‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 26 sur 111 · CANTON DE FRIBOURG · texte numérisé non relu

CANTON DE FRIBOURG

mise par cet auteur à sa traduction patoise des Bucoliques de Virgile (n° 531), publiée en 1788 ; il y affirme que le patois a ses règles comme tout autre idiome et donne quelques directions précises pour la prononciation des graphies qu’il emploie. Cf. l’édition de MORATEL (n° 573), p. IV.

1174. — [Bridel, Philippe]. Coup d'œil sur une contrée pastorale des Alpes, dans Étrennes helvétiennes, 1798 (n° 16) et 1799 (n° 17). — Réimprimé dans le Conservateur suisse, t. IV (1814), p. 170-284.

Décrit dans sa seconde lettre la région de Charmey (Gruyère) et consacre une page (Conservateur, p. 191-192) à son patois, qui a, selon lui, un caractère frappant d’antiquité et renferme beaucoup de termes celtiques. Etymologie celtique de marchand « amant ». Qualités de douceur et d'harmonie qui distinguent ce patois du grossier parler de la plaine, appelé « quoetz ».

1175. — | Fontaine, Aloys]. Von der Volkssprache im Canton Freyburg, dans Helvetischer Almañach für das Jahr 1810 (voir n° 536), p. 97-126.

Distingue trois dialectes fribourgeois : le gruyérien, le « quetzo » et le broyard. Indique quelques caractères du vocabulaire, de la prononciation et de la grammaire. Suit un glossaire de quelques centaines de mots (voir chap. IV), pour la plupart étrangers au français (p. 104-118). Sur les textes (p. 119-126) voir no 536. D’après BRÜLHART, Éfude historique sur la littérature fribourgeoise, p. 167, FONTAINE aurait laissé des dissertations manuscrites sur le patois. Nous n’en avons pas trouvé parmi les manuscrits de FONTAINE conservés à la Bibliothèque cantonale de Fribourg.

1176. — [Girard, Grégoire]. Grammaire des campagnes à l’usage des écoles rurales du canton de Fribourg. Fribourg, Piller, 1821. 175 p. in-8c.

Le célèbre éducateur fribourgeois estimait que dans les campagnes le patois devait être pris comme point de départ de l’enseignement du français. De là, dans sa Grammaire, quelques comparaisons entre les flexions patoises et les formes françaises correspondantes.

1177. — [Gaudy-Lefort]. Notice sur le patois du canton de Fribourg, dans le Journal de Genève, des lettres, des arts et de l’industrie, 19 octobre et 7 décembre 1826.

Notes sans importance, où un certain nombre de mots patois sont expliqués par le celtique. Elles sont données comme tirées en grande partie de la seconde édition du Glossaire genevois (voir chap. V). Elles ne figurent cependant pas dans le volume, qui parut en 1827. Le second article reproduit les 7 couplets de la coraule : Ingrat ! Te Pis deshonora (voir no 536), avec traduction française et quelques notes.

1178. — Dandolo, Tullio. La Svizzera considerata nelle sue vaghezze pittoresche, nella storia, nelle leggi e ne’ costumi. Viaggio per la Svizzera occidentale. Vol. V. II cantone di Friburgo. Milano, Stella e figli, 1830. 257 p. in-12.

La p. 107 est consacrée au patois de Charmey (Gruyère).

1179. — Schmutz, David. Précis de la grammaire du patois du Bas-Vuilly, dans J. F. L. ENGELHARD, Statistisch-historisch-topographische Darstellung des Bezirks Murten (Bern, Haller, 1840), p. 284-290. In-8.

Tableau sommaire des formes, suivi d’une liste d'environ 120 mots patois et de l’oraison dominicale (cf. no 559). L’auteur était de Sugiez.

1180. — Cfharles], H{ubert}. Morceau critique et philologique, dans l’Émulation, re année (1841-1842), n° 9, p. 5-7.

Dans cet article déjà cité (no 562), où l’auteur s'élève surtout contre

l'emploi du patois comme langue littéraire, il relève quelques particularités du dialecte fribourgeois et en caractérise les trois variétés principales au point de vue esthétique. Sur la polémique provoquée par cet article. voir nos 563 et 564.

1181. — Bornet, Louis | Fragments de grammaire gruyérienne]. Manuscrits. Vers 1850.

Le meilleur poète de la Gruyère (voir t. I, Index) a laissé des manuscrits qui montrent qu’il connaissait à fond son patois et avait projeté d’en écrire la grammaire. Un cahier in-40, intitulé Essais sur l’alphabet patois, et une liasse de notes ont été communiqués au Bureau du Glossaire par feu M. J. SCHNEUWLY, archiviste à Fribourg. On y trouve un exposé assez étendu de la prononciation patoise, une liste d’adjectifs, quelques types de conjugaisons, des essais de synonymie, etc. M. J. REICHLEN, à Fribourg, possédait également un manuscrit de 13 p. in-fol. renfermant les formes des verbes « être » et « avoir » et des listes très riches de verbes, classés d’après la désinence de Pinfinitif.

1182. — Sciobéret, Pierre. [Comparaison entre le provençal et le gruyérien).

Dans la Nofice sur la vie et les travaux de la Société d’études de Fribourg, période de 1849 à 1854, publiée par A. DAGUET dans l’Émulation, t. III (1854), on lit à la page 105 : « Les mêmes langues (romanes) en général et l’idiôme provençal en particulier ont exercé la curiosité patiente de M. Pierre SCIOBÉRET, qui nous a envoyé de Berlin un travail comparatif entre la douce langue des troubadours et l’idiôme sonore parlé dans la Gruyère. »

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