‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 1 sur 111 · A GENEVE · texte numérisé non relu

A GENEVE

Chez CLaupe & ANTOINE PHILIBERT.

M. DCCLVIIL

Titre du plus ancien ouvrage sur les langues de la Suisse (n° 1040).

(Bibliothèque du Glossaire romand)

« ) es 7 \L4 , © CR LUX #1. 5 4; CS @ re a” CHAPITRE III e e ° ° Histoire et grammaire des patois.

1. Suisse romande. Généralités. Travaux d'ensemble a ou relatifs à plusieurs cantons.

Oo EL 2 Voir aussi t. [, n°5 14, 17, 20, 23, 27, 40, 85, 1001. Tous les travaux relatifs à la géographie et à l’histoire des mots ont été renvoyés au chap. IV, Lexicographie patoise.

& 1040. — Bertrand, Elie. Recherches sur les langues anciennes et modernes œ de la Suisse, et principalement du Pays de Vaud. Genève, Claude et 1 Antoine Philibert, 1758. 70 p. in-8°.

C3 Li Voir n° 15. BERTRAND croit retrouver dans les patois romands, et spécia- Z lement vaudois, des traces des langues qui se sont succédé dans la Suisse 72) romande. C’est ainsi qu’il cite, p. 16-18, des mots qu'il pense tirés du celtiae que, et, p. 25-26, d’autres provenant du grec. Il attribue toutefois une part

prépondérante au latin (p. 34-35). et trouve aussi des rapports avec l'italien (p. 35-36). Il distingue comme principaux dialectes « celui des environs du Lac Léman, dans le Païs-de-Vaud, celui des montagnes d’Aigle et de Valais, celui des Fribourgeois, celui des Neufchitelois, enfin celui de l’Évéché de Bâle » (p. 16). Un grand nombre des étymologies indiquées sont sans valeur, mais le travail de BERTRAND était érudit pour son époque et est resté longtemps la seule source à consulter.

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Cf. HaLLer, Bibliothek der Schweizer-Geschichte, t. II, n° 9, qui cite les comptes rendus suivants : Journal des Sçavans 1759. Juin . — Annal. Typogr. 1760. Janvier 65, 66. — Bibl. des Scienc. 1758. T. X, . 19-25. — Année littér. 1759. T. II. 116-122. — Merc. Danois 1758. Octobre 103. — Estratto della letterat. Europea 1758. IV. 220-226. — Gütting. gel. Anz. 1758, 1470. 1471. — Freymüthige Nachrichten 1758. 348. 349. — Journal Helv. 1758. Jul. 84-85. 1759. Mars 286. — Nouv. Biblioth. German. XXII], 407-410. — Regensb. wôüchentl. Nachr. 1759. 22-24. — Erlang. Beytr. 1759. 237-240. — Hamburg. freymüth. Urtheile 1758. Stück 96.

1041. — Court de Gébelin. Monde primitif, analysé et comparé avec le monde moderne, considéré dans les origines françoises ; ou dictionnaire étymologique de la langue françoise. Paris, MDCCLXX VIIL. CIV-1241 p. in-4°. (Forme le t. V du Monde primitif.)

Consacre quelques pages de son long discours préliminaire aux dialectes du français et mentionne entre autres, p. 1xix, le « Valdois » ou « Romand », qu'il subdivise d’après BERTRAND (nc 1040) en $ groupes. Il ajoute ensuite : « Nous devons à feu M. SEIGNEUX DE CORREVON, de l’Académie de Marseille et l’un des principaux magistrats de Lausanne, un vocabulaire du dialecte parlé aux environs du lac Léman; M. Charles de Loys y en a joint plusieurs ; mais M. Murer, doyen des pasteurs du Pays de Vaud, l’a plus que doublé et nous en promet une suite que nous attendons avec autant d’impatience que de reconnaissance. » Il assure aussi qu’on trouve ‘dans les montagnes des mots hébraïques très bien conservés. Cf. BRiDEL, Etr. helv., 1811, p. 119, L. Vut- LIEMIN, Le doyen Bridel, p. 311, et HALLER, Bibl. der Schweizer-Gesch., t. 1],

1042. — Barbazan. Fabliaux et contes des poètes françois des XI, XII, XII, XIV et XVe siècles. Nouvelle édition par M. MÉox. T. Il. Paris, Warée MDCCCVIIT. XIV-467 p. in-80.

Renferme, p. 25-26, une note Sur la langue des Suisses, où sont cités d’après BERTRAND (n° 1040) un certain nombre de mots romands, pour montrer leur origine variée et spécialement latine.

1043. — [Bridel, Ph.]| Une lettre inédite du doyen Bridel, dans la Revue historique vaudoise, t. IV (1896), p. 276-279.

Lettre datée de Montreux, 30 juin 1817, dans laquelle BRIDEL fournit des renseignements, qui lui avaient été demandés, sur le patois de la Suisse romande. Se borne à quelques indications générales et mentionne son glossaire de plus de 3000 mots, qui sont surtout d’origine latine. Il avoue s’être trompé précédemment en cherchant partout des étymologies celtiques. Constate que le patois est très pauvre en documents écrits et ne possède rien de bien ancien. II n’y a pas de chartes antérieures à 1250. Comme l’a montré M. BoNNaARD à la

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