventre. Le jeu — aux enfants. Les bergers — de la flûte. Joseph — par ses frères. Les courriers — malgré la pluie. La plupart des rivières —
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des montagnes. Le lierre s* — aux arbres. Absalon se -— contre son père. Les bons citoyens — aux lois. Les oiseaux s' — aux meilleurs fruits. Le sage — à ses passions. L'insensé — à ses passions. L'hypocrite — contre sa pensée. Les Arabes — sous des tentes. La persévérance — ^ ae tout. L'homme courageux — contre l'adversité. On — difficilement d'un coup de langue. Un père — pour nourrir ses enfants. On a vu des enfants — pour sauver leur père. Nous — dans l'air comme les poissons — dans l'eau. Les hirondelles — au printemps et — en automne. La guerre — aux soldats, elle — aux laboureurs. Louis XV — après Louis XIV, et Louis XVI — à Louis XV. François I*"* — à sa mère : Madame, tout — fors l'honneur. Les agneaux — sur l'herbe. Les renards — autour des fermes. Ne — pas sur le sable.