Canton de Vaud
Voir aussi t. [, n°5 431, 489, 509, 1027.
1153. — Grammaire patoise du Pays de Vaud. Manuscrit de la Bibliothèque de Rouen, n° 2402. XVIIIe siècle. 34 feuillets, 218 SX 173 mm. Cartonné. — Copie au Bureau du Glossaire.
Fait partie de la collection COQUEBERT DE MONTBRET, n° 572. Est formé de deux cahiers réunis en volume. Aucune indication d’auteur ni de provenance. Le premier feuillet, qui donnait probablement le titre, manque. Le titre qui est reproduit ci-dessus se trouve sur une étiquette collée au dos. L'écriture paraît être de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Après quelques remarques sur la prononciation et l’orthographe, la grammaire traite d’abord de la déclinaison des articles et substantifs, puis des adjectifs, noms de nombres et pronoms. Viennent ensuite les paradigmes complets des verbes étre, avoir, aimer, prier, faire, se repentir, et des impersonnels 1] faut, il y a, suivis d’une longue liste de verbes divers, avec indication du sens et d’un certain
nombre de formes. Un dernier chapitre énumère les principaux adverbes. Le tout est assez superficiel, mais intéressant par sa date et certainement composé par quelqu’un qui connaissait bien le patois. Une étymologie hébraïque permet de supposer que c'était un pasteur.
Au sujet de divers travaux du XVIIIe siècle sur les patois vaudois, en grande partie perdus aujourd’hui, VULLIEMIN met dans la bouche du doyen BRIDEL les paroles suivantes : « Les professeurs LECLERC, Loys DE BOCHAT, RUCHAT, CHAVANNES, le célèbre COURT DE GÉBELIN (ne 1041), l’illustre BER- TRAND (n° 1040), SEIGNEUX DE CORREVON, le doyen MURET, se sont occupés de recherches sur la vieille langue du Pays de Vaud et sur nos dialectes divers. BOCHAT et RUCHAT avaient essayé d’en écrire la grammaire. » (Le doyen Bridel, p. 310-311.)
1154. — [Bridel, Philippe]. Essay statistique sur le canton de Vaud. Zuric,
1815 (voir n° 395).
Le chapitre Patois (p. 223-239) donne quelques exemples des variations d’un même mot suivant les régions et signale des particularités de prononciation et de grammaire, L’auteur est d’avis que le patois dérive du latin, du grec et surtout du celtique, et cite à l’appui des mots tirés de ces langues. Il vante les qualités du patois, qui est expressif et sonore et se prête très bien à la poésie. Il a ses règles générales et il serait aisé d’en écrire la grammaire (cf. no 1136). Suivent comme spécimens les textes énumérés sous n° 395.
1155: — Cornu, Jules. Lautlehre der Mundart des Pays d’Enhaut. Manuscrit,
feuillets in-8° non paginés, au Bureau du Glossaire.
Thèse de doctorat présentée à l’Université de Bâle en 1874. Traite en 234 paragraphes toute la phonétique du patois de Cuves, hameau situé à la limite des cantons de Fribourg et de Vaud, entre Montbovon et Rossinière. Les faits sont groupés suivant le schéma adopté par ASCOLI dans ses Saggi ladini (Arch. glott. it., t. I). Le travail se distingue par la sûreté des matériaux, recueillis sur place et qu’on ne retrouverait plus aujourd’hui sous cette forme archaïque, par la finesse de leur interprétation et par un grand nombre d’étymologies, neuves à cette époque.
Dans l'introduction, M. CorNu présente sa phonétique du Pays d’Enhauti comme première contribution à une future grammaire comparée des patois romans des Alpes fribourgeoises, vaudoises et valaisannes. Il est fort regrettable que ce projet ait été abandonné et que les précieuses notes prises dans les trois régions n’aient pas été publiées, sauf la Phonologie du Bagnard (voir n° 1198). Elles ne seront néanmoins pas perdues pour la science, l’auteur les ayant généreusement données au Glossaire des patois de la Suisse romande, qui en profitera largement.
1156. — Dénéréaz, C. C. Observations sur la manière de lire et d'écrire le
patois, dans les Causeries du Conteur vaudois, 1'° série (Lausanne, 1876; voir n° 440), p. X-XVI. Supprimé dans la 2me édition.
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